Les vides du chemin...

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Denis
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Les vides du chemin...

Message par Denis » 13 sept. 2006, 01:34

Il semble que celui qui chemine dans sa voie rencontre de plus en plus souvent l'expérience du vide ou de la vacuité.
Je vous propose ce texte qui en parle très bien et qui en plus nous permet de voir un peu où nous nous situons. Je crois que plusieurs personnes on en fait la demande…

Il est donc possible de noter un progrès continu dans la prise de conscience de ce que nous sommes réellement, c'est-à-dire la vacuité, alors on repousse la dualité sous toute ses formes à commencer par l'attachement à son corps et ses facultés, en continuant avec le couple des souffles, celui du monde intérieur et extérieur jusqu'à celui de servitude et de délivrance…

Le Svacchandatantra énumère 7 variétés de vides superposés qui vont s'élargissant à mesure que les obstacles et les limites disparaissent.
Commentaire de Kshemarâja.

VIDE INTERIEUR

Ce vide relatif au cœur se présente au moment où l'on quitte le domaine objectif. L'ensemble des objets tel qu'un Yogi le perçoit, avant qu'on atteigne le domaine de la connaissance subtile proprement mystique. Il met fin aux impressions de dualités à l'égard de sa personne limitée et de son corps. Le Yogin perd conscience de son corps et du monde environnant tout en demeurant conscient du vide lui-même sur lequel se détache une connaissance purifiée. S'il n'est pas attentif et tend vers un vide passif, il évite difficilement le sommeil sans rêve ou des concentrations stériles dont il ne peu sortir sans l'aide d'un maitre. S'il reste attentif, il coagulera ses doutes à l'intérieur du vide conscient mais il devra fournir un grand effort pour faire fondre les coagulations. Quat à la dualité de l'objectivité la fonte définitive se produit soudain lorsqu'il pénètre dans l'indicible Anâkhya, Samâdhi actif qui donne accès au domaine de la pure connaissance. Néanmoins ici encore, il est difficile d'éviter un Samâdhi passif où l'on éprouve paix et félicité mais qui offre des dangers de stagnation.

VIDE INTERMEDIAIRE

Le vide relatif à la connaissance, plus dynamique et donc plus précieux que le précédent, se creuse au moment du passage du domaine encore différencié de la connaissance subtile au domaine indifférencié du pur sujet conscient (le je). La pure conscience de soi demeure seule dans ce vide illuminé qui s'accompagne d'une grande félicité. En lui prennent fin la projection de l'univers objectif ainsi que la connaissance discursive qu'elle entraine.

A nouveau 2 possibilités se présentent au Yogin à l'instant même où il pénètre dans ce vide :
S'il manque de vigilance, il tombe dans le sommeil spirituel du Yoga (Yoganidra), Samâdhi passif dans lequel seules surnagent de très pures notions. Qu'il s'y installe et il deviendra un véritable adepte conscient du vide dont il ne pourra sortir aisément sans un bon maitre. Si, par contre, il entre dans le vide en toute acuité d'esprit, il fait fondre par une simple prise de conscience les derniers vestiges de doutes, aussi subtils qu'un tissu de papier brûlé lequel conserve apparemment sa forme mais s'évanouit à la moindre chiquenaude.

D'après le Svacchanda, le vide intermédiaire se produit au moment où l'énergie vitale – souffle udâna ou Kundalini – étant parvenu à la gorge, traverse le palais, le centre des sourcils, le front et parvient au sommet du crâne. Montée verticale en flèche dès que le feu udâna à consumé les dernières traces de dualités, c'est-à-dire la peur d'y retomber.
Emporter par l'élan du cœur, le Yogin s'enfonce dans le vide interstitiel, vide lucide et vibrant de l'illumination du Soi, Samâdhi actif et pure intériorité, intuition du quatrième état.
La conscience "Je" déployée jusqu'ici en connaissance et en objet connu se trouvait cachée par ces 2 voiles et, par eux, déterminée. Lorsque ceux-ci sont résorbés, demeure seul le Je à l'état nu, apte à jouir de l'extase indéterminée.
Si cela vous interresse, je continuerai à taper le texte...
Doivent venir :
- Vide supérieur
- Vide unversel
- Vide de l'égalité
- Vide supramental
- Septième vide.
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Message par KOMYO » 13 sept. 2006, 08:16

cela m'interesse :)

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Message par feusecret » 13 sept. 2006, 11:08

Toutes ces notions de vide, de silence, de cessation du discours, de détachement, de désert, sont à mon sens la marque d'une véritable avancée spirituelle.

Allez Denis, envoie la suite :-)
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Message par Denis » 13 sept. 2006, 18:53

KOMYO a écrit :Allez Denis, envoie la suite
Wooarrrfff !!! :D :mdr: :roll:

Je n'ai pas écris ça pour me faire prier... :D

En fait il était presque 2 heures du mat et je me disais qu'il fallait quand même un peu dormir...

Je vais taper la suite du texte ce soir, cette nuit... :wink:
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Message par isa » 13 sept. 2006, 19:10

oh oui la suite! :fool2:
bon bah bonne nuit hein :wink:
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Message par Denis » 14 sept. 2006, 08:22

La suite arrive..... :lol:
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Message par Hez » 15 sept. 2006, 11:53

Oui c'est extremement interessant
Merci!!!
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Message par Denis » 15 sept. 2006, 19:50

Enfin voici le texte en entier !
VIDE INTERIEUR

Ce vide relatif au cœur se présente au moment où l'on quitte le domaine objectif. L'ensemble des objets tel qu'un Yogi le perçoit, avant qu'on atteigne le domaine de la connaissance subtile proprement mystique. Il met fin aux impressions de dualités à l'égard de sa personne limitée et de son corps. Le Yogin perd conscience de son corps et du monde environnant tout en demeurant conscient du vide lui-même sur lequel se détache une connaissance purifiée. S'il n'est pas attentif et tend vers un vide passif, il évite difficilement le sommeil sans rêve ou des concentrations stériles dont il ne peu sortir sans l'aide d'un maitre. S'il reste attentif, il coagulera ses doutes à l'intérieur du vide conscient mais il devra fournir un grand effort pour faire fondre les coagulations. Quat à la dualité de l'objectivité la fonte définitive se produit soudain lorsqu'il pénètre dans l'indicible Anâkhya, Samâdhi actif qui donne accès au domaine de la pure connaissance. Néanmoins ici encore, il est difficile d'éviter un Samâdhi passif où l'on éprouve paix et félicité mais qui offre des dangers de stagnation.

VIDE INTERMEDIAIRE

Le vide relatif à la connaissance, plus dynamique et donc plus précieux que le précédent, se creuse au moment du passage du domaine encore différencié de la connaissance subtile au domaine indifférencié du pur sujet conscient (le je). La pure conscience de soi demeure seule dans ce vide illuminé qui s'accompagne d'une grande félicité. En lui prennent fin la projection de l'univers objectif ainsi que la connaissance discursive qu'elle entraine.

A nouveau 2 possibilités se présentent au Yogin à l'instant même où il pénètre dans ce vide :
S'il manque de vigilance, il tombe dans le sommeil spirituel du Yoga (Yoganidra), Samâdhi passif dans lequel seules surnagent de très pures notions. Qu'il s'y installe et il deviendra un véritable adepte conscient du vide dont il ne pourra sortir aisément sans un bon maitre. Si, par contre, il entre dans le vide en toute acuité d'esprit, il fait fondre par une simple prise de conscience les derniers vestiges de doutes, aussi subtils qu'un tissu de papier brûlé lequel conserve apparemment sa forme mais s'évanouit à la moindre chiquenaude.

D'après le Svacchanda, le vide intermédiaire se produit au moment où l'énergie vitale – souffle udâna ou Kundalini – étant parvenu à la gorge, traverse le palais, le centre des sourcils, le front et parvient au sommet du crâne. Montée verticale en flèche dès que le feu udâna à consumé les dernières traces de dualités, c'est-à-dire la peur d'y retomber.
Emporter par l'élan du cœur, le Yogin s'enfonce dans le vide interstitiel, vide lucide et vibrant de l'illumination du Soi, Samâdhi actif et pure intériorité, intuition du quatrième état.
La conscience "Je" déployée jusqu'ici en connaissance et en objet connu se trouvait cachée par ces 2 voiles et, par eux, déterminée. Lorsque ceux-ci sont résorbés, demeure seul le Je à l'état nu, apte à jouir de l'extase indéterminée.

VIDE SUPERIEUR

Le vide supérieur qui apparait au moment où le Je ainsi purifié va recouvrer la conscience du Je Universel, met fin à la servitude, c'est-à-dire aux limites individuelles, et le soi s'y révèle en tout son éclat. Mais si le yogin se libère de son esclavage, il n'est pas pour autant vraiment libre, car il n'a pas la maitrise de l'énergie et s'il a reconnu l'identité du Soi et de Siva, il ne perçoit pas encore la divinité partout répandue y compris dans les obstacles.
Ce vide s'étend à tout à l'exception du suprême Sujet Conscient.
Certains êtres stagnent dans ce vide, ce sont, ce sont les fous de Dieu, ils vivent constamment en extase sous l'emprise d'une puissance qu'ils ne comprennent pas. Privés de la pleine jouissance de leurs facultés intellectuelles, ils vont errant ici et là comme s'ils étaient ivres, inconscients à l'égard du monde et d'eux-mêmes, sans désir ni intention; ils ne peuvent en ces conditions exercer une activité prolongée dans un univers où ils n'ont pas repris pied. C'est probablement à un niveau plus élevé – au moment où le yogin passe du vide individuel au vide universel lorsqu'il cherche à égaliser le Soi réalisé durant l'extase et sa vision d'un univers non encore totalement imprégné d'extase – qu'il faut situer l'état appelé par les Sivaïtes "ghûrni", sorte d'ivresse causée par un flux trop puissant de vibrations; le yogin titube physiquement et spirituellement, saisi de vertige quand s'effondrent les derniers supports de l'individualité.
Pour qui les éprouve, ces états sont plénitude; mais pour qui les à dépassés, une telle plénitude apparaitra incomplète et même "vide" par rapport à l'unicité divine.
Le yogin n'a encore atteint que le vide de l'intériorité, son énergie vole en kha, dans le moyeu de la Roue de la conscience mais non encore en vyoman, l'immensité indicible. Il doit donc traverser d'autres vacuités où il prendra conscience du Je universel doué de toute sa puissance. Il s'agit moins d'un dépassement que d'un épanouissement de l'expérience originelle d'un Soi non encore réalisé en sa cosmicité.

VIDE UNIVERSEL DE L'ENERGIE OMNIPENETRANTE

Vyoman ou immensité cosmique.

Ce grand vide (mahâçûnya) relève de l'énergie omnipénétrante (vyapinî) laquelle commence à envahir les vides précédents. S'instaure alors l'harmonie spontanée entre vie intérieure et vie extérieure.
Les limites corporelles étant tombées, le yogin pénètre partout dans le vide éthéré (vyomavyâpti). Le souffle de vie devenu diffus (vyâna) sort du corps pour se répandre dans le cosmos et ne faire bientôt qu'un avec la Vie universelle (prânana). La divinité ne se révèle plus seulement dans l'intimité u Soi ni même dans le Soi manifesté en tout son éclat, mais jusque dans ce que l'on considérait comme privé de Soi, ainsi les entraves, les notions, etc.

VIDE DE L'EGALITE (SAMANÂ)

Enfin la subjectivité s'étant déversée dans l'objectivité et l'objectivité dans la subjectivité au point de s'égaliser, le yogin se trouve immergé dans le vide très subtil et indéfinissable de l'égalité, duquel va surgir l'illimitation cosmique. Le temps pressuré à perdu sa vitalité en l'absence de l'alternative qui l'alimentait. Les limites spatiales et temporelles franchies, le mystique a pour séjour le fondement apaisé de la manifestation universelle. Etat merveilleux dans lequel Siva seul opère, où ne règne qu'une pensée unique, sans intention, où cesse à jamais tout calcul du fait que le temps et la mort ont été surmontés.
Si, parvenu à l'étape de l'énergie impassible et égale (samanâ), le yogin dirige à nouveau son regard vers le monde, il dispose souverainement de pouvoirs surnaturels : s'identifiant au vide propre à l'énergie omnipénétrante, il devient grâce à elle omniprésent. S'il s'absorbe dans le vide relatif à samanâ, il participe à l'omniscience de cette énergie, et de même quant aux autres vides et à leurs énergies spécifiques. Mais si, dans sa volonté inlassée de tout transcender pour parvenir à Paramaçiva, il se désintéresse de ces facultés supérieures, secouant alors ses dernières attaches, il s'engloutit dans le vide par-delà toute pensée.

VIDE SUPRAMENTAL (UNMANÂ)

C'est dans ce vide que s'éveille la vibration de l'ineffable Réalité. Pourtant ici encore se présente – pour la première fois – la possibilité d'accéder à deux sortes de vide soit que le mystique demeure en cûnya, soit qu'il s'abîme définitivement dans l'ultime anâkhya – l'Indicible.
Il repose dans le vide transcendant (çûnyâtiçûnya) s'il ne cherche pas à quitter, faute d'audace (vîrya), la bienheureuse et impassible équanimité (samatâ) en vue de jouir de l'expansion et du retrait de l'univers. Il n'exerce donc pas sa libre efficience dans le monde appréhendé comme multiple et divers.
Du fait qu'il n'est pas parvenu à la totalité ou plénitude indifférenciée, on le qualifie de "vide" ou de Siva – sans – relation avec l'univers.
Toujours en extase, grand Cygne glissant à la surface des eaux sans souiller sans immaculée blancheur, il perçoit encore une distinction entre pure et impur. Face à un univers qui, tel un spectacle, se déploie sous ses yeux, il se tient immobile, en nirvâna, passif et sans désir, n'ayant aucune raison d'agir puisqu'il baigne dans une paix inénarrable et dans la félicité de la Conscience.
Dans cet état le vide absolu, le suprême sujet conscient qui, entrainé par-delà le cercle temporel avait englouti l'objectivité, va à son tour être dévoré par la plus haute des énergies, l'unmanâ s'il quitte ce samâdhi passif ou si, ayant évité le vide transcendant il accède par l'impétuosité de son élan au samâdhi actif et instantané propre à l'ultime Indicible.
C'est de ce dernier qu'il est dit "non-absolu qui élimine le vide et son opposé".
L'énergie de ce vide à laquelle le mystique s'identifie lui livre accès à Siva qu'il reçoit comme pénétrant presque intégralement le cosmos.
Ainsi de vides en vides toujours plus profonds et plus vastes se produit l'intégration du monde sensible Paramaçiva : d'abord l'objet connu se résorbe dans la connaissance, puis la connaissance dans le sujet connaissant, se dernier parvenu à l'universalité, porte à Siva le nectar de l'univers qu'il a composé pour lui tout au long du chemin en butinant les fleurs radieuses des sensation, des sentiments et des idées.

SEPTIEME VIDE

Il faut pourtant abandonner les six vacuités précédentes au profit d'une septième, d'une extrême subtilité et qui ne présente aucun rapport avec un état quelconque, puisque la pénétration étant achevée, Siva est partout présent. Alors, s'il n'y a plus d'état, le sujet conscient universel (apte à en prendre conscience) n'a donc lui aussi qu'a disparaitre en s'engloutissant dans l'énergie ultime identique à Siva. Du fait que dorénavant on ne peut plus rien dire de lui, on le qualifie d'indicible. Cet ultime anâkhya contient tout, l'infime en Siva et Siva dans l'infime. C'est le vide parfait l'absolu, la plénitude, la félicité cosmique, la Paix suprême où Paramaçiva non-différent de sa libre énergie. La toute puissance Conscience établit de la sorte le monde différencié dans sa propre essence à la manière de reflet dans un miroir; et simultanément elle se révèle comme différenciée et comme indifférenciée, soi quelle fasse se succéder en elle-même comme à la surface d'un miroir les phases d'apparitions, de subsistance et de disparition de l'univers, soit que tel le miroir, elle reste une et indivisible sans être affectée par les reflets multiples et changeants, exempte de tout, bien que capable de tous les mondes en un moment éternel.
Telle est également l'activité de l'être indicible qui vit en apparence comme un homme ordinaire tout en ayant recouvré conscience de soi et de l'univers, ceux-ci étant identifiés, transfigurés.
Avec une connaissance, une volonté et activité divinisées, il se plait à agir, audacieux et libre en manière de jeu. On compare donc son activité spontanée à celle d'un roi puissant qui, dans l'exultation de sa force, prend plaisir à marcher comme un simple fantassin.

Lilian SILBURN.
Qu'en pensez vous ?
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Message par isa » 15 sept. 2006, 19:51

zut :shock:
on a posté en meme temps....
du coup j'ai effacé ma plaisanterie sur la suite :oops: :roll:
merci pour ce travail en tout cas! :wink: je vais lire!
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Message par isa » 16 sept. 2006, 08:58

oh làlà, ça a l'air d'etre le pied le 7ème vide!

bon, plus sérieusement je me pose une petite question de vocabulaire :

Siva = Shiva ?
ou bien
Siva = vide :shock: je veux dire au sens strict du mot, pas symboliquement.

si Siva = Shiva , est ce qu' on peut dire que Shiva = Brama?

merci
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Message par Denis » 16 sept. 2006, 09:42

Il y a 3 grands Dieux en inde :

Brama
Vishnou
Siva

Cette vision des choses est liée à l'évolution de la manifestation.
Brama est le concepteur du monde, Vishnou celui qui le maintient et Siva celui qui le détruit à la fin.
Si on fait le parallèle avec notre vie, nous sommes déjà en vie, Brama est passé, notre vie est en cours, vishnou est là, mais celui qu'on attend est bien Siva.

De ce fait Siva est le Dieu le plus important, on dit qu'il contient les 2 autres…

Siva, s'écrit aussi Shiva, çiva,...
C'est le Dieu au mille noms...
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Message par isa » 16 sept. 2006, 10:16

Il y a 3 grands Dieux en inde :

Brama
Vishnou
Siva

Cette vision des choses est liée à l'évolution de la manifestation.
Brama est le concepteur du monde, Vishnou celui qui le maintient et Siva celui qui le détruit à la fin.
Si on fait le parallèle avec notre vie, nous sommes déjà en vie, Brama est passé, notre vie est en cours, vishnou est là, mais celui qu'on attend est bien Siva.
oui :)
Bonjour Denis et merci pour ta réponse
en fait j'ai fait une faute :?
je voulais dire le Brahman et non Brama :oops:
C'est en relation avec la question que je me posais dans un autre post :
Brahmam est t'il vacuité et on m'a répondu non...
bon week end.
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Message par Denis » 16 sept. 2006, 10:40

J'avour que le terme Brahman est un terme que je n'emploi pas...

L'absolu pour moi est ParamaSiva, ou Siva...
On ne retrouve pas se terme dans le Samkya et même avec l'ajout des tattvas tantriques...

L'idée du non né, absolu Brahman me semble être rattaché au Brahmanisme, mais cela n'est qu'une hypothèse.... :?
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Message par isa » 19 sept. 2006, 08:38

Denis a écrit :J'avour que le terme Brahman est un terme que je n'emploi pas...

L'absolu pour moi est ParamaSiva, ou Siva...
On ne retrouve pas se terme dans le Samkya et même avec l'ajout des tattvas tantriques...

L'idée du non né, absolu Brahman me semble être rattaché au Brahmanisme, mais cela n'est qu'une hypothèse.... :?
OK
merci Denis :thup:
bon,de toute façon je laisse tomber pour "brahman" lol
:P
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Message par Yog » 28 oct. 2006, 05:30

Je n'avais pas vu ce texte et là je viens de le découvrir. Je suis loin de tout comprendre, mais ça rejoint ce que je suis en train dans le livre de Iyengar (si si je t'assure, il parle de choses similaires, mais avec des termes différents, étant donné qu'il ne parle pas de Shiva) et j'avais lu quelque chose de similaire dans le livre Yoga Darshan.

Il est important de savoir que lorsqu'on commence à vivre des expériences "mystiques", ce n'est que le début du chemin. Trop souvent, certaines personnes s'arrêtent à la première expérience, car elle provoque une telle émotion, un tel état, qu'elles y restent, sans comprendre que c'est un état à dépasser. D'où la nécessité de garder toujours un peu de recul par rapport à ce qu'on vit et toujours rester lucide. C'est sûrement dans de tels cas, que la présence d'un maitre est précieuse...mais si on en a pas, ben il faut faire sans et se débrouiller pour rester lucide.
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Message par Denis » 28 oct. 2006, 09:36

Yog a écrit :Il est important de savoir que lorsqu'on commence à vivre des expériences "mystiques", ce n'est que le début du chemin. Trop souvent, certaines personnes s'arrêtent à la première expérience, car elle provoque une telle émotion, un tel état, qu'elles y restent, sans comprendre que c'est un état à dépasser.
Oui, Yog tu as bien raison, en fait je dirai même plus que point "à d'épasser", je dirai pont de départ...

Une expérience mystique forte, une révélation qui nous tombe dessus est une belle chose (dans certains cas ;-)) ) mais ce complaire dans cette expérience est un grand piège, c'est encore le piège de Maya, l'illusion.
Elle nous dit :
- tu cherches ?
- Tiens je te donne une belle cacahuete qui te ferra bien peur ou dans laquelle tu va te croire devenu Dieu le père et au moins tu me laissera tranquille...

De ce fait l'expérience mystique est térrible car irrémédiablement elle sera récupérée par le mental, l'ego, qui se glorifiera d'avoir atteind "la chose" (l'homme qui a vu la bête) et il faudra beaucoup de temps au pratiquant pour passer ce cap.

Et des visions et sensations de toutes sortes il y a en a beaucoup sur notre chemin et certaines vraiment extraordinaire, mais le mieux est de tout oublier...

Dans la tradition du Yoga on dit que même un maitre ayant atteind le Samadhi et étant un éveillé vivant doit continuer à faire sa pratique comme si rien n'avait eu lieu...
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Message par Yog » 28 oct. 2006, 12:52

Dans la tradition du Yoga on dit que même un maitre ayant atteind le Samadhi et étant un éveillé vivant doit continuer à faire sa pratique comme si rien n'avait eu lieu..
Tout à fait. Patanjali en parle. Tant que nous sommes incarnés, il ne faut pas se laisser distraire.
C'est pour ça aussi que le détachement est important, afin de ne pas s'attacher aux expériences et de ne pas troubler l'ascèse.
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Message par Kyom » 28 oct. 2006, 13:13

Yog a écrit :Dans la tradition du Yoga on dit que même un maitre ayant atteind le Samadhi et étant un éveillé vivant doit continuer à faire sa pratique comme si rien n'avait eu lieu..
Vous voulez dire qu'en état de samadhi , faut continuer la pratique !??
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Message par Denis » 28 oct. 2006, 15:47

Kyom a écrit :Vous voulez dire qu'en état de samadhi , faut continuer la pratique !??
Bonne question....

L'état de samadhi est un état sans fonction cognitive, donc aucun souvenir...

Donc rien à faire en samadhi, mais pour celui qui a franchit la porte et qui ne se réincarnera plus, ou fois revenu de sa méditation profonde (sans support) il devra faire comme avant et continuer sa pratique...
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Message par Yog » 28 oct. 2006, 15:48

Oui. :D

Déjà, il existe différents degrés de samadhi. (voir yoga sutra de Patanjali) Après, même lorsqu'on atteint samadhi, on ne peut pas le maintenir tout le temps. Donc la pratique continue. Et même lorsque l'état devient permanent, tant que nous sommes incarnés, d'après ce que j'ai compris, il y a encore en nous les tendances, samskara, qui peuvent revenir si on n'y prête pas garde.
La sadhana continue donc tout le temps.
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Message par Kyom » 28 oct. 2006, 16:12

Je viens de lire les 2 derniers posts.. ok ...

Mais , Denis , Yog , vous qui etes yogis , as tu déja été en samadhi ?
Parait il qu'il faut 40 années de pratique de yoga pour arriver en samadhi..
Yog

Message par Yog » 28 oct. 2006, 17:35

Mais , Denis , Yog , vous qui etes yogis , as tu déja été en samadhi


Le Samadhi est la complète absorption dans l'objet observé, donc on peut presque dire qu'être absorbé totalement dans une activité est une forme de samadhi. :)
Mais maintenant pour répondre à ta question, je ne pense pas avoir été déjà en samadhi tel que tu l'entends.
Parait il qu'il faut 40 années de pratique de yoga pour arriver en samadhi..
Le chemin est déjà assez ardu et rempli d'obstacles pour ne pas en rajouter. Ce genre d'affirmation ne repose sur rien. Car, ça dépend de chaque personne et chaque cas est particulier. Donc certains cheminent très vite et d'autres pas.
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Message par Denis » 28 oct. 2006, 17:55

Kyom a écrit :Mais , Denis , Yog , vous qui etes yogis , as tu déja été en samadhi ?
Le sommeil profond est comparable à l'état de samadhi.
La méditation profonde qui est le samadhi laisse que quelques traces. En revenant d'une méditation on ne sais pas ce qu'il c'est passé...

Mais certaines "traces" montrent qu'une profondeur à été touchée.
Comme par exemple :
- La possibilité de couper le mental rapidement
- La possibilité a se connecter rapidement à quelque chose qui nous dépasse
- Un calme particulier
- Des facultés particulières du corps
Mais encore il faut faire attention avec tout cela

Personnellement je me méfie profondement des mes affirmations et de mes expériences vécues même si certaines sont allées loin. Je reste un chercheur d'absolu...
Chacun de nous pourrait en raconter pendant des heures
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Message par Kyom » 28 oct. 2006, 22:15

Le samadhi est donc la 8 eme etape et derniere des sutras de Patanjali..
Le samadhi n'est donc pas un état extatique..je ne comprends pas bien ce qu'on doit ressentir en etat de samadhi..J'ai l'impression qu'on ne fait rien , qu'on dort en periode de samadhi et qu'on n'est completement déconnectes , mais cela doit etre ...DANGEREUX puisque en inactivité totale ??!!

Mais ,bon , on est pas obligés de viser le samadhi...
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Denis
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Message par Denis » 29 oct. 2006, 19:48

Kyom a écrit :Le samadhi n'est donc pas un état extatique..je ne comprends pas bien ce qu'on doit ressentir en etat de samadhi..J'ai l'impression qu'on ne fait rien , qu'on dort en periode de samadhi et qu'on n'est completement déconnectes , mais cela doit etre ...DANGEREUX puisque en inactivité totale ??!!
C'est là tout le problème avec l'intellect et le mental, quand on ne sait pas ou on ne connait pas on fait soit appel aux croyances soit aux peurs...
Ce qui est bien dommage.... :cry:
Notre monde se referme jour après jour sur cette idée que les choses qu'on ne comprend pas nous dérangent et nous font peur alors on les classe dangereuses et un jour ou l'autre on arrive même à un interdit...

Si on réfléchit un instant a ce que nous sommes...
Nous sommes des particules perdues dans l'infini de l'univers.
Que serions-nous dans 300 ans, dans 3000 ans, dans 300 000 ans...
Si on regarde cela bien en face on se rendra bien compte rapidement que notre forme humaine si précaire ne sera pas là longtemps, que la terre et l'humanité suivront la même chose...

Alors il faut sortir de la métempsychose (la théorie de la réincarnation de la matière) et imaginer que tout en étant une partie du tout nous sommes le tout. Comme une goute d'eau qui a les mêmes qualités que l'océan, elle vit une vie autonome et distincte tant qu'elle est goutte d'eau, mais en rencontrant l'océan elle s'unifie à jamais dedans...

C'est juste pour te donner une idée du Samadhi, l'unification...
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Re: Les vides du chemin...

Message par rufis » 22 nov. 2008, 18:51

un plaisir de lire ce sujet
Le sommeil profond est comparable à l'état de samadhi
c'est exactement ce que ne cesse de répéter Ramana Maharashi

les 3 états veille, rêve,sommeil alternent a la surface du Soi inchangé. Vous pouvez néanmoins vous rappeler votre État de sommeil . C'est votre état naturel , alors il n'existe aucune limitation, Ce n'est qu'avec l'éveil de la pensée "Je" que les limitations se forment
Ramana Maharashi

je vais essayer de trouver des passages la dessus
Le silence n'arrête pas de parler. Il est le flot éternel du langage. Ce flot est interrompu par la parole. L'échange des mots obstrue cette langue muette
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Re: Les vides du chemin...

Message par anuradha » 25 nov. 2008, 03:59

Les 3 dieux dont on parle précédemment correspondent à des phases de vie, des cycles longs ou des cycles très courts aussi (quelques secondes) à savoir:
construction ou élaboration
stabilisation ou conservation
destruction ou nécrose

Concernant le vide, il permet de se relier à notre propre unité et de se diriger vers un seul objet de méditation. Cet objet grace au vide sera aperçu comme une plénitude et une totalité par le sujet.

A noter que la différence entre vide et gouffre.
Le premier est choisi et "désiré", il est le fruit d' une pratique.
Le second est une expérience nou souhaité par le sujet et apparaît à son insu.
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Re: Les vides du chemin...

Message par Jugulé » 26 nov. 2008, 10:26

Denis a écrit :Alors il faut sortir de la métempsychose (la théorie de la réincarnation de la matière) et imaginer que tout en étant une partie du tout nous sommes le tout. Comme une goute d'eau qui a les mêmes qualités que l'océan, elle vit une vie autonome et distincte tant qu'elle est goutte d'eau, mais en rencontrant l'océan elle s'unifie à jamais dedans...
C'est beau, mais il faut une confiance énorme dans l'océan, et une intense dévotion pour cet océan afin que la goutte d'eau ne L'oublie jamais .
rufis a écrit :un plaisir de lire ce sujet
Le sommeil profond est comparable à l'état de samadhi
c'est exactement ce que ne cesse de répéter Ramana Maharashi

les 3 états veille, rêve,sommeil alternent a la surface du Soi inchangé. Vous pouvez néanmoins vous rappeler votre État de sommeil . C'est votre état naturel , alors il n'existe aucune limitation, Ce n'est qu'avec l'éveil de la pensée "Je" que les limitations se forment
Ramana Maharashi

je vais essayer de trouver des passages la dessus
Tu as là l'essentiel, le chemin décris, pourquoi en rajouter? Est-ce que trouver plus de passages t'apportera plus d'expérience?
anuradha a écrit :Le premier est choisi et "désiré", il est le fruit d' une pratique.
Et les fruits doivent-être sacrifiés.
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Re: Les vides du chemin...

Message par rufis » 26 nov. 2008, 10:48

Jugulé a écrit :Tu as là l'essentiel, le chemin décris, pourquoi en rajouter? Est-ce que trouver plus de passages t'apportera plus d'expérience?
nous sommes sur un forum, si le sujet ne t'intéresse pas pourquoi participer ?
Le silence n'arrête pas de parler. Il est le flot éternel du langage. Ce flot est interrompu par la parole. L'échange des mots obstrue cette langue muette
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Re: Les vides du chemin...

Message par Jugulé » 26 nov. 2008, 20:53

rufis a écrit :si le sujet ne t'intéresse pas pourquoi participer ?
Tu aurais pu en déduire alors que le sujet m'intéressait.
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Re: Les vides du chemin...

Message par lorkan739 » 12 avr. 2011, 00:44

Abhinavagupta montre dans son Tantraloka comment les souffles recouvrent leur nature cosmique et énonce les sept félicités qui accompagnent cette transformation.
1. Le souffle commence par s'intèrioriser à la jonction de deux états que nous qualifierons de crépusculaires car avec eux la pensée cesse. Ainsi entre veille et sommeil, ou au réveil, quand on est encore assoupi, les souffles inspirés et expirés se reposent dans le coeur et le yogin éprouve une première félicité qui, relevant du sujet connaissant, est dite personnelle (nijananda). La félicité était éffleurée tant que l'on ne dépassait pas la discipline du pranayama touchant au souffle non encore intèriorisé. Mais si le souffle s'arrête complètement, de son propre accord, instaurant le vide de toute objectivité, la véritable félicité, devenue intime est nijananda

2 C'et sans le désirer, sans rien attendre, sans rien imaginer qu'il faut prendre son repos dans le coeur à la jonction des souffles inspirés et expirés. Ce repos dure une à deux minutes et le souffle, devenu subtil, sort imperceptiblemnt vers l'extèrieur. Puis, suspendu, il se stabilise dans le vide de toute objectivité et engendre l'ivresse. La félicité est dite alors complète (nirananda). Immobile, les yeux fermés le yogin perd conscience du monde environnant.

3. Après être sorti, le souffle qui n'a plus rien de commun avec le souffle ordinaire rentre à nouveau sous forme d'apana et pénètre en talù où il tourne sans arrêt. Quand il s'immobilise, les poumons étant remplis d'air, on éprouve la félicité du souffle suprême (parananda). Extraite du monde objectif elle est du à la fusion de toutes les impressions subjectives et objectives qui, intégrées au Soi, vibrent à l'infini. Et le yogin jouissant de l'essance du Soi et sans aucun désir, se trouve au seuil du Quatrième état.

4. Quand à l'intèrieur de la voie médiane, les souffles prana et apana se font équilibre en samana, souffle égal ou fusionnel, le monde apparait au yogin comme plongé dans un état d'égalité : toutes les forces y sont bien apaisées et harmonieuses. Le souffle étant suspendu, le yogin prend à nouveau son repos en lui-même, dans son coeur où il s'identifie à la félicité du brahman(Brahmananda). Les limites de la connaissance et du connu s'engloutissent et le souffle descend à travers le canal médian jusqu'au centre radical. A partir de ce moment seul règne la spontanéité. Si l'on imagine ce qui se produira ensuite, on ne dépassera pas cette félicité. Amour et dévotion offre la possibilité de franchir cette étape où effort, concentration de la pensée, récitation de mantra se révèle totalement inutiles.

5. Le souffle pénètre alors rapidement dans le centre infèrieur et n'est plus qu'élan ; c'est le souffle vertical (udana) qui s'élève à l'intèrieur de la voie médiane en dévorant toute dualité : sujet et objet, inspiration et expiration, etc.
Le Yogin qui s'apaise dans l'immense flamme d'udana éprouve la grande félicité(mahananda), paix du pur Sujet où limites et contingences n'ont plus cours.

6. Lorsqu'il repose de façon permanante dans cette félicité, le feu d'udana qui s'était élancé en susumna jusqu'au brahmarandhra s'apaise et surgit le souffle diffus, la Vie même(vyana). Le Yogi éprouve la félicité de la Conscience universelle(cidananda) propre à citkundalini. Et cette état de grande intégration resplendit partout, sans interruption. Nulle pratique ne conduit à cette Conscience éternellement présente et qu'accroit encore la suprême ambroisie.

7. Quand le souffle sort à nouveau en sa glorieuse puissance et s'intègre à la libre énergie qui remplit l'univers, le yogin ayant acquis la respiration du libéré vivant éprouve la félicité dite universelle(jagadananda) ; omnipénétrante, elle surpasse la félicité de la Conscience car elle relève de l'énergie totale à la source de tous les souffles, prananashkti (il n'est alors plus question de souffle) qui imprègne les activités créatrices du suprême Sujet conscient. Dès lors, les actes qu'accomplit un yogin dont le coeur immensifié se répand ainsi dans l'univers sont d'ordre cosmique, il agit sur le monde comme l'homme ordinaire agit sur son propre corps.

Lilian SILBURN
:wink:
Om
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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 12 avr. 2011, 08:06

Superbe !!!

Merci Lorkan pour ce passage du Tantraloka !
On est bien loin de l'interaction entre oxygène et gaz carbonique !
C'est sublimement expliqué et la précision est totale.
On peut comprendre là le fait qu'il est important de pratiquer des postures et des pranayama qui vont "loin" dans les rétentions, comme 16/64/32.
Car le but est de maitriser l'envie psychologique de respirer et de transcender le corps et le souffle pour qu'ils entrent dans cette expérience.
On comprend aussi la différence entre souffle et respiration.
La respiration n'est que l'aspect vulgaire, manifesté dans la matière d'une formidable énergie qui est le souffle, prana l'énergie vitale.
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 13 avr. 2011, 09:24

Lorkan tu peux donner le num de la page dans le tantraloka ?
Merci
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Re: Les vides du chemin...

Message par lorkan739 » 13 avr. 2011, 16:33

C'est un extrait de "la Kundalini l'énergie des Profondeurs".
Page 95
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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 13 avr. 2011, 17:25

:wink:
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Re: Les vides du chemin...

Message par hridaya » 25 mai 2012, 09:02

Enfin voici le texte en entier !


Citer:
VIDE INTERIEUR

Salut Denis ,c'est un texte de L .silburn? aurai tu les references
merci par avance.
chevauche la monture du silence, afin de rejoindre le Guru Kabir
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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 25 mai 2012, 10:08

Voila la source :
Le Vide : Expérience spirituelle en occident et en orient
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Message par MuadDib » 08 juin 2012, 19:23

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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 08 juin 2012, 19:31

Ou ce à quoi je pense n'est encore qu'une autre étape intermédiaire ?
Oui ! :wink:
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Re: Les vides du chemin...

Message par MuadDib » 08 juin 2012, 20:19

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Re: Les vides du chemin...

Message par sami » 08 juin 2012, 21:05

Quel est ta pratique MuadDib pour vouloir en savoir plus ?
:wink:
Tout profit et tout avantage, offre-les à autrui, Toute perte et toute défaite, prends-les à ton compte.

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Re: Les vides du chemin...

Message par MuadDib » 08 juin 2012, 22:35

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Re: Les vides du chemin...

Message par sami » 08 juin 2012, 22:49

MuadDib a écrit :
sami a écrit :Quel est ta pratique MuadDib pour vouloir en savoir plus ?
:wink:
En général, avant de traverser la route, je vérifie qu'il n'y a pas de bruits suspects, annonçant l'arrivée d'une voiture :wink: , puis j'essaie de ne pas me reposer au milieu des clous :mefie: , ce qu'il semble que j'ai spirituellement fait il y a peu :marteau: ... depuis, j'essaie de prendre des jumelles pour voir ce qu'il y a devant/autour.

Et si tu n'aime pas mes métaphores, je dirais simplement que c'est compliqué à expliciter.
Non rien contre, chacun s'exprime comme il le sent, j'aime bien, mis tu devrais te cacher, rester sans pensées, ni émotions pour ne pas laisser de traces ou alors, ne rien avoir à se reprocher !

En sortant, on vérifie de suite à droite, à gauche afin de diminuer tout effet de surprise ... et il y en a qui le font bien avant de sortir
:wink:
Tout profit et tout avantage, offre-les à autrui, Toute perte et toute défaite, prends-les à ton compte.

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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 10 juin 2012, 20:00

Parce que je pense que le Samadhi est plus une anesthésie du mental conscient , associé à la disparition des désirs mondains (vikalpas) qui s'est effectué graduellement sur le chemin y menant. Ceci permettant alors de ressentir les énergies infiniment subtiles nous entourant (à la manière des Champs Morphiques de Rupert Sheldrake, ou de la Noosphère de Teillard de Chardin).

Ou ce à quoi je pense n'est encore qu'une autre étape intermédiaire ?
Oui, que dire de plus ?
Oui, ce que tu décris au dessus est une étape qui est l'arrêt du mental, en gros une bonne concentration (Dharana), c'est la porte d'entrée, il reste à faire tout le reste pour connaitre la réalité d'un Samadhi...
Il faudra faire durer cette dharana longtemps, pour entrer dans la méditation, puis après de longs moments en méditation découvrir le samadhi.
Mais attention, beaucoup de prétendants, beaucoup de cours, et stages et des gens qui en parlent, mais très peu ont poser réellement un pied dans ce lieu... :wink:
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Message par pashupati » 23 juil. 2013, 05:37

Denis a écrit :Enfin voici le texte en entier !
VIDE INTERIEUR

Ce vide relatif au cœur se présente au moment où l'on quitte le domaine objectif. L'ensemble des objets tel qu'un Yogi le perçoit, avant qu'on atteigne le domaine de la connaissance subtile proprement mystique. Il met fin aux impressions de dualités à l'égard de sa personne limitée et de son corps. Le Yogin perd conscience de son corps et du monde environnant tout en demeurant conscient du vide lui-même sur lequel se détache une connaissance purifiée. S'il n'est pas attentif et tend vers un vide passif, il évite difficilement le sommeil sans rêve ou des concentrations stériles dont il ne peu sortir sans l'aide d'un maitre. S'il reste attentif, il coagulera ses doutes à l'intérieur du vide conscient mais il devra fournir un grand effort pour faire fondre les coagulations. Quat à la dualité de l'objectivité la fonte définitive se produit soudain lorsqu'il pénètre dans l'indicible Anâkhya, Samâdhi actif qui donne accès au domaine de la pure connaissance. Néanmoins ici encore, il est difficile d'éviter un Samâdhi passif où l'on éprouve paix et félicité mais qui offre des dangers de stagnation.

VIDE INTERMEDIAIRE

Le vide relatif à la connaissance, plus dynamique et donc plus précieux que le précédent, se creuse au moment du passage du domaine encore différencié de la connaissance subtile au domaine indifférencié du pur sujet conscient (le je). La pure conscience de soi demeure seule dans ce vide illuminé qui s'accompagne d'une grande félicité. En lui prennent fin la projection de l'univers objectif ainsi que la connaissance discursive qu'elle entraine.

A nouveau 2 possibilités se présentent au Yogin à l'instant même où il pénètre dans ce vide :
S'il manque de vigilance, il tombe dans le sommeil spirituel du Yoga (Yoganidra), Samâdhi passif dans lequel seules surnagent de très pures notions. Qu'il s'y installe et il deviendra un véritable adepte conscient du vide dont il ne pourra sortir aisément sans un bon maitre. Si, par contre, il entre dans le vide en toute acuité d'esprit, il fait fondre par une simple prise de conscience les derniers vestiges de doutes, aussi subtils qu'un tissu de papier brûlé lequel conserve apparemment sa forme mais s'évanouit à la moindre chiquenaude.

D'après le Svacchanda, le vide intermédiaire se produit au moment où l'énergie vitale – souffle udâna ou Kundalini – étant parvenu à la gorge, traverse le palais, le centre des sourcils, le front et parvient au sommet du crâne. Montée verticale en flèche dès que le feu udâna à consumé les dernières traces de dualités, c'est-à-dire la peur d'y retomber.
Emporter par l'élan du cœur, le Yogin s'enfonce dans le vide interstitiel, vide lucide et vibrant de l'illumination du Soi, Samâdhi actif et pure intériorité, intuition du quatrième état.
La conscience "Je" déployée jusqu'ici en connaissance et en objet connu se trouvait cachée par ces 2 voiles et, par eux, déterminée. Lorsque ceux-ci sont résorbés, demeure seul le Je à l'état nu, apte à jouir de l'extase indéterminée.

VIDE SUPERIEUR

Le vide supérieur qui apparait au moment où le Je ainsi purifié va recouvrer la conscience du Je Universel, met fin à la servitude, c'est-à-dire aux limites individuelles, et le soi s'y révèle en tout son éclat. Mais si le yogin se libère de son esclavage, il n'est pas pour autant vraiment libre, car il n'a pas la maitrise de l'énergie et s'il a reconnu l'identité du Soi et de Siva, il ne perçoit pas encore la divinité partout répandue y compris dans les obstacles.
Ce vide s'étend à tout à l'exception du suprême Sujet Conscient.
Certains êtres stagnent dans ce vide, ce sont, ce sont les fous de Dieu, ils vivent constamment en extase sous l'emprise d'une puissance qu'ils ne comprennent pas. Privés de la pleine jouissance de leurs facultés intellectuelles, ils vont errant ici et là comme s'ils étaient ivres, inconscients à l'égard du monde et d'eux-mêmes, sans désir ni intention; ils ne peuvent en ces conditions exercer une activité prolongée dans un univers où ils n'ont pas repris pied. C'est probablement à un niveau plus élevé – au moment où le yogin passe du vide individuel au vide universel lorsqu'il cherche à égaliser le Soi réalisé durant l'extase et sa vision d'un univers non encore totalement imprégné d'extase – qu'il faut situer l'état appelé par les Sivaïtes "ghûrni", sorte d'ivresse causée par un flux trop puissant de vibrations; le yogin titube physiquement et spirituellement, saisi de vertige quand s'effondrent les derniers supports de l'individualité.
Pour qui les éprouve, ces états sont plénitude; mais pour qui les à dépassés, une telle plénitude apparaitra incomplète et même "vide" par rapport à l'unicité divine.
Le yogin n'a encore atteint que le vide de l'intériorité, son énergie vole en kha, dans le moyeu de la Roue de la conscience mais non encore en vyoman, l'immensité indicible. Il doit donc traverser d'autres vacuités où il prendra conscience du Je universel doué de toute sa puissance. Il s'agit moins d'un dépassement que d'un épanouissement de l'expérience originelle d'un Soi non encore réalisé en sa cosmicité.

VIDE UNIVERSEL DE L'ENERGIE OMNIPENETRANTE

Vyoman ou immensité cosmique.

Ce grand vide (mahâçûnya) relève de l'énergie omnipénétrante (vyapinî) laquelle commence à envahir les vides précédents. S'instaure alors l'harmonie spontanée entre vie intérieure et vie extérieure.
Les limites corporelles étant tombées, le yogin pénètre partout dans le vide éthéré (vyomavyâpti). Le souffle de vie devenu diffus (vyâna) sort du corps pour se répandre dans le cosmos et ne faire bientôt qu'un avec la Vie universelle (prânana). La divinité ne se révèle plus seulement dans l'intimité u Soi ni même dans le Soi manifesté en tout son éclat, mais jusque dans ce que l'on considérait comme privé de Soi, ainsi les entraves, les notions, etc.

VIDE DE L'EGALITE (SAMANÂ)

Enfin la subjectivité s'étant déversée dans l'objectivité et l'objectivité dans la subjectivité au point de s'égaliser, le yogin se trouve immergé dans le vide très subtil et indéfinissable de l'égalité, duquel va surgir l'illimitation cosmique. Le temps pressuré à perdu sa vitalité en l'absence de l'alternative qui l'alimentait. Les limites spatiales et temporelles franchies, le mystique a pour séjour le fondement apaisé de la manifestation universelle. Etat merveilleux dans lequel Siva seul opère, où ne règne qu'une pensée unique, sans intention, où cesse à jamais tout calcul du fait que le temps et la mort ont été surmontés.
Si, parvenu à l'étape de l'énergie impassible et égale (samanâ), le yogin dirige à nouveau son regard vers le monde, il dispose souverainement de pouvoirs surnaturels : s'identifiant au vide propre à l'énergie omnipénétrante, il devient grâce à elle omniprésent. S'il s'absorbe dans le vide relatif à samanâ, il participe à l'omniscience de cette énergie, et de même quant aux autres vides et à leurs énergies spécifiques. Mais si, dans sa volonté inlassée de tout transcender pour parvenir à Paramaçiva, il se désintéresse de ces facultés supérieures, secouant alors ses dernières attaches, il s'engloutit dans le vide par-delà toute pensée.

VIDE SUPRAMENTAL (UNMANÂ)

C'est dans ce vide que s'éveille la vibration de l'ineffable Réalité. Pourtant ici encore se présente – pour la première fois – la possibilité d'accéder à deux sortes de vide soit que le mystique demeure en cûnya, soit qu'il s'abîme définitivement dans l'ultime anâkhya – l'Indicible.
Il repose dans le vide transcendant (çûnyâtiçûnya) s'il ne cherche pas à quitter, faute d'audace (vîrya), la bienheureuse et impassible équanimité (samatâ) en vue de jouir de l'expansion et du retrait de l'univers. Il n'exerce donc pas sa libre efficience dans le monde appréhendé comme multiple et divers.
Du fait qu'il n'est pas parvenu à la totalité ou plénitude indifférenciée, on le qualifie de "vide" ou de Siva – sans – relation avec l'univers.
Toujours en extase, grand Cygne glissant à la surface des eaux sans souiller sans immaculée blancheur, il perçoit encore une distinction entre pure et impur. Face à un univers qui, tel un spectacle, se déploie sous ses yeux, il se tient immobile, en nirvâna, passif et sans désir, n'ayant aucune raison d'agir puisqu'il baigne dans une paix inénarrable et dans la félicité de la Conscience.
Dans cet état le vide absolu, le suprême sujet conscient qui, entrainé par-delà le cercle temporel avait englouti l'objectivité, va à son tour être dévoré par la plus haute des énergies, l'unmanâ s'il quitte ce samâdhi passif ou si, ayant évité le vide transcendant il accède par l'impétuosité de son élan au samâdhi actif et instantané propre à l'ultime Indicible.
C'est de ce dernier qu'il est dit "non-absolu qui élimine le vide et son opposé".
L'énergie de ce vide à laquelle le mystique s'identifie lui livre accès à Siva qu'il reçoit comme pénétrant presque intégralement le cosmos.
Ainsi de vides en vides toujours plus profonds et plus vastes se produit l'intégration du monde sensible Paramaçiva : d'abord l'objet connu se résorbe dans la connaissance, puis la connaissance dans le sujet connaissant, se dernier parvenu à l'universalité, porte à Siva le nectar de l'univers qu'il a composé pour lui tout au long du chemin en butinant les fleurs radieuses des sensation, des sentiments et des idées.

SEPTIEME VIDE

Il faut pourtant abandonner les six vacuités précédentes au profit d'une septième, d'une extrême subtilité et qui ne présente aucun rapport avec un état quelconque, puisque la pénétration étant achevée, Siva est partout présent. Alors, s'il n'y a plus d'état, le sujet conscient universel (apte à en prendre conscience) n'a donc lui aussi qu'a disparaitre en s'engloutissant dans l'énergie ultime identique à Siva. Du fait que dorénavant on ne peut plus rien dire de lui, on le qualifie d'indicible. Cet ultime anâkhya contient tout, l'infime en Siva et Siva dans l'infime. C'est le vide parfait l'absolu, la plénitude, la félicité cosmique, la Paix suprême où Paramaçiva non-différent de sa libre énergie. La toute puissance Conscience établit de la sorte le monde différencié dans sa propre essence à la manière de reflet dans un miroir; et simultanément elle se révèle comme différenciée et comme indifférenciée, soi quelle fasse se succéder en elle-même comme à la surface d'un miroir les phases d'apparitions, de subsistance et de disparition de l'univers, soit que tel le miroir, elle reste une et indivisible sans être affectée par les reflets multiples et changeants, exempte de tout, bien que capable de tous les mondes en un moment éternel.
Telle est également l'activité de l'être indicible qui vit en apparence comme un homme ordinaire tout en ayant recouvré conscience de soi et de l'univers, ceux-ci étant identifiés, transfigurés.
Avec une connaissance, une volonté et activité divinisées, il se plait à agir, audacieux et libre en manière de jeu. On compare donc son activité spontanée à celle d'un roi puissant qui, dans l'exultation de sa force, prend plaisir à marcher comme un simple fantassin.

Lilian SILBURN.
Qu'en pensez vous ?
Namaskar yogi et yogini

tres beau texte,merci denis

7 vides 7 cieux

j ai encore du chemin a faire :cry:
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Re: Re:

Message par MuadDib » 24 juil. 2013, 00:02

aaa
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Re: Les vides du chemin...

Message par apatride » 19 nov. 2013, 07:05

Denis, sais-tu si ces 7 vides correspondent (plus ou moins) aux 8 jhanas de la cartographie bouddhiste ?
Ou autrement dit les 8 étapes de progression dans la concentration.
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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 20 nov. 2013, 15:07

apatride a écrit :Denis, sais-tu si ces 7 vides correspondent (plus ou moins) aux 8 jhanas de la cartographie bouddhiste ?
Ou autrement dit les 8 étapes de progression dans la concentration.
Non, je ne connais pas assez bien le Bouddhisme...
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Re: Les vides du chemin...

Message par apatride » 20 nov. 2013, 22:36

Il me semble qu'il y a des équivalences, dans le bouddhisme il y a 4 jhanas matériels, puis 4 jhanas immatériels.

Si ça t'intéresse voici ce que j'ai trouvé sur les 4 premiers jhanas :
Jhana les 4 stades : d'après le Samannaphala Sutta

Jhana premier stade

« C’est ainsi, grand roi, que le moine considère ces cinq obstacles tant qu’il ne s’en est pas libéré en lui-même, à savoir comme une dette, comme une maladie, comme un lieu de détention, comme un esclavage, comme un chemin à travers la jungle. Et le moine, grand roi, quand il s’en est libéré en lui-même, considère ces cinq obstacles comme l’acquittement d’une dette, comme la guérison, comme la fin d’une détention, comme la mise en liberté, comme un territoire paisible.
Quand il considère ces cinq obstacles dont il s’est libéré en lui-même, la joie naît en lui, de la joie naît l’allégresse ; quand son esprit est allègre, son corps se calme ; quand son corps est calmé, il ressent le bonheur ; quand il est heureux, sa pensée s’absorbe. Se dissociant des désirs, se dissociant des choses mauvaises, il accède et demeure au premier stade de la méditation, né de la dissociation, comportant raisonnement et réflexion décisive, bonheur avec allégresse. Il inonde, inonde complètement, remplit complètement, comble son corps de ce bonheur avec allégresse né de la dissociation, il n’est aucun point de son corps qui ne soit touché par le bonheur avec allégresse né de la dissociation. »

Jhana deuxième stade

« Ensuite, grand roi, ayant mis fin au raisonnement et à la réflexion décisive, le moine accède et demeure au second stade de la méditation, lequel, apaisement à l’intérieur et condensation de la pensée, exclut raisonnement et réflexion décisive et qui, né de l’absorption, consiste en bonheur avec allégresse. Il inonde alors, inonde complètement, remplit complètement, comble son corps de ce bonheur avec allégresse né de l’absorption, il n’est aucun point de son corps qui ne soit touché par le bonheur avec allégresse né de la dissociation. »
« C’est comme si, grand roi, il y avait un étang où l’eau jaillirait sans qu’il y eût une arrivée d’eau dans la direction de l’est, sans qu’il y eût une arrivée d’eau dans la direction du sud, sans qu’il y eût une arrivée d’eau dans la direction de l’ouest, sans qu’il y eût une arrivée d’eau dans la direction du nord, ou sans qu’il tombât de temps en temps une pluie notable. Le courant d’eau froide jaillissant de cet étang l’inonderait complètement, le remplirait complètement, le comblerait et il n’est aucun point de cet étang qui ne serait touché par l’eau froide : tout de même, grand roi, le moine inonde, inonde complètement, remplit complètement, comble son corps de ce bonheur avec allégresse né de la concentration, il n’est aucun point de son corps qui ne soit touché par le bonheur avec allégresse né de la dissociation. »
« C’est bien là, grand roi, un fruit visible de l’état de religieux, plus beau et plus sublime encore que les précédents fruits visibles de l’état de religieux. »

Jhana troisième stade

« Ensuite, grand roi, se détournant de l’allégresse, le moine vit indifférent, conscient et compréhensif, il ressent dans son corps le bonheur, en sorte que les Nobles l’appellent l’indifférent, le conscient, celui qui vit bien ; il accède ainsi et demeure au troisième stade de la méditation. Il inonde alors, inonde complètement, remplit complètement, comble son corps de ce bonheur sans allégresse, il n’est aucun point de son corps qui ne soit touché par le bonheur sans allégresse. »
« C’est comme si, grand roi, il y avait dans un étang des lotus bleus, des lotus rouges, des lotus blancs, et si certains de ces lotus bleus, de ces lotus rouges, de ces lotus blancs nés dans l’eau, ayant crû dans l’eau, ne sortaient pas de l’eau, mais prospéraient dans l’eau où ils étaient plongés, si des pointes aux racines ils étaient inondés d’eau froide, inondés complètement, remplis complètement, comblés et qu’il n’est aucun de ces lotus bleus, de ces lotus rouges, de ces lotus blancs, qui ne fût touché par l’eau froide : tout de même, grand roi, le moine inonde, inonde complètement, remplit complètement, comble son corps de ce bonheur sans allégresse, il n’est aucun point de son corps qui ne soit touché par le bonheur sans allégresse. »
« C’est bien là, grand roi, un fruit visible de l’état de religieux, plus beau et plus sublime encore que les précédents fruits visibles de l’état de religieux. »

Jhana quatrième stade

« Ensuite, grand roi, quand il s’est défait du bonheur et s’est défait de la souffrance, quand ont été abolis le bien-être et le mal-être antérieurs, qu’il y a absence de souffrance, absence de bonheur, pureté totale par l’indifférence et la conscience de soi, le moine accède et demeure au quatrième stade de la méditation. Il est assis là, imprégnant son corps d’une pensée toute pure, toute nettoyé, il n’est aucun point de son corps qui ne soit touché par cette pensée toute pure, toute nettoyée. »
« C’est comme si, grand roi, quelqu’un était assis avec un vêtement nettoyé le couvrant jusqu’à la tête, en sorte qu’aucun point de son corps ne fût à l’abri du contact avec le vêtement nettoyé : tout de même, grand roi, le moine est assis, imprégnant son corps d’une pensée toute pure, toute nettoyé, il n’est aucun point de son corps qui ne soit touché par cette pensée toute pure, toute nettoyée. »
« C’est bien là, grand roi, un fruit visible de l’état de religieux, plus beau et plus sublime encore que les précédents fruits visibles de l’état de religieux. »

Ainsi que des considérations plus pratiques sur la façon d'évoluer progressivement de jhana en jhana :
L'atteinte des quatre jhānā immatériels

Le premier jhāna
L'élimination des cinq obstacles s'effectue graduellement ; il s'agit d'une « discipline par étapes successives ».
La maîtrise morale, le contrôle des sens, le développement de la pleine conscience et du discernement appliqués à chaque posture ou activité constituent les préliminaires.
Vient ensuite le moment d'appliquer l'antidote approprié à chacun des obstacles : la sage contemplation du côté repoussant des choses est l'antidote aux désirs sensuels ; la compassion neutralise la malveillance ; la contemplation de l'effort s'oppose à la paresse et à la léthargie ; la sage contemplation de la tranquillité de l'esprit supprime l'agitation et la crainte, et la sage contemplation des qualités réelles des choses élimine le doute.
Après avoir atteint le premier jhāna à plusieurs reprises, il est déconseillé au méditant de tenter immédiatement d'accéder au second jhāna. Il doit d'abord atteindre la perfection dans le premier jhāna ; s'il est trop empressé, il prend le risque d'échouer à atteindre le second sans pouvoir regagner aisément le premier.
Perfectionner le premier jhāna inclut deux étapes, à savoir l'extension du signe et l'acquisition de la « quintuple maîtrise » :
1) la capacité à rappeler à volonté les facteurs de jhāna ;
2) la capacité à accéder rapidement au jhāna ;
3) la capacité à rester dans le jhāna aussi longtemps que prévu ;
4) la capacité à sortir du jhāna sans difficulté ;
5) la capacité à comprendre rétrospectivement tout le processus.
Une fois ces capacités parfaitement acquises, le méditant peut se tourner vers le second jhāna.

Le second jhāna
Celui-ci est atteint à travers l'élimination progressive des deux premiers facteurs de jhāna (l'implantation et le maintien) et le développement des trois facteurs restants (le ravissement, le bien-être et la capacité de concentration) ; par delà ces facteurs, les formules canoniques mentionnent plusieurs autres états dans la description du second jhāna, comme la confiance intérieure et l'unification de l'esprit.
Considérant que ce jhāna est plus paisible et sublime que le précédent, le méditant cesse de s'attacher au premier jhāna, et développe à la perfection son nouvel état.
Ayant acquis la « quintuple maîtrise » du second jhāna, le méditant réfléchit sur ses défauts : la proximité des deux facteurs abandonnés et la présence d'une joie spirituelle intense ; ce faisant, il aspire à un état supérieur.

Le troisième jhāna
Celui-ci est atteint à travers l'élimination progressive du ravissement et le développement des deux facteurs restants (le bien-être et la capacité de concentration) ; à côté de ceux-ci, apparaissent deux nouvelles facultés, latentes dans les jhānā précédents : la vigilance (sati), c'est-à-dire la capacité à maintenir parfaitement l'esprit dans l'objet de méditation, sans le laisser s'éloigner ; le discernement (sampajañña), un aspect de la sagesse ou de la compréhension qui permet de saisir la véritable nature de l'objet, sans illusion.

Le quatrième jhāna
Ayant acquis la « quintuple maîtrise » du troisième jhāna, le méditant réfléchit sur ses défauts : la proximité du ravissement, qui vient d'être abandonnée et la présence du bien-être. Il contemple alors l'état où seule subsiste la capacité de concentration, accompagnée par une sensation de neutralité ; il voit que cet état est bien plus paisible et sûr que tout ce qu'il a expérimenté jusqu'à présent ; il abandonne alors le facteur du bien-être et atteint le quatrième jhāna.


L'atteinte des quatre jhānā immatériels

Après avoir émergé du quatrième jhāna, le méditant considère que cet état, aussi raffiné soit-il, se réfère toujours à un objet de méditation ayant une forme matérielle et reste donc associé à tous les défauts inhérents à l'existence matérielle ; le méditant va par conséquent s'orienter vers les quatre plus hautes réalisations appartenant à la culture de la concentration que les suttā dénomment « les paisibles libérations immatérielles transcendant la forme matérielle » ; ces jhānā sont ainsi appelés d'une part car ils permettent de surmonter toutes les perceptions de formes matérielles, y compris la plus subtile d'entre elles, c'est-à-dire celle de la réplique mentale de l'objet de méditation ; d'autre part parce qu'ils sont les corrélats subjectifs des plans d'existence immatériels.
Les jhānā immatériels, contrairement aux états qui les précèdent, ne sont pas désignés par leur numéro mais par le domaine auxquels ils permettent d'accéder : « Espace infini », « Conscience infinie », « Néant », « Sans perception ni absence de perception ».
Les facteurs de ces jhānā, la capacité de concentration et l'équanimité, restent constants ; seul leur objet est différent, de plus en plus raffiné.

Le premier jhāna immatériel
Pour atteindre la première de ces réalisations, le méditant doit, dans le cours du quatrième jhāna, étendre la réplique mentale de l'objet de la méditation aussi loin qu'il lui plaît, jusqu'aux confins du monde. Puis émergeant, de ce jhāna, il doit supprimer cet ultime objet de méditation, et concentrer son attention sur l'espace qu'il recouvrait.

Le second jhāna immatériel
Ayant acquis la maîtrise de cette première réalisation, le méditant, en saisira les défauts, à savoir la trop grande proximité avec les jhānā matériels, et remplacera l'espace sans limite par la conscience sans limite.

Le troisième jhāna immatériel
Pour atteindre la troisième réalisation, le méditant qui maîtrise celle de la conscience infinie, procédera de même, contemplant ses défauts comparés à ceux du caractère éminemment paisible de la perception du néant.

Le quatrième jhāna immatériel
La quatrième réalisation, sans perception ni absence de perception, appelée ainsi dans la mesure où « la perception n'est pas vraiment une perception parce qu'elle n'est pas capable de remplir nettement le rôle d'une perception, et n'est pas non plus une absence de perception parce qu'elle existe sous la forme d'un reste subtil de création1 » , sera atteinte lorsque le méditant percevra le caractère non satisfaisant de toute perception.
(désolé si je suis hors-sujet)
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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 20 nov. 2013, 23:57

Merci !!!
C'est bien intéressant, je ne sais pas si on peut faire un lien...
Il semble que la vision Bouddhiste parle d'état constant du moine dans son existence, quand Lilan Silburn parle de profondeur de méditation...
Sans doute qu'a un moment ces 2 chemins doivent se recouper, mais bon...
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Re: Les vides du chemin...

Message par apatride » 21 nov. 2013, 00:08

Non je ne pense pas, car ces étapes de la pratique du samatha (équivalent du samadhi hindou) sont tout aussi bien enseignées aux pratiquants qui restent impliqués dans des activités mondaines comme toi et moi. Ces qualités infuseraient progressivement la cognition au quotidien.

Bien entendu, je n'écarte pas une mauvaise compréhension de ma part sur ce sujet.

En parallèle on retrouve aussi les vipassana jhana, qui sont les étapes dans la pratique de l'investigation des 3 caractéristiques de tout phénomène dans la terminologie bouddhiste : l'impermanence, la souffrance et le non-soi.
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Re: Les vides du chemin...

Message par pashupati » 27 sept. 2014, 10:01

Les jhānā immatériels, contrairement aux états qui les précèdent, ne sont pas désignés par leur numéro mais par le domaine auxquels ils permettent d'accéder : « Espace infini », « Conscience infinie », « Néant », « Sans perception ni absence de perception ».
Les facteurs de ces jhānā, la capacité de concentration et l'équanimité, restent constants ; seul leur objet est différent, de plus en plus raffiné.

je crois que c'est important de mediter sur ca ;)
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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 29 sept. 2014, 11:24

pashupati, merci de ne pas recopier systématiquement les anciens posts, cela ne sert à rien, allourdi la discussion et la base de données...
Merci :wink:
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Re: Les vides du chemin...

Message par pashupati » 17 mai 2015, 08:28

Namasté yogin et yogini

j ai relus le texte de lilian silburn , tres tres interressant et tres important aussi :)

faudrait relancer le sujet à mon humble avis ;)

Denis jee dans quel livre de lilian silburn se trouve ce texte ? merci d avance

namasté
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Re: Les vides du chemin...

Message par Alexandra » 17 mai 2015, 18:33

C'est dans le vijnana bairava
mieux vaut traverser le désert sans eau, que cette vie sans Dieu. (Alex)
Même quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es à mes côtés. ૐ
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Re: Les vides du chemin...

Message par hridaya » 17 mai 2015, 19:20

euh ,non,elle fait référence au svacchandatantra,un tantra du du shivaisme du cachemire, qui expose les sept vides.
elle s'appuie Egalement sur d'autre texte notamment partie du tantraloka,et des hymnes aux kali.et de sont expérience personnelle et probablement des explications de sont maître de l’époque
le vijnana bhairava évoque quelques manières de faire pour accéder au(x)vide(s),mais ne décrit pas les différentes formes du vides,il s'appuie sur la méthode,mais ne s’intéresse guère aux aspect métaphysique préférant l'action aux bavardage.
chevauche la monture du silence, afin de rejoindre le Guru Kabir
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Re: Les vides du chemin...

Message par Denis » 18 mai 2015, 09:58

Le texte que j'ai mis en haut est tiré du livre "Hymnes au Kali - La roue des énergies divines" de Lilian Silburn chez Institut de civilisation Indienne
Sinon on trouve une très bonne étude dans un livre qui a comme titre : Le vide - expérience spirituelle en occident et en orient, chez Hermès Recherches sur l'expérience spirituelle Les deux Océans.

Pashupati il y a là effectivement de quoi ouvrir une nouvelle discussion, n'hésite pas si tu as envie ! :wink:
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Re: Les vides du chemin...

Message par pashupati » 18 mai 2015, 11:26

re namasté yogin et yogini

j ai trouvé sur wikipedia ces citations de kshemaraja :

Citations

Celui qui perçoit l'univers comme un amas d'écume en plein océan ambrosiaque de la conscience, c'est lui, en Vérité, l'unique Shiva.
La Shakti, poussée par le plaisir, se laisse aller vers la manifestation.
Vismaya, l'émerveillement accompagné de paix et de félicité inébranlables est essentiel dans la voie de Shiva.
Étant entré dans la voie de Shiva, grâce à la pure connaissance, l'univers n'est pour lui (le yogi) que son propre rayonnement.
Alors, grâce à son indépendance, il obtient des pouvoirs surnaturels qui ne sont qu'une gerbe d'étincelles de la conscience.
Sans quitter le niveau supérieur qu'il a atteint, il s'oriente vers les niveaux inférieurs pour les rendre à leur nature divine, étendant la conscience cosmique de Shiva du centre de la Roue (des énergies) jusqu'à la périphérie.


j adheres entierement a ses citations , elles sont à mediter et concretiser

qu en pensez vous

namasté
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Re: Les vides du chemin...

Message par lorkan739 » 18 mai 2015, 12:29

J'ai fait une expérience du Vide cette nuit. La shakti poussé par le plaisir, certes. Ça fait des jours et des jours que comme une goutte d'eau je suis balloté par la shakti... Franchement, c'est pas l'éclate...Bref, hier soir, comme d'habitude, gros stress devant la nuit de sommeil. 

C'est la troisième fois en quelques jours que je sens un point au dessus du nombril s'embraser. Mais là, plus que jamais je sens que je vais y laisser ma peau. Ou plutôt que j'aimerais être déjà mort. Puis soudainement, je sens le centre du bas s'ouvrir sur un vide sans fond. Je tiens là ma délivrance me dis-je. Je pense à haute voix " O Mère, tu dévores l'éclat du feu." Je veux m'ensevelir pour toujours. 

Mon repos je l'ai obtenu lorsque je me suis abandonné à ce vide se diffusant dans la fontanelle. Curieuse sensation au réveil d'avoir échappé à un feu mortel. Et cette espace vide apaisant toujours présent dans la tête. Bah oui, mais moi tous ce que je veux c'est rester les pieds sur terre et faire de belles nuits de sommeil.

Je crois qu' il va me falloir pas mal de temps pour retrouver de l'équilibre et côtoyer la simplicité à laquelle j'aspire. Ce qui est certains, c'est que je suis vidé...hahaha...
Om
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Tom54
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Re: Les vides du chemin...

Message par Tom54 » 11 nov. 2015, 12:01

:wink:
ce soir c'est portes ouvertes, ressent l'infini.
En parlant de vide...
L’évidence c'est d'aimer sans rien attendre.
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