Kulayāga

Tantrisme ...
Un mot usité de partout, mis à toutes les sauces. Venez nous parler de vos expériences et idées sur cette voie.

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lorkan739
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Kulayāga

Message par lorkan739 » 02 juin 2013, 03:15

Le sacrifice ésotérique, Kulayāga, qu'Abhinavagupta expose dans le chapitre 29 du Tantrāloka.
Une pratique qu'il considérait comme des plus importantes puisque que c'est par l'intermédiaire de son maître Shambhunātha qu'il en réçu la révélation...
1. On décrit maintenant le rite secret qui est à l'intention de maître et de disciple parvenus au sommet de la vie mystique.

2.3 Dans le Kramapūjātantra le Seigneur en a dégagé l'essence. Ce qu'en un seul
mois on acquiert par la méthode des siddhas - être accomplis - on ne l'obtient pas en mille par le truchement des cérémonies ordinaires ou d'un flot de mantra...

4. Kula a le sens d'énergie du Seigneur, d'éfficacité, d'élévation, de liberté, de puissance virile, de pinda(masse, densité à seule saveur) de conscience et de corps.

5. Ce sacrifice est uniquement destiné a qui voit ainsi en toute chose une même lumière délivré de tous les doutes.

6. On nomme sacrifice Kula tout ce que le héros (vira) accomplit par la pensée, la parole et le corps, quelle que soit l'activité (exigeant audace et héroisme) apte à revéler une telle essence.

7. Malgrès la variété de ces conditions, le sacrifice peut être accomplit de six manières différentes : dans les activités mondaines, en relation avec une femme (par un simple coup d'oeil), dans l'union du couple ainsi que dans le corps, dans le souffle et en pensée.

8. Il se passe de cercle sacrificiel, de fosse pour le feu, de purifications rituelles, de bains... En un mot de tous les objets et instruments qui accompagnent ordinairement les rites.

9. D'après le Trihirobhairava, "...il n'est que connaissance et connaissable."
J'aime particulièrement l'introduction qui montre bien le caractère quasiment instantané de sa mise en pratique.
Il est dit que pour participer à la conduite ésotérique l'adepte doit être initié par un maître relevant d'une tradition sûre, Krama, Kula, Shakta ou, ce qui encore mieux par une yoginī qui lui apparaît en rêve.
D'ailleurs Maheshvarānanda composa son pôeme, la Mahārthamañjari, comme une gerbe de fleurs pour la yoginī qui lui apparu au cours d'un rêve... :wink:

Voilà ce que Liliann SILBURN écrit à son sujet :

"Pour une telle union, homme et femme doivent étre purs, n'avoir nul autre désir que le désir divin : la grâce doit pénétrer entierement leur corps : alors en un échange mutuel durant l'union, la femme s'empare de la semence et la garde en réserve au centre, cette bouche de la yogini qui dirige la matrice. La femme possède une substance(sadbhāva) plus pure encore que le vīrya de l'homme, ce qu'il y'a de plus pure dans le corps humain : cette substance s'unissant à vīrya constitue "mahārasa", noble et puissance essence : c'est elle qui contrôle le devellopement de l'enfant dans le sein maternel.

Ce coeur possède deux ouvertures : fermant d'abord l'ouverture vers l'extérieur ; alors de ce coeur jailli un torrent qui, à travers les principales nādī, inonde tout sur son passage en sorte qu'excitation, ferveur et autres formes d'intensité se transforment immédiatement en énergie divine. Puis le maître ouvre l'ouverture et le disciple, tout en baignant dans la paix du Soi, la déverse à l'extèrieur. Peu à peu le disciple devient à son tour maître de l'ouverture et de la fermeture.

A la fin du processus, il n'y a plus ni vīrya ni prāna mais une très pure essence " mahārasa". Son madhyacakra étant dirigé vers le haut, l'homme la conserve dans le brahmarandhra, et la fait descendre quant il désire l'utiliser. Un maître thésaurise cette essence sans jamais la gaspiller comme la chose éminemment précieuse, la meilleur des énergies, à n'employer qu'à des fins spirituelles. En effet grâce à cette pure essence, il progresse à grands bonds dans la vie mystique. Devenu maître cette puissance qu'il respecte, il ne la perd plus, même si le corps est vieux ou épuisé.
La femme ne tient pas cette pure essence au brahmarandhra, mais en madhyagarbha ou susumnā qui s'épanouit ; de là l'essence se répand en madhyachacra, la roue centrale, qui chez elle est stable."

~ La Kundalini l'énergie des profondeurs par Lilian SILBURN ~


Qu'en pensez-vous ? :wink:
Om
kinaram

Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 02 juin 2013, 10:51

"Pour une telle union, homme et femme doivent étre purs, n'avoir nul autre désir que le désir divin : la grâce doit pénétrer entièrement leur corps : alors en un échange mutuel durant l'union, la femme s'empare de la semence et la garde en réserve au centre, cette bouche de la yogini qui dirige la matrice. La femme possède une substance(sadbhāva) plus pure encore que le vīrya de l'homme, ce qu'il y'a de plus pure dans le corps humain : cette substance s'unissant à vīrya constitue "mahārasa", noble et puissance essence : c'est elle qui contrôle le devellopement de l'enfant dans le sein maternel.
Je note de L. Silburn se concentre particulièrement sur l'aspect "physiologique" du Kulayaga et évoque un échange de fluide séminal entre partenaires sexuels.
A la fin du processus, il n'y a plus ni vīrya ni prāna mais une très pure essence " mahārasa". Son madhyacakra étant dirigé vers le haut, l'homme la conserve dans le brahmarandhra, et la fait descendre quant il désire l'utiliser. Un maître thésaurise cette essence sans jamais la gaspiller comme la chose éminemment précieuse, la meilleur des énergies, à n'employer qu'à des fins spirituelles.
Elle parle de virya comme du sperme si je comprend bien, hors virya c'est de la puissance mystique dont il s'agit, c'est à dire de la foi.

Elle en profite pour rappeler le devenir subtil du sperme dans les centres subtils selon la vision de l'alchimie orientale littéraliste (sperme=nectar)...

Pourtant:
7. Malgrés la variété de ces conditions, le sacrifice peut être accomplit de six manières différentes : dans les activités mondaines, en relation avec une femme (par un simple coup d'oeil), dans l'union du couple ainsi que dans le corps, dans le souffle et en pensée.
Il y a cinq autres manières d'accomplir ce sacrifice qui sont référencées ici.

Et on n'entends parler que de Maithuna...De sperme et de prostituées à culbuter...(mais d'une manière tout à fait pure sans la moindre arrière pensée hein...). On insiste, on persiste, on signe...

De quel sperme (bija) et de quelle matrice parle-t-on (yoni, il y en a huit millions quatre cent milles) ?
De qu'elle jouissance parle-t-on, de quelle saveur?
Quand on parle du corps, parle-t-on du corps physique?
Pourquoi Shiva réduit-il Kama en cendre avant d'épouser Kameshvari s'il s'agissait un coït physique?
Et à quoi sert le coït physique sans désir, sans pulsions, vierge de tout dualisme, tel qu'il est présenté par les savants spécialistes de la question?
Ne parlerait-on pas de quelque chose qui se passe sur un autre plan que celui sur lequel avec les yeux de merlan-frits on louche tous les jours?
Pourquoi dans de nombreuses traditions on parle de la déesse comme tantôt comme vierge, prostituée et même dans le tantrisme "femme de boucher!"?

Maintenant que le sujet est ouvert, il serait intéressant de développer d'autres visions un peu plus subtiles de ce Kulayaga, surtout si tu as le fameux chap. 29 d'Abhinavagupta. Autant voir ce qu'il en dit! Et ne pas s'attarder que sur ce qui nous arrange. Et ne pas considérer au même niveau le texte original et la traduction et les commentaires de Lilian Silburn, très orientés je trouve!

Le sacrifice tantrique est celui des panchamakara et Maithuna compte pour un. Chaque article doit être explicité d'une manière externe, interne et secrète selon le degré de compréhension du sadhaka.

Mais lorsque l'on parle de Kulayaga, dans la compréhension Kaula (une compréhension qui est conférée subtilement par la famille spirituelle, la kula, par transmission initiatique) c'est du sacrifice ésotérique dont il s'agit, qui est un sacrifice mystique, qui s'opère dans la conscience.

Certes, la physiologie joue un rôle, et je ne suis pas expert pour en parler, mais ce qui est sûr c'est que sur ce plan, bien qu'elle puisse nous apparaître sous la forme d'êtres de sheikh, la Yogini n'est pas une femme. C'est Kundalini, elle est interne.

Et s'éveillant et détruisant les noeuds d'identification de l'identité sous la forme de Vabhuti, Elle se montre de différentes manières et elle enseigne elle-même le sadhaka par la destinée et la sagesse intérieure.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par lorkan739 » 02 juin 2013, 11:39

Salut Kinaram !

Je suis sceptique lorsque tu n'accordes à Lilian SILBURN qu'une vision alchimiste physiologique.
Si je transpose ce qu'elle a écrit par rapport à un sacrifice strictement intèrieur cela me semble tout à fait plausible.

L'article 7 va dans ce sens et c'est bien de le rappeler.
De quel sperme (bija) et de quelle matrice parle-t-on (yoni, il y en a huit millions quatre cent milles) ?
De qu'elle jouissance parle-t-on, de quelle saveur?
Quand on parle du corps, parle-t-on du corps physique?
Pourquoi Shiva réduit-il Kama en cendre avant d'épouser Kameshvari s'il s'agissait un coït physique?
Et à quoi sert le coït physique sans désir, sans pulsions, vierge de tout dualisme, tel qu'il est présenté par les savants spécialistes de la question?
Ne parlerait-on pas de quelque chose qui se passe sur un autre plan que celui sur lequel avec les yeux de merlan-frits on louche tous les jours?
Pourquoi dans de nombreuses traditions on parle de la déesse comme tantôt comme vierge, prostituée et même dans le tantrisme "femme de boucher!"?
Ok elle parle de matrice... Je te l'accorde, mais tout ne peut être parfaitement explicité. Comment pourrait-il en être autrement ? Comment ressentir ce qu'elle décrit autrement que par une intuition ressenti sous la forme d'une connaissance dans la conscience. Crois-tu réellement que tes questions puissent obtenir des réponses plus limpide que le flou dans lequel elles nous plongent ? Toi même tu le dis :
"Le sacrifice tantrique est celui des panchamakara et Maithuna compte pour un. Chaque article doit être explicité d'une manière externe, interne et secrète selon le degré de compréhension du sadhaka."
Donc selon la finesse de l'intuition cognitive du sadhaka. Non ?
Maintenant que le sujet est ouvert, il serait intéressant de développer d'autres visions un peu plus subtiles de ce Kulayaga, surtout si tu as le fameux chap. 29 d'Abhinavagupta. Autant voir ce qu'il en dit! Et ne pas s'attarder que sur ce qui nous arrange. Et ne pas considérer au même niveau le texte original et la traduction et les commentaires de Lilian Silburn, très orientés je trouve!
Vas y on t'ecoute ! Parce que sauf tous le respect et la considération que j'ai pour toi, je ne vois pas quelle subtilité tu apportes à part dénigrer le travail de Lilian SILBURN.
Et s'éveillant et détruisant les noeuds d'identification de l'identité sous la forme de Vabhuti, Elle se montre de différentes manières et elle enseigne elle-même le sadhaka par la destinée et la sagesse intérieure.
Peux-tu tenter de nous offrir une précision de ce qu'est Vabhuti s'il te plait ?

Merci.
Om
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par Denis » 02 juin 2013, 12:35

Et on n'entends parler que de Maithuna...De sperme et de prostituées à culbuter...(mais d'une manière tout à fait pure sans la moindre arrière pensée hein...). On insiste, on persiste, on signe...
Je crois que tout est là !!!
Que dire de plus, si ce n'est pas pour l'occidental, qui déjà à la lecture de tout cela se sent émoustillé par l'idée que dans sa luxure il va trouver Dieu... :beurk:
Quelle lumineuse idée, je peux ainsi me vautrer dans les plus bas instincts et me dire :"whaou, je bande pour Dieu". Tout cela sans chercher plus loin que la première émotion vile et surtout ne rien faire d’autre que jouir de mon ma grande ignorance, puisque tout est déjà là, la boucle est bouclée, Amen...
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 02 juin 2013, 12:55

Vas y on t'ecoute ! Parce que sauf tous le respect et la considération que j'ai pour toi, je ne vois pas quelle subtilité tu apportes à part dénigrer le travail de Lilian SILBURN.
Non, toi tu ne m'écoutes pas, je viens de te dire que je n'ai pas ce fameux texte, et que pour aller plus loin il faudrait voir ce qu'il développe au sujet du sacrifice ésotérique.

Non, je ne dénigre pas Lilian Silburn, j'ai juste un peu moins d'admiration aveugle pour son travail que toi.

Bon, çà me soule.

Bon dimanche ++
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 02 juin 2013, 14:20

Denis a écrit :Que dire de plus, si ce n'est pas pour l'occidental ...
C'est étrange comme discours : "luxure", "bas instincts", "émotion vile" ... surtout si on le compare à quelques autres de tes commentaires voulant que rien n'est à rejeter, que la notion de morale est relative (qui sent à plein nez la Franc-maçonnerie, du moins dans ses altérations(*) récentes :marteau: ), et qu'il n'y a aucun danger à expérimenter quoi que ce soit (sauf drogues & sexe, pour une raison qui est loin d'être claire, ou argumentée :? ).

Techniquement parlant, ça pourrait ressembler à de la théologie chrétienne ... si ce n'est qu'historiquement parlant, le Judaïsme était en pratique la seule "religion(**)" à avoir ce point de vue : les anciennes fêtes Chrétiennes ressemblaient plus aux rituels Grecs ou Romains (ayant une composante sexuelle assez importante :oops: ), et l'Islam (avant l'apparition du Salafisme vers le XIX°, en réaction aux invasions Européennes) a produit Jardin Parfumé, Mille-et-une nuits, et autre iconographie sexuelle explicite :oops: .

(*) : sur ce point, les travaux de Knight & Lomas, focalisés sur les versions anglaises des rituels, semblent montrer que sa version la plus ancienne était assez liée aux religions pré-chrétiennes (les ré-écritures ultérieures, venant entre autres de la Royauté Anglaise ou d'Albert Pike, déformant les rituels & doctrines jusqu'à les rendre méconnaissables).

(**) : peut t'on vraiment parler de religion, dans la mesure où leur bouquin de référence n'est qu'une "simple" réécriture dans un sens Patriarchal des mythes Mésopotamiens ?
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par Odile » 02 juin 2013, 14:20

:D
Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité...
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par lorkan739 » 02 juin 2013, 14:26

Pardon Kinaram.
Tu as peut être sans doute raison...

Moi aussi je suis un peu saoulé là. :fool: Je dois dire qu'à première vue j'ai trouvé ton point de vue très intriguant mais par la suite cela m'a quelque peu désabusé, j'avoue...

Lorsque, ô coincidende, je tombe par hasard sur :

152-153. La pousse est émise (à trois conditions) : 1. Grâce aux frictions successives sur la tige dressé au centre. 2 Grâce à l'union de l'ovule et du sperme* dans le lotus à trois pétales 3. Grâce à la friction unitive dans le feu (le Sujet) des afflux énergétiques des rayons tout resplendissant du soleil et de la lune. Et cette pousse est la création.

*Rajas et aruna pour la femme, virya et retas pour l'homme.

Je ne peux qu'être d'accord :
Elle parle de virya comme du sperme si je comprend bien, hors virya c'est de la puissance mystique dont il s'agit, c'est à dire de la foi.

Elle en profite pour rappeler le devenir subtil du sperme dans les centres subtils selon la vision de l'alchimie orientale littéraliste (sperme=nectar)...
Bon, pour retomber sur mes pieds, je trouve que ce debut de texte exprime quand même très bien ce qui est dis. Mais en traduisant virya par sperme, Lilian SILBURN, n'a sans doute pas incarner jusqu'au bout l'essence du texte.
Qui plus est, cela semble évident que vivre un telle chose dans la conscience se passe de trop de commentaires. Je veux dire par là que lorsque l'on voit le travail colossal qu'elle a fournit cela fait d'autant plus douter.
Peut-être être sa rigoureuse qualité en tant que scientifique qui offre une si belle lisibilité. Je ne sais pas.

Merci encore !
Om
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par lorkan739 » 02 juin 2013, 14:56

C'est étrange comme discours : "luxure", "bas instincts", "émotion vile". .. surtout si on le compare à quelques autres de tes commentaires voulant que rien n'est à rejeter, que la notion de morale est relative (qui sent à plein nez la Franc-maçonnerie, du moins dans ses altérations(*) récentes ), et qu'il n'y a aucun danger à expérimenter quoi que ce soit (sauf drogues & sexe, pour une raison qui est loin d'être claire, ou argumentée ).

Techniquement parlant, ça pourrait ressembler à de la théologie chrétienne. .. si ce n'est qu'historiquement parlant, le Judaïsme était en pratique la seule "religion(**)" à avoir ce point de vue : les anciennes fêtes Chrétiennes ressemblaient plus aux rituels Grecs ou Romains (ayant une composante sexuelle assez importante ), et l'Islam (avant l'apparition du Salafisme vers le XIX°, en réaction aux invasions Européennes) a produit Jardin Parfumé, Mille-et-une nuits, et autre iconographie sexuelle explicite .

(*) : sur ce point, les travaux de Knight & Lomas, focalisés sur les versions anglaises des rituels, semblent montrer que sa version la plus ancienne était assez liée aux religions pré-chrétiennes (les ré-écritures ultérieures, venant entre autres de la Royauté Anglaise ou d'Albert Pike, déformant les rituels & doctrines jusqu'à les rendre méconnaissables).

(**) : peut t'on vraiment parler de religion, dans la mesure où leur bouquin de référence n'est qu'une "simple" réécriture dans un sens Patriarchal des mythes Mésopotamiens ?
Je suis d'accord avec toi... :wink:
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par Denis » 02 juin 2013, 15:12

Ha ben alors si Muad et Lorkan sont d'accord, tout va bien... :lol:
Vous auriez pas envie de créer un forum tous les 2, ce serait super chouette !!! :D
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par lorkan739 » 02 juin 2013, 15:19

Cela me ramene aux strophes finales du VibhutiSpanda de Ksemarāja :

1. Malgrès une multitudes de gloses à ce traité qui, elles, sont généralement superficielles mêmes si (leurs auteurs) sont doué d'intuition, il existe cependant des êtres exceptionnels qui telles des cygnes sagaces, experts à saisir la moelle de la réalité, distingueront la prééminence de ma glose.

2. Mon maître (Abhinavagupta) ne put se résoudre à faire partie du troupeau des nombreux commentateurs et n'a donc pas commenté les Spanda(sutra)

Pareil pour les strophes finales du Spandasamdoha :

1.Certains (commentateur) à la pensée bornée se contente du seul sens littéral de l'océan des Traités, dès qu'il l'ont acquis ; d'autres, malgrès des efforts prolongés, n'atteignent même pas l'autre rive de cet (océan). Les premiers ne font que flotter à la surface comme des brins d'herbe et ne comprennant qu'une moitié ; les autres s'épuisent à plonger et à ressortir ; pourtant il existe des Souverains apte à rendre les êtres ardents capables d'émettre cet océan tout entier.
Denis a écrit :Ha ben alors si Muad et Lorkan sont d'accord, tout va bien...
Vous auriez pas envie de créer un forum tous les 2, ce serait super chouette
Ah non là je ne suis plus d'accord ! :)
Om
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 02 juin 2013, 16:10

Il faudrait dire les choses simplement et p'tet même crument, plutôt que de parler de l'évolution des représentations sexuelles dans les différentes traditions en fonction du puritanisme cultuel de telle ou telle époque...etc. Tout le monde s'en fout.

La question c'est laquelle?

Est ce qu'on doit baiser pour faire du Tantra?
La réponse est non.

La baise et le Tantra ce sont deux choses différentes. Alors plutôt que de se donner des excuses tantriques pour tirer un coup, il vaut mieux assumer et faire les choses le plus simplement possible. Il y a un temps pour tout.

Il y a un coït tantrique. Mais il est intérieur. On l'appelle ouverture du coeur, éveil de certains centres énergétiques, extase. D'expérience, j'ai remarqué que ce genre d'expériences est plus facile d'atteinte en période de limitation de l'activité sexuelle voir d'abstinence. C'est une question d'orientation de l'énergie vitale. Le souffle et la maitrise de la pensée apportent bien plus que la justification philosophique à tout!

On ne peut pas faire du Tantra une sexologie, qu'elle soit aussi new age que le sky dancing ou que sais-je, ou qu'elle prenne l'apparat universitaire bourgeois, avec son lot de non-dits...

Après, est-ce que les maîtres baisent ou pas? Demandez-leur...Il y a des moines, des pères, des amants, des fous qui se baladent à poil dans la forêt. Est-ce si important au final pour que çà engage en nous tant de forces psychiques, de frustrations, de refoulements, de fantasmes?

Denis: "Et Dieu dans tout çà?".

Pour la petite histoire, pour la Shivaratri, Nadir en sera témoin, nous avons vécu une hausse du taux vibratoire lors des chants. Certaines personnes ont flippé, n'étant pas familiarisés avec ce genre d'expériences intérieures, et m'ont dit: "Mais c'est pas çà le Tantra, le Tantra, je connais, c'est vivre sa sexualité de manière épanouie, etc etc". J'ai laissé dire...

C'est plus agréable que de se dire que le Tantra, c'est risquer le bâton de Bhairava.

Il est nécessaire de passer sous la flamme avant d'entrer en extase. La flamme n'est pas celle du désir sexuel, ou alors ce dernier n'est qu'une forme particulière de celle-ci*, c'est la flamme de la purification mystique, le feu de la dissolution, de la révélation, de la fin des temps, Kalagnirudrakali). Et la flamme est la vraie extase. C'est cela Vabhuti.
Vivre cela avec son âme, l'extase spirituelle, qui est si belle, si puissante, et le plaisir sexuel comparé à elle en devient insignifiant (un signifiant, qui signifie quoi au juste? :) ).

*qui irait d'ailleurs plutôt dans le sens de la création, de la reproduction, multiplication, donc dans le sens inverse du mouvement vers le désir du retour à l'origine, la dissolution
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par lorkan739 » 02 juin 2013, 17:11

Après, est-ce que les maîtres baisent ou pas? Demandez-leur...
Personnellement, ça doit faire une éternité ! :lol:
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par Odile » 02 juin 2013, 17:16

Belle réponse Kinaram ! :D
Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité...
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par Denis » 02 juin 2013, 17:20

Est ce qu'on doit baiser pour faire du Tantra?
La réponse est non.
Merci !!! :allah:
Pour la petite histoire, pour la Shivaratri, Nadir en sera témoin, nous avons vécu une hausse du taux vibratoire lors des chants. Certaines personnes ont flippé, n'étant pas familiarisés avec ce genre d'expériences intérieures, et m'ont dit: "Mais c'est pas çà le Tantra, le Tantra, je connais, c'est vivre sa sexualité de manière épanouie, etc etc". J'ai laissé dire...
ha, internet y est pour beaucoup !
Tu imagines pendant 2000 ans on a dit que si on jouait avec notre sexe on irait en enfer, et voila qu'avec la rencontre de l'Inde dans les années 68 on nous dit qu'avec le sexe on rencontre le divin et en plus une cohorte de bonhommes plus ou moins lumineux et sincères écrivent des tonnes de choses, font des stages de houplala pour tous ces occidentaux en mal de jouissances de tout ordre, des êtres comme OSHO deviennent les nouveaux Guru avec 50 Roll Royce, des affaires louches d’empoisonnement, de l’argent, des centaines de casseroles sexuelles et autres…
Mais je crois qu'il faut effectivement laisser dire...
C'est bien, au moins il restera toujours ce côté secret ou très peu d'êtres entrent et ainsi le peuple continue à s'amuser...
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kavi » 02 juin 2013, 18:49

Il y a toute une section du Tirumantiram de Tirumular (la source la plus ancienne des doctrines siddha du sud de l'Inde) qui traite du yoga "copulatoire" (plus ou moins équivalent à ce qui est trouvé sous la rubrique vajroli dans les traités de Hatha yoga postérieurs.
Il est toujours possible d'y voir des allusions à des processus internes, mais cela n'exclut pas que les incarnations plus charnelles de ces pratiques aient existé.
De toutes les façons, les ingrédients, bien qu'identiques, n'ont plus la même valeur lorsqu'ils sont ritualisés et qu'ils servent une finalité autre que leur sphère d'action restreinte habituelle (que ce soit pour l'alcool, le coït ou simplement joindre les mains et fermer les yeux).
Mais aussi, comme une des idées derrière la pratique rituelle, est l'intériorisation puis la persistance et l'exportation de ce qui a été expérimenté durant cette pratique au sein de la vie "mondaine", il se peut que les gestes et les comportements "standards" trouvent à s'imprégner d'une saveur autre.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 02 juin 2013, 19:24

aa
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 02 juin 2013, 20:54

Il y a toute une section du Tirumantiram de Tirumular (la source la plus ancienne des doctrines siddha du sud de l'Inde) qui traite du yoga "copulatoire" (plus ou moins équivalent à ce qui est trouvé sous la rubrique vajroli dans les traités de Hatha yoga postérieurs.
Il est toujours possible d'y voir des allusions à des processus internes, mais cela n'exclut pas que les incarnations plus charnelles de ces pratiques aient existé.
Oui, j'ai regardé le livre et j'ai trouvé le passage sur ce Yoga que j'ai traduis.
735.
Si le liquide séminal est épaissi par l'abstinence sexuelle,
Il ne sera jamais détruit;
Si le corps est allégé par une discipline austère,
La vie sera longue,
Si la nourriture est consommée avec modération,
Le bien coulera à flot,
Vous deviendrez comme Le Seigneur à la Gorge Sombre.
La pratique de rétention semble être une voie prescrite pour des raisons mondaines (faire durer le plaisir) et aussi pour des raisons de contrôle de l'énergie vitale. L'objectif est le contrôle des sens, essentiel dans le Yoga. Le but ultérieur est de se libérer du désir sexuel. Un peu comme le but du contrôle du souffle est l'arrêt de la respiration.
815. Contenir le nectar
Dans la région dorée du crâne,
Le nectar coule en cascade d'argent;
Il est intérieur,
A la sphère astrale située au dessus,
Celui qui parvient à le garder sans le laisser couler,
Deviendra éternellement jeune;
Ceci est une bénédiction, pour sur.
Le nectar dont il est question dans l'Union, l'Amrita, ne me semble pas être de la même nature que le sperme physique. En effet, ce nectar n'est pas collecté dans les testicules (lieu de production du sperme), mais dans le crâne.
Il est possible que les traités de l'époque considérait que le sperme pouvait atteindre le cerveau par la rétention. On sait aujourd'hui que c'est faux, c'est donc autre chose.
En Ayurvéda, on dit que le sperme se transforme en ojas (énergie vitale) selon un long processus alchimique naturel de transformation d'un dhatu à un autre. Ojas est le stade ultime du dhatu dans le corps, à partir des nutriments.
19. Pariyanga Yoga

825 : Les plaisirs de l'union sexuelle dureront si le contrôle du souffle est correctement pratiqué

Recouvert d'onguents divers,
Elle détache ses tresses aux fleurs parfumées,
Jouis-tu de la demoiselle appelée passion de l’union ;
Si tu sais comment tirer
La respiration pranique à travers la colonne vertébrale,
Ton plaisir ne cessera pas.

826 : Si le souffle est contrôlé, des plaisirs délicieux sont pour les partenaires lors de l’union sexuelle

Quand ils recherchent le plaisir,
Le souffle reste stable ;
La demoiselle à la poitrine généreuse et l’homme de bien
Demeurent en union, exaltés,
Comme l’argent liquide et l’or
Qui se mélangent dans le ravissement.

827 : La durée du plaisir s’allonge si le souffle est contrôlé

Dans le Yoga copulatoire pratiqué par
Le héro et l’héroïne,
Oriente vers le haut le carrosse du souffle,
Qui a ses roues dans la région droite et gauche ;
Ici ils collectent les eaux du ciel,
Et les organes ne sont jamais épuisés.

828 : Rétention spermatique à travers le contrôle du souffle

Voici le sens de cette union ;
Lorsque la semence coule,
Le Yogi ne la laisse pas,
Mais il la retient et
S’atteint de l’intérieur,
Ainsi il devient maître.

829 : L’effet de la rétention du flot de semence

Il devient maître de Jnana
Il devient maître des plaisirs
Il devient maître de lui-même
Il devient maître des cinq sens.

830 : L’union sexuelle à travers Pariyanga englobe cinq ghatikas (1h30) et est extatique

Ceci est le Pariyanga Yoga
Qui dure cinq ghatikas ;
Au-delà, au sixième,
La demoiselle repose dans les bras de son bien-aimé,
Dans une union de félicité,
Qui comble le cœur,
Et qui se passe des descriptions.

831 : Les pratiquants assidus seuls en viennent au Pariyanga Yoga

A moins qu’il n’ait obtenu succès
Dans le Pariyanga Yoga
Pendant cinq ghatika,
Le Yogi ne devrait jamais embrasser une femme.

832 : Le Seigneur Shiva pratique le Pariyanga Yoga

Qui, demanderas-tu, a achevé cet audacieux Yoga ;
Le Seigneur qui porte le Gange céleste dans ses tresses,
Pendant cinq Ghatikas,
A embrassé Shakti avec des paroles de douceur d’ambroisie,
En pensant et sans penser à l’acte accomplis.

833 : L’âge du couple pour pratiquer Pariyanga Yoga

Pour pratiquer ce yoga,
L’âge de la demoiselle doit être de 20 ans,
Et celui de l’amant de 30,
Ainsi, un ravissement s’en suit,
Les cinq sens de la femme la quitte,
Son esprit s’épuise,
Lorsqu’elle atteint le climax ;
Mais l’homme ne connait aucun épuisement,
Pas plus qu’une décharge de semence

834 : Seuls ceux qui pratiquent Kecari peuvent en venir au Pariyanga

De peur de laisser s’échapper l’argent vif dans le flot d’or,
L’alchimiste plein d’art, par le contrôle du souffle yogique,
Fait voyager vers le haut Kundalini, par la route spinale et au-delà,
Il les contient par la langue.

835 : Le Pariyanga Yogi est exalté

Le Yogi qui éprouve une joie extatique,
Et sans excitations, pratique ce Yoga avec une femme,
Devient radieux comme le soleil,
Et maître reconnu dans les dix directions,
Et des groupes des 18 Ganas.

836 : Le Pariyanga Yoga pratique avec le Kecari Yoga également

Epousant la sagesse exposée par Budha (Mercure),
Qui se tient entre le Soleil et Satune,
Le jeune Yogi qui embrasse la Demoiselle,
Connut une joie infinie,
De crainte que sa semence d’argent,
Ne coule pas droit dans la semence féminine d’or,
Il a brûlé sa bouche dans la Lune mystique.

837 : Le Pariyanga Yoga est une sagesse yogique de rétention spermatique

Celui qui parfait la sagesse,
Et embrasse la femme dans une beauté pleine de sagesse,
Ne connaitra pas de peines,
Auprès de se femme il restera,
Le liquide d’argent demeurant non dépensé,
Et ne coulant pas dans le sac vaginal de la femme.

838 : Se libérer de l’union sexuelle s’obtient par le Pariyanga Yoga

Ce corps qui brûle comme la cire dans le feu (par l’union sexuelle),
Ne pourra plus se laisser entrainer dedans,
Lorsque l’aube de la sagesse se pointera ;
Ce qui ont atteint la sagesse du Vide,
Ne feront plus jamais partir le liquide d’argent.

839 : Vision du Vide dans le Pariyanga Yoga

Quand tu connais le Vide,
Et la lumière dans ce Vide,
Ton esprit droit être fort comme un ciseau de bronze ;
Après avoir goûté, le nectar,
J’ai vu le Vide,
Avec le bon Nandi guidant,
Au-delà, je ne savais pas.

840 : Le Pariyanga Yoga est exposé par Sadashiva à Shakti

Qui sont ces êtres de haut-rangs au-delà ?
Ils sont Mal, Brahma, Nandi ;
Le quatrième est Sadashiva,
A la Shakti à la taille élancée,
Ceci est exposé :

841 : L’immortalité pour ceux qui unissent Shivashakti dans le crâne

Si tu parviens à Shakti et Shiva,
Au-dedans du cercle doré intérieur (crâne)
Et que tu les joins en union,
Tu vivras sur terre,
Un million, des milliards d’années.

842 : Les Yogis s’offrent eux même, entièrement, à Dieu

Inspirer, expirer et retenir le souffle inhalé,
Peu connaissent ces techniques de contrôle,
Et ceux qui sont compétents dans le domaine,
S’offrent eux même entièrement au Seigneur.

843 : Le Yoga délivre des désirs du monde

Connaissant la voie de l’oblation propre,
S’ils parviennent au cercle mystique,
De Shiva et de Shakti,
Ils rejoignent la vraie voie,
Et avec leurs cheveux sombres,
Ils deviennent éternellement jeunes,
Et la Shakti Unique demeurera au-dedans,
Par accord,
Les délivrant de tous les désirs mondains.

844 : Le Lotus du Crâne

Il y a un lotus,
Que ni la terre ni le ciel ne connaît ;
Pas de tiges, pas de racines, le lotus éclot déjà !
La cité ici n’était rien, maintenant, la Lumière ici est unique !
Ni au dessus ni en dessous est une fleur, dont personne n’a entendu parlé.

Excusez la traduction à la va-vite de l'anglais : http://www.himalayanacademy.com/view/tirumantiram
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 02 juin 2013, 21:03

Qui aurait le courage de retranscrire ce fameux chapitre 29 (avec ou sans les commentaires si flemme)? :)
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 02 juin 2013, 21:43

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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par Denis » 02 juin 2013, 22:44

Merci Kinaram pour cette belle traduction limpide !
Le fait n'est pas de dénigrer l'acte sexuel utilisé par certains véritables Yogi initiés à cette pratique, mais de comprendre que de nos jours la vision occidentale est à mille lieues de tout ça et donne juste le prétexte à beaucoup de vivre leur petites affaires au nom du tantra...
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 02 juin 2013, 23:24

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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par hridaya » 03 juin 2013, 11:22

concentrer vous donc sur l' union avec la sakti Intérieur,lorsque vous aurez gouté çà,ce plaisir au delà de tous les plaisirs,cette fusion au delà de toute les fusion,les plaisirs des sens extérieurs vous sembleront bien dérisoire et toute les questions fantasmatique sur la maithuna ou je ne sais quoi disparaitront d' elle même.
la sakti deviendra l' amante que vous porterez en vous même,qui vous accompagnera nuit et jours, quand vous l' appellerai par le rituel du souffle ou du mantra elle se présentera fidele entre les fideles a qui saura l' évoquer....et l' honorer...
l' amante("Religieuse") vous dévorera de son Amours et deviendra l' Aimante qui fera que l' amours charnelle vous semblera bien grossiers,laissant place a un sentiment plus vaste, ces sakti extérieurs ferons bien pale figure a coté de celle qui est toutes choses, comment une femme de chair, de sang et d' os,pourrai t-elle vous combler des milles cadeaux que vous offre la grande déesse....elle qui est toute manifestations, toutes choses.....
adresse vous donc a la grande Déesse intérieur , .....plutôt qu' a ses seins....extérieurs :wink:
chevauche la monture du silence, afin de rejoindre le Guru Kabir
kinaram

Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 03 juin 2013, 11:52

Merci Hridaya!
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kavi » 03 juin 2013, 12:41

kinaram a écrit :Qui aurait le courage de retranscrire ce fameux chapitre 29 (avec ou sans les commentaires si flemme)? :)
Ce n'est pas qu'une question de flemme, mais aussi de temps. Ce seul chapitre dans sa traduction italienne (qui ne comporte par le commentaire de Jayaratha) remplit quasiment trente pages. Même si l'on ne traduit pas les notes infrapaginales (ce qui serait dommage), cela demande un peu de temps. D'autant plus que pour bien faire, il faudrait tout d'abord traduire le chapitre précédent qui concerne d'autres types de rites, plus orthodoxes, dont le Kulayâga est en quelque sorte la version "kaulisée".
Et comme je l'écrivais ailleurs, je ne suis pas sûr que dans tout le texte d'Abhinavagupta, ce soit le chapitre à traduire en priorité.
Il peut être intéressant d'en lire les préliminaires :

I. Le caractère particulier des sujets aptes à un tel rituel.
Tout le rituel précédent [exposé dans le chapitre XXVIII] va être maintenant exposé selon les méthodes du Kula, lesquelles sont faites pour être pratiquées seulement par des maîtres et disciples d'une exceptionnelle élévation. [1-2a]


C'est vrai que du coup, je ne me sens pas spécialement concerné... Blague à part, si je trouve le temps de plonger là-dedans et que j'y trouve quelque chose de suffisamment éclairant pour vous le communiquer, je le ferai, mais j'ai quelques autres lectures en retard !
Kinaram a écrit :Le nectar dont il est question dans l'Union, l'Amrita, ne me semble pas être de la même nature que le sperme physique. En effet, ce nectar n'est pas collecté dans les testicules (lieu de production du sperme), mais dans le crâne.
Il est possible que les traités de l'époque considérait que le sperme pouvait atteindre le cerveau par la rétention. On sait aujourd'hui que c'est faux, c'est donc autre chose.
En Ayurvéda, on dit que le sperme se transforme en ojas (énergie vitale) selon un long processus alchimique naturel de transformation d'un dhatu à un autre. Ojas est le stade ultime du dhatu dans le corps, à partir des nutriments.
Je pense que ta dernière remarque, sur la transformation des dhatu est certainement une clef d'interprétation. Une fois que j'évoquais le sujet lors d'un entretien, la réponse que j'avais reçue allait dans ce sens, à savoir que bien entendu il ne s'agissait pas du sperme en tant que substance physique que l'on faisait remonter mais d'un courant tenant plus de l'énergie nerveuse.
A ce propos, je pense que tant cet aspect du tantrisme et que l'équivalent de ces pratiques dans le taoïsme (qui se sont mutuellement influencés) semblent faire écho à l'expérience empirique tirée de la sexualité "ordinaire". La femme est considérée comme possiblement vampirisante, l'homme, comme celui qui doit veiller à ne pas perdre son énergie (même si par ailleurs, et cela a déjà discuté sur ce même forum par le passé, il est question aussi d'oblation du sperme qui n'est pas à entendre que sous sa contrepartie subtile). Or, il se trouve qu'après l'éjaculation, l'homme subit une baisse de régime (qui tend, ce n'est un secret pour personne, à s'accroître avec l'âge) comme s'il s'était réellement vidé d'une énergie nerveuse. Simple phénomène physiologique. L'orgasme féminin, bien que lié à de puissantes décharges d'énergie nerveuse et bien que débouchant sur un relâchement du tonus musculaire, possède la capacité de rester de manière spontanément beaucoup plus durable dans une capacité à jouir qui fait que l'on a interprété cela comme le signe qu'elle aspirait littéralement l'énergie mâle. Les simples données physiologiques ont certainement contribué à favoriser l'émergence du modèle bipolaire qui est exposé dans ces textes d'alchimie sexuelle.
hridaya a écrit :concentrer vous donc sur l' union avec la sakti Intérieur,lorsque vous aurez gouté çà,ce plaisir au delà de tous les plaisirs,cette fusion au delà de toute les fusion,les plaisirs des sens extérieurs vous sembleront bien dérisoire et toute les questions fantasmatique sur la maithuna ou je ne sais quoi disparaitront d' elle même.
la sakti deviendra l' amante que vous porterez en vous même,qui vous accompagnera nuit et jours, quand vous l' appellerai par le rituel du souffle ou du mantra elle se présentera fidele entre les fideles a qui saura l' évoquer....et l' honorer...
l' amante("Religieuse") vous dévorera de son Amours et deviendra l' Aimante qui fera que l' amours charnelle vous semblera bien grossiers,laissant place a un sentiment plus vaste, ces sakti extérieurs ferons bien pale figure a coté de celle qui est toutes choses, comment une femme de chair, de sang et d' os,pourrai t-elle vous combler des milles cadeaux que vous offre la grande déesse....elle qui est toute manifestations, toutes choses.....
adresse vous donc a la grande Déesse intérieur , .....plutôt qu' a ses seins....extérieurs :wink:
Ce que tu écris, Hridaya, sonne juste, mais tu sembles comparer deux choses qui ne sont pas sur le même plan : l'union mystique des polarités internes, et le plaisir sensoriel de l'union charnelle de deux êtres humains. Alors qu'il est question d'une adoration rituelle incluant une "performance" sexuelle. As-tu vécu ce type d'expérience, encadré par un guru dûment patenté pour affirmer comme tu le fais la supériorité d'une adoration mentale ?
On peut toutefois porter à ton crédit, qu'en règle générale, les étapes de l'adoration vont toujours du plus incarné au plus abstrait (manasapûja), mais il n'empêche que partir du concert, du solide, est parfois une aide indispensable, ou très utile, avant d'arriver à intérioriser un processus.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par hridaya » 03 juin 2013, 13:20

As-tu vécu ce type d'expérience, encadré par un guru dûment patenté pour affirmer comme tu le fais la supériorité d'une adoration mentale ?
clairement non, je ne prone pas d' ailleurs la superiorité "d' une adoration mentale", rien n' est superieur à rien en ce monde, je parle de la seule chose que je connais, mais force est de constater que lorque l' on parle de maithuna et compagnie.... il semblerai que ce soit un sujet qui enfflamme les passions et nos imaginaire un peu ...ordinaire.
je pense plus simplemment que l' accés par la voie interieur ,par les energies,nos energies,et beaucoups plus accessible et nous mettent a l' abri de certains egarement...
et puis il ne suffit pas de lire ce qu'il nous arrange dans ces texte:
831 : Les pratiquants assidus seuls en viennent au Pariyanga Yoga


A moins qu’il n’ait obtenu succès
Dans le Pariyanga Yoga
Pendant cinq ghatika,
Le Yogi ne devrait jamais embrasser une femme.
834 : Seuls ceux qui pratiquent Kecari peuvent en venir au Pariyanga
De peur de laisser s’échapper l’argent vif dans le flot d’or,
L’alchimiste plein d’art, par le contrôle du souffle yogique,
Fait voyager vers le haut Kundalini, par la route spinale et au-delà,
Il les contient par la langue.
Alors qu'il est question d'une adoration rituelle incluant une "performance" sexuelle.
justement ,du point de vue externe il pourrait apparaitre comme une "performance" sexuelle, mais ce n' est pas du tout le cas,le yogin est integralement concentré dans la maitrise de ses energies :
Dans le Yoga copulatoire pratiqué par
Le héro et l’héroïne,
Oriente vers le haut le carrosse du souffle,
Qui a ses roues dans la région droite et gauche ;
Ici ils collectent les eaux du ciel,
Et les organes ne sont jamais épuisés.

Qui, demanderas-tu, a achevé cet audacieux Yoga ;
Le Seigneur qui porte le Gange céleste dans ses tresses,
Pendant cinq Ghatikas,
A embrassé Shakti avec des paroles de douceur d’ambroisie,
En pensant et sans penser à l’acte accomplis.
kinaram a écrit:
Le nectar dont il est question dans l'Union, l'Amrita, ne me semble pas être de la même nature que le sperme physique. En effet, ce nectar n'est pas collecté dans les testicules (lieu de production du sperme), mais dans le crâne.
Il est possible que les traités de l'époque considérait que le sperme pouvait atteindre le cerveau par la rétention. On sait aujourd'hui que c'est faux, c'est donc autre chose.
en fait il semblerai que le sperme soit une degradation, une manifestation grossiére , une descente et par ce style de pratique( entre autre) ce qui est brulé en bas puisse étre remonté vers le haut, tranmuté,on le remet juste a sa juste place, a l' arriére du crane
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par hridaya » 03 juin 2013, 13:31

mais il n'empêche que partir du concert, du solide, est parfois une aide indispensable, ou très utile, avant d'arriver à intérioriser un processus.
non , je crois que c'est le contraire, en tout cas pour ce genre de pratique,ça s'est sure. ces pratique sont des pratique pour des pratiquant confirmé , en fin de cycle très aguerri.
si tu veux t' intéresser a du concret, il me semble intéressant de s' intéresser a son corps par les asana traditionnelles et à sont souffle.
je continu d' être très sceptique de l' intérêt que l'on porte a ce genre de pratique... :wink:
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kavi » 03 juin 2013, 13:49

Tu dis ne pas considérer comme supérieure l'adoration mentale au rituel physique mais cela n'apparaît pas si évident dans ces lignes :
Hridaya a écrit :concentrer vous donc sur l' union avec la sakti Intérieur,lorsque vous aurez gouté çà,ce plaisir au delà de tous les plaisirs,cette fusion au delà de toute les fusion,les plaisirs des sens extérieurs vous sembleront bien dérisoire et toute les questions fantasmatique sur la maithuna ou je ne sais quoi disparaitront d' elle même.
Surtout, je mettais l'accent sur le fait que tu semblais mettre sur le même plan un maithuna ritualisé et le simple fait d'avoir une relation sexuelle.
Que ces questions enflamment l'imaginaire, c'est un fait, il suffit de voir comment sont remplis les rayons dévolus au tantrisme dans les librairies ordinaires. Pour ma part, je pense qu'effectivement, ce n'est certainement pas le point qu'il convient d'élucider toute affaire cessante, mais cela n'empêche de s'y intéresser, ne serait-ce que de manière académique, pour qui en à la fibre.
Hridaya a écrit :et puis il ne suffit pas de lire ce qu'il nous arrange dans ces texte
Oui, c'était d'ailleurs le sens de ma citation du début du fameux chapitre.
Hridaya a écrit :justement ,du point de vue externe il pourrait apparaitre comme une "performance" sexuelle, mais ce n' est pas du tout le cas,le yogin est integralement concentré dans la maitrise de ses energies
J'avais à dessein placé le mot performance entre guillemets pour indiquer qu'il ne s'agissait pas du sens qu'il a dans "performance athlétique", mais simplement pour qualifier une pratique ou le coït est réellement actualisé bien qu'incorporé dans un contexte yoguique.

Pour résumé, tu as parlé "de la seule chose que tu connais", ce qui me paraît honnête et intéressant, mais tu es passé de cette expérience à un jugement de valeur sur une pratique que tu ne connais pas de première main, ce qui pour le coup me semble problématique.
kinaram

Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 03 juin 2013, 14:00

A ce niveau, il serait vraiment intéressant de comprendre ce qu'on entend par "sacrifice ésotérique".

Pour les uns, le sacrifice est externe, c'est un coït, et il peut être intériorisé, et dans l'intimité de l'expérience : éveil de l'énergie.
En ce qui concerne le sacrifice externe, il est souvent recommandé, afin que le sadhaka ne se perde ni dans le plaisir des sens, ni dans son propre univers fantasmatique, de le pratiquer vaishnava.

Pour les autres, le sacrifice est interne, il est question d'être seul et par la sadhana, le flot de Grace descend et nous éveille à notre propre nature. Avant de parvenir à cela, la concentration, la respiration, le contrôle des sens sont nécessaires pour stabiliser l'énergie et libérer notre identité de ses liens. L'union d'Atman et de Paratman fait couler le nectar à flot lorsque la conscience se reconnait en Cela.

Enfin, on parle du sacrifice ésotérique, qui est le sacrifice secret. C'est l'union de l'interne et de l'externe, et l'au delà des deux. Il n'y a pas de différences entre ce qu'il se passe dans le monde et ce qu'il se passe dans la conscience, car le monde est un reflet de la conscience. C'est l'identité fondamentale, le Mahamudra, la fusion du Samsar et du Nirvana, le lieu de l'Avadhuta. Alors chaque geste est rituel, chaque situation de la vie est part du Grand Rituel, de la grande oblation, le sacrifice de toute forme dans le feu de la vérité, etc...
Je ne crois pas qu'à ce niveau, l'on s'intéresse à maintenir intact le plaisir sexuel.

Il est d'une certaine tradition d'appeler le sacrifice externe dakshina, l'interne vama et le secret kaula.

En fait, il faudrait parler en premier lieu du sacrifice de soi, méditer dans les flammes, le véritable tapasya. C'est le sacrifice aghori.

Chacun son niveau, chacun sa progression. Tout dépend de l'orientation dans l'esprit. Que veut-on vraiment?
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kavi » 03 juin 2013, 14:03

hridaya a écrit :
mais il n'empêche que partir du concert, du solide, est parfois une aide indispensable, ou très utile, avant d'arriver à intérioriser un processus.
non , je crois que c'est le contraire, en tout cas pour ce genre de pratique,ça s'est sure. ces pratique sont des pratique pour des pratiquant confirmé , en fin de cycle très aguerri.
si tu veux t' intéresser a du concret, il me semble intéressant de s' intéresser a son corps par les asana traditionnelles et à sont souffle.
je continu d' être très sceptique de l' intérêt que l'on porte a ce genre de pratique... :wink:
Oui, partir du corps, pas simplement par les asanas, mais par l'attention de plus en plus minutieuse à notre chimie interne, aux transitions, aux réactions.
Mais aussi, avant de plonger dans l'adoration mentale, on passe souvent par d'autres étapes ou l'on met en place une représentation extérieure de divers éléments que l'on intériorise ensuite (comme dans le bhûtashuddhi).
Pour ce qui est de maithuna, il est possible que cela soit une étape, ou une actualisation extérieure occasionnelle d'une adoration qui peut être purement mentale. Mais effectivement, il est bien précisé que cela s'applique à des tempéraments particuliers et/ou à des adeptes spécialement qualifiés.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kavi » 03 juin 2013, 14:15

Kinaram a écrit :Enfin, on parle du sacrifice ésotérique, qui est le sacrifice secret. C'est l'union de l'interne et de l'externe, et l'au delà des deux. Il n'y a pas de différences entre ce qu'il se passe dans le monde et ce qu'il se passe dans la conscience, car le monde est un reflet de la conscience. C'est l'identité fondamentale, le Mahamudra, la fusion du Samsar et du Nirvana, le lieu de l'Avadhuta. Alors chaque geste est rituel, chaque situation de la vie est part du Grand Rituel, de la grande oblation, le sacrifice de toute forme dans le feu de la vérité, etc...
Je ne crois pas qu'à ce niveau, l'on s'intéresse à maintenir intact le plaisir sexuel.
En plus de cet aspect-là, transcendant la dualité externe/interne, il faut prendre la dimension culturelle. Nous parlons souvent de ces pratiques comme s'il s'agissait d'entraînement spirituel ou d'examen de passage pour obtenir un grade dans la hiérarchie des accomplis, mais c'est oublier le cadre dans lequel tout ceci s'insère. Des rituels quotidiens (la "routine"), d'autres occasionnels (selon les buts poursuivis), des festivals, reliés à des considérations astrologiques. Abhinavagupta écrit assez régulièrement que l'aspect rituel n'est pas essentiel, que l'on peut s'en passer pour réaliser "l'insurpassable". Mais dans le même temps,il préconise de continuer à effectuer les rituels quotidiens, comme une sorte d'action de grâce, mais aussi je pense parce qu'il s'agit de rester dans un clan, de garder un ancrage. L'adoration est donc souvent interne car il n'est pas besoin pour l'adepte accompli d'user de moyens externes, mais parfois, dans le cadre de festivités particulières, on va rejouer le drame mystique charnellement (que ce soit maithuna ou des rites orthodoxes). Il n'y a pas nécessité, mais diverses modalités de célébration de la conscience. C'est du moins ce que je comprends pour l'instant de ce domaine.
kinaram

Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 03 juin 2013, 14:17

Ok! Why not Kavi! Moi çà me va bien! haha

Enfin bon, je ne sais pas si on contrôle vraiment la manière dont se jouent les drames mystiques...
Les festivals sont les occasions de les remémorer, mais çà n'est pas parce qu'on vit Navaratri en Inde par exemple, qu'on connait vraiment l'action de Durga dans la conscience.
Il ne faut pas confondre la religion de l'expérience de première main, et à un stade, il n'y a plus de religieux, seulement pour aider les autres. Et effectivement, les festivals sont des occasions de "jeu" des siddhas dans le monde...:)
Mais ne crois pas qu'un siddha ait besoin de baiser pour se souvenir de l'union entre Shiva et Shakti.

Ce qu'il se passe c'est que d'un vrai Maithuna est enfanté un siddha.

Et Jésus par exemple, nous l'explique très bien:
kinaram

Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 03 juin 2013, 14:26

Jean, chap 3
01 Il y avait un pharisien nommé Nicodème ; c'était un notable parmi les Juifs.
02 Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui. »
03 Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. »
04 Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? »
05 Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
06 Ce qui est né de la chair n'est que chair ; ce qui est né de l'Esprit est esprit.
07 Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître.
08 Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »
A mettre en perspective avec la parabole du semeur bien sûr, la graine (bija) dans la bonne terre (yoni) :
Ecoutez. Voici que le semeur est sorti pour semer. Or, comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin; les oiseaux sont venus et ont tout mangé. Il en est aussi tombé dans un endroit pierreux où il n'avait pas beaucoup de terre; il a aussitôt levé parce qu'il n'avait pas de terre en profondeur; quand le soleil fut monté, il a été brûlé et, faute de racines, il a séché. Il en est aussi tombé dans les épines; les épines ont monté, elles l'ont étouffé, et il n'a pas donné de fruit. D'autres grains sont tombés dans la bonne terre et, montant et se développant, ils donnaient du fruit, et ils ont rapporté 30 pour un, 60 pour un, 100 pour un". Et Jésus disait: "Qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende!

Marc 4, 3-9
La sadhana est l'ensemencement, le semeur est le guru. La fécondation est le signe de la victoire de la sadhana et le fruit, la réalisation.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 03 juin 2013, 16:33

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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 03 juin 2013, 17:27

D'où tu as vu que Jnanamudra était la visualisation et Karmamudra la pratique sexuelle?

Ce que tu décris est bien intéressant, mais n'a rien à voir avec le Kulayâga.
kinaram

Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 03 juin 2013, 19:05

Bien, parlons un peu du Kulayâga.

Ce que décrit Abhinavagupta dans le chap. 29 du Tantra Loka, traduit et commenté par John R. Dupuche, me fait évidemment pensé au Kularnava Tantra.

Le rituel décrit vient de la même école, l'école Kaula, introduite par Matsyendranâtha Maharaja, et exprimée avec quelques différences dans différentes parties de l'Inde au cours de différentes époques.

Selon Jayaratha :

"Le sacrifice de la personne dont les doutes multiples ont été détruis, est vraiment le type du sacrifice kula."

Il explique :

"Quoique le héros fasse en esprit, par la parole, ou dans le corps dans le but d'éveiller un tel état d'esprit est dit sacrifice kula."

Les six supports du sacrifice:

"Le sacrifice peut être basé sur la réalité extérieure, sur la Shakti et le couple, dans l'artère du souffle subtil (sushumna), en esprit. Le sacrifice kula est de 6 types."

Les articles du rituel :

"L'alcool est la suprême Shakti, le vin est de Bhairava. Le Soi est rendu liquide car Bhairava a un grand coeur."

Dans le sacrifice externe on parle d'alcool et de vin. Des articles de substitution sont conseillés comme le miel.
Dans le sacrifice interne on parle du "nectar de gauche" (Vamamrita) éveillée par le mantra.
Dans le sacrifice secret, on parle d'un amour qui rend ivre. C'est Kundalini elle même. Târâ est dite l'alcool elle-même.

"l'adepte titube, ivre de la réalisation mystique de la non-dualité avec le Suprême." Yoginihridaya


Les autres articles - On parle de 5 articles (panchamakara), ou parfois 9 ou encore 16, ils représentent les tattvas. L'alcool est relié au feu, Maithuna à l'éther. Il existe également des offrandes de viandes et de poissons, et de plantes, rarement de fientes ou d'urine. On retrouve l'explication de ces rites originalement de la Kalika Purana, qui est un texte tantrique de Kamarupa.
Mahamamsa est la chair humaine, sacrifice ultime. Selon la vision de l'Ashtanga Yoga, l'offrande est celle de soi même, elle est mystique, par Pratyahara.

Le vaisseau, le lieu sacré et la lampe :

"Ce sujet a été évoqué par Parameshî dans l'illustre Kramarahasya. Le vaisseau, le lieu sacré du sacrifice et la lampe constituent le triple secret du sacrifice kula. Le vaisseau dérive de l'association à la Shakti, le lieu sacré est dit être la terre, le vêtement ou le crâne, et ce dans l'ordre hiérarchique, la lampe est préparée avec du ghee, les vaches qui paissent sur terre sont comme la déesse."

Dans la tradition orale, on parle du yajna pitha où s'effectue le sacrifice, ou du havan kunda comme du lieu du sacrifice. Le havan pitha extérieur est le bûcher, le havan pitha interne est le coeur.
Le vaisseau est le patra, la coupe. Dans le rituel externe, elle peut être de cuivre, d'argent ou d'or, ou d'un crâne humain (kâpal) selon l'orientation du rituel, dans le rituel interne, la coupe est effectivement le crâne (kâpal), mais pas un crâne externe, notre propre boite crânienne.
Et la lampe de ghee est le feu immortel, allumé par la séparation du subtil de l'épais (le lait de l'huile), processus avec lequel on obtient le ghee. C'est la lumière de viveka.

Le déroulement du rituel :

Bhutashuddi, la purification des éléments - Les articles sont purifiés par des mantra, dans le sacrifice interne, ce sont les nadis qui sont purifiés par les pratiques de respiration et de mantra japa.

La guirlande de lettre est utilisée pour éveiller l'énergie du rituel en résonance avec l'énergie du corps et de la parole.

Les yoginis sont installées dans le corps par différents nyasa et mudras.

L'oblation - Le vin est offert par gouttelettes au guru, au yoginis du yantra, dans les différentes directions, aux matrikas, aux siddhas de la lignée initiatiques, etc. Ce dans le cadre d'un tarpana, dans le cadre du homa, les articles sont offerts au feu accompagné de vidya mantras, l'alcool est versé à l'aide de la coupe sélectionnée.

On utilise la vidya, le yantra et les articles spécifiques à l'ishta devata.

Dans le sacrifice interne, les bija sont offerts au feu de la conscience selon la pratique de dharana. La dévotion se déverse du coeur vers le guru et la déesse, et les yoginis du yantra du corps et de l'esprit s'activent et font plonger la conscience dans des états modifiés.
Sans vin externe ni alcool.

J'ai déjà évoqué le poisson comme article d'offrande du Kulayâga.

Le cercle des chakrinî :

Les shaktis du kulachakra, sous la commande de la Shakti du Centre, Kuleshwari sont :

"la femme d'un intouchable, d'un noir, d'un archer, d'un boucher, d'un tanneur, d'un marchant de liqueur, d'un frappeur d'os, d'un pécheur et d'un potier".

Il faut bien comprendre ces symboles. Intouchable veut dire ici Avadhuta, libéré des distinctions (caste), le noir fait référence à Krishna-Kali et à Aghora, la femme de l'archer, à Sita, la parèdre de Rama (qu'il faut retrouver), le boucher à Kali-Durga-Bhairavi, le tanneur, qui travaille la peau à la discipline, le marchant de liqueur à l'extase, le frappeur d'os à Bhairava-Bhairavî, le pécheur à la traversée du Samsara et au Guru (Matsyendranâtha), et le potier à l'alchimiste.

Concernant le "choix" de la Bhairavî, la co-pratiquante du rituel, on parle également de prostituées. La prostituée est celle qui fait l'amour avec tout le monde, sans distinction. Elle est l'énergie interne confondue dans la multitude qu'il convient d'accompagner vers l'unité par la pratique. C'est dans le christianisme, la conversion de Marie-Madeleine.

La vision interne:

"Celle qui est la neuvième shakti, Chakrinî, circule, bien qu'elle demeure au centre de l'univers. Elle exerce la pression sur chaque graine, afin de séparer l'huile de la coque. Bien plus, celle que l'on nomme Kundalinî sort du bulbe."

Dans le corps, il s'agit du bulbe rachidien.

Les yoginî sont les forces qui nous transforment. Les chakrinî président aux chakras du cercle (Shri Yantra), que l'on lit horizontalement (de l'extérieur à l'intérieur et de l'intérieur à l'extérieur) sur le Shri Yantra en plan, et verticalement (de Muladhara où dort Kundalini à Sahasrara qui est le bindu du centre).

De quoi réfléchir non?

Bonne soirée!

In english please : http://bookos.org/book/1368998/6a5ad0
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 03 juin 2013, 20:25

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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 03 juin 2013, 22:04

Quelle idiotie...
Nous allons faire un combat de savants à coup de qui aura la meilleure citation...
Ca n'est pas comme cela qu'il faut s'y prendre.

Il faut parler d'expérience.
J'ai pratiqué le sacrifice externe en Inde et en France, puis par la grâce de la lignée initiatique, j'ai été introduit à la pratique du sacrifice interne.

Si je dis que le sacrifice externe n'est pas celui dont il s'agit lorsque l'on parle de sacrifice ésotérique, je ne me planque pas derrière des spécialistes universitaires, je parle d'expérience.

Des bouteilles d'alcool, j'en ai bu sur le crématoire, avec des yoginis, des fous, entouré de chiens, en vêtement noir. C'est sûr çà en jetait. Mais çà n'est pas çà que je souhaite partager ici. Je souhaite juste témoigner de mon parcours et de ma compréhension, pour que certains puissent éviter certaines erreurs d'interprétation que j'ai faite, et que j'ai peiné à transcender.

Mais effectivement, c'est relatif. Peut être que mon expérience du Kulayâga n'est rien comparé à l'érudition des savants spécialistes et autres professeurs de Yoga imminents.

Il est vraie que l'énergie et la conscience peuvent être "stimulés" par les rites externes. Mais ce qui réveille vraiment l'énergie dans le cadre du travail Kaula, c'est Shaktipat. Voilà mon expérience.

Il faudrait aussi rappeler que bon nombre de personnes consomme rituellement du vin à l'église le dimanche...Avec descente de l'esprit saint, transsubstantiation, etc...Est-ce que çà fait de tous les chrétiens des êtres éveillés?
Pourtant Jésus a donné les clefs du Kulayâga, n'en déplaise aux amateurs de Daniélou, etc.
Et çà fait des millénaires qu'on se vautre dans l'idolâtrie...C'est lamentable.

Tous des pashus!

Après, chacun est libre de dire ce qu'il veut, après tout, tout se vaut, vive le monde post-moderne.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 03 juin 2013, 22:35

Allé va, soyons heureux! C'est un très bon rituel que de celui de chercher l'amour en soi et le bonheur.

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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 03 juin 2013, 22:49

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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par lorkan739 » 03 juin 2013, 23:36

Quel régal de vous lire !
Merci d'avoir cité les paroles de Jesus. Je n'ose pas faire la comparaison avec quelques paraboles que l'on peut découvrir ici :
http://www.blogg.org/blog-84363-themes- ... 88305.html
Autant il était plein de bienveillance pour les chercheurs sincères autant il aurait été sans concessions pour ceux qui ne voit dans le Tantra qu'un moyen de vivre une sexualité épanouit.

20  Les disciples dirent à Jésus : « Dis-nous à quoi est semblable le Royaume des cieux. » Il leur répondit : « Il est semblable à un grain de sénevé, la plus petite de toutes les semences. Mais lorsqu’il tombe sur une terre travaillée, il produit une grande branche et devient un abri pour les oiseaux du ciel. »
C'est d'une beauté...

Et puis je suis tombé sur ses paroles racontant l'histoire de l'Homme premier. Androgyne, qui par un rayon de lumière du tout-puissant obtiens l'autorité sur la pauvreté...Alors cette Homme pour les besoins de son culte commença à crée des anges, dieux, archanges et des myriades. Ce n'est pas sans rappeler certains textes sacrés.
http://www.blogg.org/blog-84363-themes- ... 88847.html

Concernant l'usage de substances, mon expèrience me fait également dire que pour favoriser la chute de la grâce(Shaktipat), pour graver l'externe dans l'interne, il est vital de se débarasser du superflu. Il faut en quelque sorte se soumettre entièrement à Shaktipat.
Ma conviction c'est que plus on abandonne ses fonctionnements "routinier" plus on favorise un corps capable d'aller jusqu'au bout du processus. Tant que l'on entretient une réalité extèrieur avec l'énergie on reste en surface.

Dans un processus strictement interne, il y 'a toujours cette volonté de graver l'externe dans l'interne, l'interne dans ce qui s'extoriorise. A ce niveau là, les petits plaisirs, l'amour que l'on a pour son corps physique et subtil apparaissent dérisoire au vue de l'enjeu. Il y a une fievre qui s'installe, un désir ardent de boire encore et encore. Avant, pendant, après, tout est prétexte à s'imbiber de Conscience.
Tous des pashus!
Myriam baissa son voile sur ses yeux et parla alors ainsi : « Voici autre chose qu’Il m’enseigna mais seuls pourront boire ceux qui ont déjà réveillé la source en eux. Il advint que le Maître me remit ces paroles : « L’exigence est pureté et discipline. Elle traverse les mondes avec l’être qui cherche le coeur qui se cache dans le cœur, parce qu’elle est aussi volonté. les masques faibles ne peuvent même pas entrevoir la porte du noûs. Ils n’appellent pas l’exigence mais regardent les autres masques et leur donnent le nom de faibles. Les masques qui jouent entre eux simulent la soif tandis que leur terre est sèche. Comment vivre dans la sécheresse et le refus de l’eau ? C’est ainsi que vous naissez à la mort, par la faiblesse du vouloir. »
Om
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 04 juin 2013, 03:10

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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par lorkan739 » 04 juin 2013, 09:06

Kinaram a écrit :Pour les uns, le sacrifice est externe, c'est un coït, et il peut être intériorisé, et dans l'intimité de l'expérience : éveil de l'énergie.
En ce qui concerne le sacrifice externe, il est souvent recommandé, afin que le sadhaka ne se perde ni dans le plaisir des sens, ni dans son propre univers fantasmatique, de le pratiquer vaishnava.
Même si il peut être intèriorisé et éveil de l'énergie. Je dirais que dans ce cas figure Shaktipat à une résonnance extèrieur avec le sadhaka. Une fois assoiffé il est dans une posture de nouveau né qui attends que le sein de sa mère se manifeste pour pouvoir téter.
Kinaram a écrit :Pour les autres, le sacrifice est interne, il est question d'être seul et par la sadhana, le flot de Grace descend et nous éveille à notre propre nature. Avant de parvenir à cela, la concentration, la respiration, le contrôle des sens sont nécessaires pour stabiliser l'énergie et libérer notre identité de ses liens. L'union d'Atman et de Paratman fait couler le nectar à flot lorsque la conscience se reconnait en Cela.
Pour le sacrifice interne, je dirais que Shaktipat est ancré dans le corps du sadhaka. Il est devenu maitre de l'énergie. Il sait comment s'abreuver à la source à volonté...Là aussi, le sadhaka n'a pas besoin de jouir pour se souvenir de Shiva Shakti, c'est juste un moyen de renforcer la maitrise de son corps, sa concentarion sur le souffle et le contrôle des sens.
Mais l'abandon reste total et là aussi il est dans cette attitude 08 Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par Denis » 04 juin 2013, 09:20

Merci à tous pour ce partage et un grand merci à Kinaram pour ce travail de traduction et de réorientation vers quelque chose qu'on ressent vécu et non juste imaginé à travers les lectures.
Le sentiment que j'ai en lisant tout ça, c'est bien celui de me dire que tout cela n'est pas vraiment pour les occidentaux...
A part une personne qui (comme Kinaram) passerait quelques années à vivre cela en Inde avec les bons guides (ce qui me semble en plus bien difficile à trouver) je ne vois pas qui peut entrer dans toutes ces pratiques en lisant quelques livres...
Alors beaucoup restent en dehors dans l'émotion première et primaire où se mêlent aussi bien les fantasmes, les envies et désirs et quelque lumières trop vites aperçues qui replongent le rêveur dans encore plus de rêveries et d’approximations.
Mais revenons à une vision plus simple, ce que j’entrevois aussi, c’est que le véritable chercheur n’a pas besoin de tous ces théâtres et acteurs pour trouver en son cœur la lumière et la félicité. Ainsi de partout dans le monde les hommes ont échaudées des théories et des « religions » pour mettre des mots, des images, des croyances, des rites sur ce qui là, ici et maintenant et que tout chercheur sincère en passant des années peut trouver…
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par hridaya » 04 juin 2013, 10:42

Tu dis ne pas considérer comme supérieure l'adoration mentale au rituel physique mais cela n'apparaît pas si évident dans ces lignes :

Hridaya a écrit:
concentrer vous donc sur l' union avec la sakti Intérieur,lorsque vous aurez gouté çà,ce plaisir au delà de tous les plaisirs,cette fusion au delà de toute les fusion,les plaisirs des sens extérieurs vous sembleront bien dérisoire et toute les questions fantasmatique sur la maithuna ou je ne sais quoi disparaitront d' elle même.
finalement aprés mure reflexion même si l' objectif atteint est identique....je crois que l' adoration intérieur est supérieur,elle se déroule sans support externe,matériel, la relation se passe d' intermédiaire, la liaison est directe, donc oui je considère comme supérieur l' adoration intérieur,même si il ne faut pas comparer ce qui n' est pas comparable, puisque la Maithuna a divers objectif certains identique a l' adorations intérieurs et d' autre très spécifiques......
Surtout, je mettais l'accent sur le fait que tu semblais mettre sur le même plan un maithuna ritualisé et le simple fait d'avoir une relation sexuelle.
Que ces questions enflamment l'imaginaire, c'est un fait, il suffit de voir comment sont remplis les rayons dévolus au tantrisme dans les librairies ordinaires. Pour ma part, je pense qu'effectivement, ce n'est certainement pas le point qu'il convient d'élucider toute affaire cessante, mais cela n'empêche de s'y intéresser, ne serait-ce que de manière académique, pour qui en à la fibre.
Hridaya a écrit:
et puis il ne suffit pas de lire ce qu'il nous arrange dans ces texte

Oui, c'était d'ailleurs le sens de ma citation du début du fameux chapitre.

Hridaya a écrit:
justement, du point de vue externe il pourrait apparaitre comme une "performance" sexuelle, mais ce n' est pas du tout le cas,le yogin est intégralement concentré dans la maitrise de ses énergies

J'avais à dessein placé le mot performance entre guillemets pour indiquer qu'il ne s'agissait pas du sens qu'il a dans "performance athlétique", mais simplement pour qualifier une pratique ou le coït est réellement actualisé bien qu'incorporé dans un contexte yoguique.

Pour résumé, tu as parlé "de la seule chose que tu connais", ce qui me paraît honnête et intéressant, mais tu es passé de cette expérience à un jugement de valeur sur une pratique que tu ne connais pas de première main, ce qui pour le coup me semble problématique.
je ne trouve pas le passage ou tu trouve "un jugement de valeurs", je disais simplement,que ces manière de faire n' était pas accessible ni au débutant ni au débutant expérimenté,pour la raison suivante(et ça s' est de première mains)plusieurs type de Mathura (au niveau de ce qui est recherché)existe avec des fusions interne, et externes des énergies des 2 officiant, pour que cela se passe et se fasse,kinaram en a parlé, des préparation sont nessecaire, il faudra également maitriser la vajroli mudra, qui prendra pour la phase d' apprentissage un peu de temps( quelque années...?) plus la khecari dans ses multiples phases( quelque année...?), voila pour la mise en place, ensuite il faudra passer a la phase ou le "coït"sera retourner inverser, plus l' apport d' une autre Mudra...., il faudra que les deux officiant face monter leurs énergies, plusieurs options là encore sont possible, avec échange en interne/interne par le bas,puis de nouveau monté de" l' énergie en chacun des deux protagonistes, avec jonctions en externe par le haut, plus en options plusieurs possibilité de perforation et de stations dans des centres énergétiques.....il me semble que cela ne soit guère accessible.... ma remarque globale était que cela concernait très peu de personne....et que la démarche du rituel intérieur me semblait plus adapté, par contre si un jours cela se présente et que le niveau requis est là oui , pourquoi pas....

au delà de ça ce qui me parait important c' est ce que cela signifie : c' est tout d' abord la transmutations de deux énergie qui passe du plus grossiers au plus subtils, c' est ensuite le fusion de ces deux énergies en une seules et même énergies ,les deux officiant se" fondent " l' un dans l' autres et deviennent identique( d'un point de vue énergétique et du corps mental (si tant est que l'on puisse faire une différence a ce niveau) , il s' agit également et cela me parait le plus important, la représentation symbolique,de la création du monde, de l' insertion du linga dans la yoni,de l' émergence de l' union, d' une "liaison" énergétique,passer du symbolisme théorique a un symbolisme actif et révélé, présent, nous rentrons la dans le cadre de la magie fondamental de deux être qui n' en deviennent qu' un seule doté de la même énergie divinisé et qui de fait deviennent des siddhas, sakti et shiva reunifié( mais etait t-elle separé ?) ou le nom de femme ou d' homme n'ont plus guère d' importance. a noter également qu' il existe des rituel de Maithuna qui peuvent se dérouler dans l' état de nidra, donc encore un autre niveau ......

par contre parler de cela d'une maniére academique ??
pourquoi faire ?
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par hridaya » 04 juin 2013, 10:52

Mais effectivement, c'est relatif. Peut être que mon expérience du Kulayâga n'est rien comparé à l'érudition des savants spécialistes et autres professeurs de Yoga imminents.

Il est vraie que l'énergie et la conscience peuvent être "stimulés" par les rites externes. Mais ce qui réveille vraiment l'énergie dans le cadre du travail Kaula, c'est Shaktipat. Voilà mon expérience.

Il faudrait aussi rappeler que bon nombre de personnes consomme rituellement du vin à l'église le dimanche...Avec descente de l'esprit saint, transsubstantiation, etc...Est-ce que çà fait de tous les chrétiens des êtres éveillés?
merci kinaram pour çà, :coeur:
au dela des pratique ne pas oublier l' essentiel , l'objectif qui suis Je et au dela des technnique exotiques ou pas qu' est ce que je génere en moi et avec les autres :wink:
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 04 juin 2013, 11:21

Effectivement...Tout l'entrainement pour obtenir des résultats dans la pratique sexuelle semble particulièrement long d'après les textes classiques.

Car il faudrait remettre les choses dans le bon ordre...
Le coït, au cas où on l'oublierait, çà sert dans la nature à faire des bébés...C'est un mouvement vers le multiple, la manifestation, la reproduction.
C'est le mouvement inverse du retour aux origines.
Dans la voie mystique, on vise avant tout ce retour aux origines, afin de connaître et d'aimer notre véritable nature, avant de "revenir" dans le monde, par telle ou telle voie, et d'ensemencer le champ de la réalité afin d'entrer dans le mouvement de création.

Dans les cultures amérindiennes et grecques, l'homosexualité et le coït non reproductif (anal, oral) avait justement la particularité "rituelle" d'être non-fécondant, on imaginait par là que par ce moyen, on pouvait toucher au sacré. Chez les grecques, c'était un moyen de souder la communauté masculine à travers des valeurs de camaraderies guerrières ou la foi et le courage étaient stimulés. C'est un sacré qui soude la valeur du genre dans la société. Il était particulièrement "viril" d'être homosexuel (cf Sparte). Dans les cultures plus "féminines", en Amérique du Sud, c'était un moyen pour le chamane d'obtenir des visions et de voyager par la transe sexuelle à travers différents inter-mondes.

Il me semble que Daniélou a noté certains traits "homosexuels" dans la naissance de Skanda, par la semence de Shiva qui féconde Agni, dieu mâle...On aurait ici la particularité d'une reproduction entre mâle fécondante, pouvoir réservé aux dieux et nécessité du moment (Skanda est né pour détruire un asura).

Cependant, c'est évidemment une vision littéraliste du mythe. C'est une tendance universitaire de privilégier des explications sociétales ou anthropologiques plutôt que l'investigation mystique. Quant au rapport entre les deux, n'en parlons même pas...C'est souvent le désert.

La semence en question, le sperme de Shiva est dit de mercure, et le feu est le Yoni. C'est d'une copulation mystique dont il s'agit, entre la racine-esprit (logoi spermatikon chez les grecques, bija dans le tantrisme) et la terre fondamentale (la matrice). On parle de l'havan kund (le puits sacrificiels) comme du yoni pitha et d'un smashan (terre crématoire). Il y a l'idée de génération par le feu (on ne parle pas du feu physique), car c'est dans le feu spirituel que le coït mystique s'accomplit.

Pour donner une image moderne, c'est comme si dans matrix, les éveillés avaient le pouvoir de modifier le code de la matrice afin d'engendrer différents évènements. Pour cela, ils implantent des codes dedans, ce sont les bija.

Donc, l'idée générale du coït tantrique, n'est pas la réalisation mystique à travers la sexualité. C'est avant tout, le symbole d'une fécondation spirituelle qui aboutit à la naissance d'un enfant intérieur, qui deviendra grand inch'allah.

En ce qui concerne la référence chrétienne du Kulayaga, seul Lorkan je crois a pu saisir la subtilité de la chose et comprendre que la véritable messe était la même chose que le Kulayaga, et qu'il s'agissait vraiment de se délecter du nectar du St Esprit et de manger le corps de conscience afin de devenir Un.

Au delà, les gnostiques parlaient de "chambre nuptiale". Les chrétiens célèbrent les épousailles entre l'Eglise et le Christ. L'évangile de Philippe décrit ce rite qui est mystique, bien que parmi les communautés chrétiennes de l'époque, on a pu voir des pratiques sexuelles allant dans ce sens. Pourtant, l'évangile de Thomas nous dit que la chambre nuptiale est réservée au célibataire.
Alors?
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par hridaya » 04 juin 2013, 11:43

:wink: :wink:
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kavi » 04 juin 2013, 11:49

hridaya a écrit :au delà de ça ce qui me parait important c' est ce que cela signifie : c' est tout d' abord la transmutations de deux énergie qui passe du plus grossiers au plus subtils, c' est ensuite le fusion de ces deux énergies en une seules et même énergies ,les deux officiant se" fondent " l' un dans l' autres et deviennent identique( d'un point de vue énergétique et du corps mental (si tant est que l'on puisse faire une différence a ce niveau) , il s' agit également et cela me parait le plus important, la représentation symbolique,de la création du monde, de l' insertion du linga dans la yoni,de l' émergence de l' union, d' une "liaison" énergétique,passer du symbolisme théorique a un symbolisme actif et révélé, présent, nous rentrons la dans le cadre de la magie fondamental de deux être qui n' en deviennent qu' un seule doté de la même énergie divinisé et qui de fait deviennent des siddhas, sakti et shiva reunifié( mais etait t-elle separé ?) ou le nom de femme ou d' homme n'ont plus guère d' importance. a noter également qu' il existe des rituel de Maithuna qui peuvent se dérouler dans l' état de nidra, donc encore un autre niveau ......

par contre parler de cela d'une maniére academique ??
pourquoi faire ?
"passer du symbolisme théorique a un symbolisme actif et révélé, présent". Eh bien voilà qui me semble intéressant. Ce qui permet au passage de noter qu'une célébration n'est pas seulement un acte de remémoration (pour rebondir sur ce qu'écrivais plus haut Kinaram).
Pour prendre une comparaison qui bien entendu ne vaut pas raison, un musicien peut connaître une oeuvre si parfaitement, intimement, qu'il l'entend clairement mentalement, sans nul besoin de support. Il peut tirer un profond plaisir de cette écoute intérieure. S'il s'empare d'un instrument pour jouer l'oeuvre, ce n'est donc pas pour s'en rappeler les qualités, mais pour la manifester dans le domaine sensoriel des sons.

Pourquoi parler de cela de manière "académique" ? D'abord, je ferai remarquer que je n'ai pas lancé le sujet, mais une fois qu'on y est...
Alors, prenons une autre image. Je peux jouir de la contemplation d'un tableau de la renaissance, sans me poser aucune question à ses conditions de productions. Mais je peux aussi tâcher de comprendre comment il s'insère dans l'histoire de la peinture, quels sont ses règles de constructions sous-jacentes et comment celles-ci peuvent éclairer sa signification. Il s'agit d'un travail analytique que certains opposent à la pure réception sensorielle, objectant qu'un tel travail assèche le coeur et empêche l'émotion de se manifester. Ce n'est pas ma position, je trouve au contraire que cela nous donne une capacité supplémentaire de profiter d'une oeuvre sans nullement porter atteinte à sa réception sensorielle. On peut passer de l'analyse au ressenti dans un va-et-vient fertile. Cela dit, après avoir appris de manière académique ce qui concerne ce tableau, je ne vais pas pour autant me précipiter sur ma palette et mes pinceaux, car cela ne fera pas de moi un peintre. Ce n'est pas l'objet.
Alors, je sais bien que ce forum porte l'intitulé "Pratique du yoga", mais j'avoue que je déroge plus d'une fois en y participant à la lumière se sources théoriques (de première main, ou non). Cela fait partie pour moi de l'effort de compréhension de ce phénomène anthropologique touffu et complexe appelé tantrisme.
De plus, les universitaires ne sont pas forcément coupés du terrain. Dyczkowski vit depuis combien de temps à Bénarès, Kinaram ? Trente ans ? Brooks fait l'éloge sur son blog de son guru ès Shrî vidyâ. Madhu Khanna qui a écrit une thèse qui tourne autour (circumambulation) du shrî yantra est un initié shakta, pour autant que je sache. Sanderson, est un de ceux qui a passé du temps auprès de Lakshma Joo, et il ne doit pas avoir été trop fainéant, car combien de publications font référence à lui, le remercie pour avoir communiqué telle ou telle information.
A côté de cela, il faut garder en tête que les département des "humanités" aux Etats-Unis gardent l'influence de ce qu'on a appelé la French Theory. Ainsi de Michel Foucault dont le travail sur la folie, les marginaux, l'histoire de la sexualité, le rapport de l'individu au pouvoir, le normatif etc. qui est cité en début d'ouvrage par D.G. White (Alchemical Body), et qui a influencé son approche. Tout comme j'imagine,elle a influencé J. Kripal qui relit le parcours de Ramakrishna en y appliquant la grille de l'homosexualité. Les gender studies (département qui s'occupe des questions du genre dans tous ses aspects) expliquent des ouvrages comme Passionate Enlightenment de Miranda Shaw (où il est question de l'importance de la transmission féminine dans les lignées du bouddhisme vajrayana), le recueil d'articles Goddesses et Women et bien d'autres. Le regard porté est toujours tributaire de l'environnement culturel de celui qui regarde. Nous sommes passés d'un regard puritain qui condamnait globalement le tantrisme (sans l'avoir vraiment sondé) à un regard qui s'intéresse davantage aux marges, à l'hétérodoxie.
Dupuche (celui-là même qui a produit une traduction commenté du "fameux" XXIXe chapitre du tantrâloka) en offre certainement un exemple et d'ailleurs il a publié récemment un article que je n'ai pas lu mais dont le résumé est parlant. Il s'agit d'une enquête philologique démontrant qu'un célèbre hymne à Kâlî, le Karpûrâdi-stotra a été expurgé de contenus problématiques lors de son édition dans la collection de Woodroffe. Il me semble que c'est l'illustration de ce que j'écrivais plus haut. Mais cela n'empêche pas que ce faisant, ces universitaires apportent des données factuelles, des éclairages concernant des textes qui ne sont pas forcément connus de pratiquants eux-mêmes qui ont baigné dans une culture sans forcément se poser la question des altérations lors de la transmission. Je ne prétends pas dire par-là que le scholar en sait plus, mais qu'il en sait différemment. Au passage, l'article de Dupuche la question de la fiabilité des éditions de Woodroffe, qui sont pourtant communément employées, faute de mieux bien souvent.
Est-ce que cela est intéressant dans le cadre d'une pratique personnelle ? Probablement pas, puisque celle-ci se déroule essentiellement sous le régime de l'investigation intérieure. De plus, l'éclairage théorique de ces articles est souvent trop loin de la pratique du yoga telle qu'on l'entend en règle générale pour être vraiment une aide pour l'expérimentateur.
Je confesse donc que pour ma part, j'aime me nourrir de ces considérations académiques, même si elles n'ont pas de retentissement sur ma pratique personnelle.
Peut-être ai-je tort de partager ce type de contenu ici, et à ceux que j'aurais involontairement irrités avec ces matériaux "de seconde main", je demande de bien vouloir m'en excuser. J'le f'rai plus, parole de menteur !
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kavi » 04 juin 2013, 11:56

Kinaram a écrit :Le coït, au cas où on l'oublierait, çà sert dans la nature à faire des bébés...C'est un mouvement vers le multiple, la manifestation, la reproduction.
C'est le mouvement inverse du retour aux origines.
Oui et non. Question d'angle de vue. C'est tout d'abord la fusion de deux bindu, bien matériels ceux-ci, pour ne former qu'une seule cellule, totipotente ! Le retour à l'origine, il est là, dans cette cellule qui va à nouveau se déployer, magnum mysterium de l'un qui se fait multiple. C'est le jeu de Kâmakalâvilasa. Qu'il existe une contrepartie interne à ce jeu n'oblitère pas la réalité de cette magie ordinaire, non ?
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par hridaya » 04 juin 2013, 12:00

pas de souci kavi ,pas un d' entre nous n' est a l' abri de ses paradoxe interieurs, entre savoirs
et connaissances notre mental balance, et puis nous partons de la ou nous sommes( ce qui ne nous fait pas chuter......
et puis comme me l' a dit quelqu' un il n' y pas longtemps :

le neti neti est une succession d' erreurs qui nous améne a la verité :wink:
chevauche la monture du silence, afin de rejoindre le Guru Kabir
kinaram

Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 04 juin 2013, 12:23

Salut Kavi!

Je n'avais pas noté que la notion de Kâmakalâvilasa eut un quelconque rapport avec la sexualité...Tu pourrais développer?

Je ne sais pas pourquoi tu persistes à voir de l'embryologie dans le symbolisme tantrique, comme le font beaucoup d'académiciens. Mais je reste ouvert, surtout que l'embryologie m'intéresse en tant qu'étudiant en Ayurvéda. :)

Tu as raison, mes propos peuvent paraitre dénigrer la sexualité. Alors que j'en jouis tout autant qu'un autre!
Mais je ne suis pas marié. J'ai une certaine "liberté" sur ce plan. Je pense qu'un couple peut vivre de très belles choses spirituellement ensemble. Mais la voie mystique est avant tout solitaire.

Lorsque le Tantra s'incarne dans le couple, c'est vraiment chaud chaud chaud...Et pas au sens sexuel du terme!
Imagine que tu dois voir en ta femme la Déesse, uniquement la Déesse, uniquement Elle. Et au moindre écart, tu plonges en enfer, et pour ta femme pareil. Les textes nous préviennent, prenons note.
Il faut une sacrée assise. Et même cela, je ne sais pas si c'est valable pour tout le monde.
Car nul être de chair n'est Dieu, nous sommes tous une image, et notre vrai corps tantrique n'est pas ce corps physique. Le risque avec ce genre de "mélanges" (parfois salutaires pourtant?) entre le monde de la matière et le monde de l'esprit, c'est l'idolâtrie, l'association. Rien ne doit être associé à Dieu. C'est l'une des raisons pour laquelle on doit être détaché des formes.

Et j'ai abandonné l'idée d'atteindre quoique ce soit de mystique par le biais de la sexualité.
Faire l'amour oui. Bel horizon.
Bien sûr.

J'aurais plus tendance à croire que la sexualité, son lot de désir et de fantasmes surtout (pas l'acte en lui même), agissent plus comme un frein spirituel que comme un tremplin. Et je me méfies de cette notion d'illicite, qui affirme que ce qui cause la chute peut nous éveiller. C'est une voie bien trop risquée pour moi pour le moment. Pourtant, je l'ai vu de mes propres yeux cet aspect, et l'ai expérimenté à mon petit niveau. Pour vivre pleinement la transgression sacrée, il faut déjà savoir obéir.

Ce niveau est relié au Târâ Krama. Le Tripura Sundarî Krama, alors que c'est le niveau qui emploie le plus la terminologie sexuelle, est je crois, un stade solitaire où la purification du coeur est de mise et où la rencontre peut passer certes par l'autre, mais c'est avant tout une rencontre et une réconciliation avec soi même. La confrontation directe au poison (kama, krodha, lobha, moha, etc = encaisser et reconnaître), et sa transmutation (transformer), demande un peu plus d'expériences.

Pour ce qui est des universitaires, c'est vrai que j'ai une dent contre eux...Haha, mais c'est tout à fait personnel (mauvaises expériences de fac). Pour les universitaires spécialistes du Tantra, bah, je n'ai rencontré que Mark. J'ai trouvé que c'est un très bon joueur de Sitar! Et son style d'écriture est plutôt clair et agréable. Exercice périlleux quand on s'intéresse au Tantra du cachemire. Comparé aux textes totalement indigestes pour moi de Lilian Silburn...J'aimerais bien discuter avec Sanderson car ses thématiques "me concernent" un peu plus, vu qu'il a étudié les kapalikas.
Pour revenir à Mark, tu vois, on était voisins. Des élèves à lui, j'en ai vu défiler. Je me souviens, une fois, j'étais sur les escaliers des ghâts, dans un état très bizarre, plutôt "hardcore" (je passais p'tet "trop" de temps sur les crémations). Un de ses élèves est venu me voir pour me poser des questions. Il était tout gaga, et était à Bénarès comme on était dans la cours de l'université, avec son café dans les mains et ses bouquins d'étude. Je l'ai secoué un peu et il a flippé...Mark, je ne l'ai jamais vu à Manikarnika, ni à Harishchandra. Il fréquente l'intelligenzia banarasi, les brahmanes et les spécialistes. Le pauv' péquin de base qui travaille sur les crématoires ou bien les sadhus un peu déjantés semblent ne pas l'intéresser. Mais pour avoir parlé un peu avec lui, c'est un type très ouvert je crois.

Je suis content que tu apportes des références intellectuelles. Mais c'est vrai qu'on a plus tendance à privilégier ici les témoignages, car c'est ce qui manque surtout ! Tout le monde peut s'inventer des réalisations mystiques en lisant des livres, mais parler de son expérience, çà on ne peut pas tricher, sauf si on ment.

Je voulais terminer sur çà :
"passer du symbolisme théorique a un symbolisme actif et révélé, présent"
Je suis bien d'accord mais comment t'y prends-tu?

Pour moi, il faut que Jnana Shakti soit éveillée pour vivre vraiment le symbolisme comme quelque chose de réel et d'effectif.

Combien de fois m'a-t-on dit en "loge" que si on travaille vraiment bien, on va pouvoir faire "descendre les énergies" dans le rituel, par la parole, le geste et le symbole. On va pouvoir "activer" tout çà...
Moué...J'en suis revenu, j'attends toujours.

Je ne dis pas qu'il ne se passe rien au cours d'un cérémoniel. Je dis que la bhakti fait tout, je me souviens de ma première initiation. J'étais dans un état de recueillement total, et j'ai vécu l'entrée en temple comme une vraie ouverture mystique.
Mais ce qui a produit çà, c'est mon état de réceptivité, et la mayonnaise qui a prise entre les participants, mon rapport avec mon initiatrice (c'était une femme oui).

Quand on reçoit vraiment Shaktipat, on sent bien la différence entre initiation symbolique et initiation opérative réelle. Et elle est de taille!

Cà n'est pas la même chose. Recevoir Shaktipat, c'est voir d'un coup le monde sous un angle de vue totalement nouveau, c'est flipper tant l'expérience est puissante. Sans supports, çà peut se passer en bagnole, au resto, dans un temple, au bord d'une rivière. C'est vraiment le Guru qui ouvre la conscience du disciple parfois à coup de scie-sauteuse. Et un foisonnement de visions, d'auditions, de miracles vivants.

On ne peut pas mettre au même niveau ce genre d'expérience radicale et les initiations cérémonielles, encore moins les fêtes populaires. Bien que, comme je l'ai dit, les fêtes populaires et les initiations cérémonielles peuvent être le terrain de jeu des siddhas. Il n'y a que les siddhas qui peuvent transmettre Shaktipat, ou bien Shakti qui décide que c'est le moment. C'est la même chose.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 04 juin 2013, 13:26

"Ce sujet a été évoqué par Parameshî dans l'illustre Kramarahasya. Le vaisseau, le lieu sacré du sacrifice et la lampe constituent le triple secret du sacrifice kula. Le vaisseau dérive de l'association à la Shakti, le lieu sacré est dit être la terre, le vêtement ou le crâne, et ce dans l'ordre hiérarchique, la lampe est préparée avec du ghee, les vaches qui paissent sur terre sont comme la déesse."
Pour revenir Muad à ta référence sur l'alchimie occidentale (qui par ailleurs est pré-chrétienne), ceci me fait penser au triple mystère de l'opus magnum, à savoir la nature de la matière première, la nature du feu (on parle du feu secret) et celle du vaisseau.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kavi » 04 juin 2013, 23:00

Kinaram a écrit :Je n'avais pas noté que la notion de Kâmakalâvilasa eut un quelconque rapport avec la sexualité...Tu pourrais développer?

Je ne sais pas pourquoi tu persistes à voir de l'embryologie dans le symbolisme tantrique, comme le font beaucoup d'académiciens. Mais je reste ouvert, surtout que l'embryologie m'intéresse en tant qu'étudiant en Ayurvéda. :)
Je tâcherais d'expliquer mon point de vue dans un autre fil, avant les calendes grecques, si tout va bien.
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par kinaram » 04 juin 2013, 23:24

"Kulayâga et le mariage pour tous" ? :lol:
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 05 juin 2013, 12:12

Kinaram a écrit :
Cà n'est pas la même chose. Recevoir Shaktipat, c'est voir d'un coup le monde sous un angle de vue totalement nouveau, c'est flipper tant l'expérience est puissante. Sans supports, çà peut se passer en bagnole, au resto, dans un temple, au bord d'une rivière. C'est vraiment le Guru qui ouvre la conscience du disciple parfois à coup de scie-sauteuse. Et un foisonnement de visions, d'auditions, de miracles vivants.
Kinaram a écrit :En ce qui concerne la référence chrétienne du Kulayaga, seul Lorkan je crois a pu saisir la subtilité de la chose et comprendre que la véritable messe était la même chose que le Kulayaga, et qu'il s'agissait vraiment de se délecter du nectar du St Esprit et de manger le corps de conscience afin de devenir Un.
Oui, je crois que tous les étapes préliminaires n'ont pour fonctions que de préparer le psychisme pour le rendre apte à manger le corps de conscience.
Je crois qu'à un certains niveaux de l'expèrience les textes peuvent faire obstacle à cette prise de possession du corps de conscience. Mais lorsque le Guru ouvre enfin la conscience du disciple alors là...
Au terme d'innombrables renaissances et quand il reconnaît sa propre nature indicible - masse indivise d'une félicité suprême éminente et sans précédent - soudain, le fil de toutes ses activités se brise et le roi des yogins, comme entré dans l'attitude de l'émerveillement, contemple la totalité des êtres qui surgit de l'éther de sa conscience et s'y résorbe à la manière d'une multitude de reflets apparaissant à la surface d'un miroir.

Il jouit du grand épanouissement et soudain, sa nature essentielle se révèle.

Il semble pour ainsi dire, saisi d'émerveillement, comme plongé dans l'attitude de l'étonnement, lorsque l'essence de la Réalité épanouie jaillit de manière imprévisible en toute son harmonie et toute sa sublimité.

Le roi des yogin se tient ferme sans relâcher son étreinte, et le flux méprisable de la naissance et de la mort qui frappe de terreur le monde entier n'existe plus pour lui, sa cause, l'impureté native, ayant disparu.

Abhinavagupta
Ce que tu decrits de ton expèrience : Foisonnement d'auditions, de visions, de miracles vivants. Tous cela doublé d'étonnement lorsque la Réalité épanouit jallit soudainement.
Je le partage...

Tu parles de plusieurs initiations...Lorsque tu parles de ton iniatrice j'ai l'impression que tu fais référence à ce qui est décrit si dessus.? Sans doute parce que c''est difficile de faire une disctinction tant les étapes sont vécus sous le joug de l'émerveillement.

A t'elle été pour le point de rencontre avec Shaktipat véritablement intèriorisé. La pleine conscience de la shakti en toi => Jnana Shakti ?
Peux tu nous en dire plus ?
Les autres initiations, l'es a tu vécu avec une femme ?
A quelle moment de ton parcours est-tu devenu Un ?
Mais ce qui a produit çà, c'est mon état de réceptivité, et la mayonnaise qui a prise entre les participants, mon rapport avec mon initiatrice (c'était une femme oui).

Quand on reçoit vraiment Shaktipat, on sent bien la différence entre initiation symbolique et initiation opérative réelle. Et elle est de taille!
J'ai probablement compris de travers la réponse que tu faisais à Kavi sur la différence entre le symbolisme et le vécu.
Mais j'ai eu l'impression que tu parles de ta rencontre avec ton initiatrice, de Shaktipat et de la félicité surnaturelle en même temps. Alors que tu precises bien : "je me souviens de ma première initiation"
Bon, j'aurais peut être mieux fait de me taire...
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Re: Kulayāga, sacrifice ésotérique

Message par MuadDib » 05 juin 2013, 15:30

aa
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 21 avr. 2014, 10:52

Pardon de revenir la dessus mais il y a "une bêtise" que je voudrais rectifier.
841 : L’immortalité pour ceux qui unissent Shivashakti dans le crâne

Si tu parviens à Shakti et Shiva,
Au-dedans du cercle doré intérieur (crâne)
Et que tu les joins en union,
Tu vivras sur terre,
Un million, des milliards d’années.
844 : Le Lotus du Crâne

Il y a un lotus,
Que ni la terre ni le ciel ne connaît ;
Pas de tiges, pas de racines, le lotus éclot déjà !
La cité ici n’était rien, maintenant, la Lumière ici est unique !
Ni au dessus ni en dessous est une fleur, dont personne n’a entendu parlé.
Je pense que Kinaram est tellement persuaduer que le nectar s'écoule du crâne qu'il a mal traduit une partie du texte. Pour moi il est clair que le cercle dorée n'a rien a voir avec le crâne. Le cercle dorée est le bindu, le point ultime, le réceptacle indifférencié d'où jaillit l'expèrience...Non ?
Il sait ce qui est dans les cieux et la terre, et il sait ce que vous cachez ainsi que ce que vous divulguez. Et Allah connaît bien le contenu des poitrines.

Le Coran : Sourate 64
Pardon pour la citation du Coran. :wink:

C'est tout de même interressant ce lotus que l'on retrouve occulté au coeur de toutes les révélations. Je crois qu'il y'a une différence entre le bindu et le centre de la poitrine qui est source de confusion. Et c'est bien normal que cela demeure un mystère pour ceux qui n'ont pas vécu l'expèrience, non ?
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 21 avr. 2014, 14:03

Ceux qui s'adonnent aux délices du grand Banquet où, dans la coupe de la Totalité, on boit la quintessence du nectar, en vérité ces degustateurs ont le courage de trancher avec leurs dents les pousses de la dualité.

~ La Maharthamanjari de Maheshvarånanda ~
Liian Siburn commente :

Ce rite exige un grand courage, qu'il ne faut pas confondre avec celui du brahmancārin dirigeant sa puissance virile au cerveau car il s'agit d'une tout autre pratique tantrique en vue d'atteindre cosmicité et puissance autonome.
Les rasikas atteignent la béatitude cosmique à l'aide de la félicité découverte dans l'union sexuelle : " O Souverain ! S'écrie Uptaladeva, il existe des hommes qui Te réalisent uniquement par une conduite égale sans avoir eu besoin de Te contempler et sans même avoir gouté le nectar de ton Amour ! "
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Re: Kulayāga

Message par Denis » 21 avr. 2014, 20:59

Huuummm, c'est bien de coller, copier, recoller et recopier des choses de ci de là...
Mais il serait bien aussi de proposer une pratique qui serait tienne et témoigner d'autre chose que de boucles intellectuelles qui ne t'appartiennent pas et don tu es totalement extérieur...
Le gros problème de ce que tu as mis là, c'est que pour en parler vraiment il faudrait avoir eu une vraie initiation et savoir de quoi on parle avant de le proposer tout cela en pâture aux autres...

Ainsi, pour toi, de quoi parle t il Abhinavagupta dans ces idées :
- quintessence du nectar
- délices du grand Banquet
- cercle doré intérieur


De quoi parle t il ici ?
Il y a un lotus,
Que ni la terre ni le ciel ne connaît ;
Pas de tiges, pas de racines, le lotus éclot déjà !
La cité ici n’était rien, maintenant, la Lumière ici est unique !
Ni au dessus ni en dessous est une fleur, dont personne n’a entendu parlé.


Et enfin Est-ce une réalité ?
Connais tu des yogi qui vivent des milliards d'années ? 8)
Tu vivras sur terre,
Un million, des milliards d’années.


Bien trop basé sur l'émotion et l'interprétation mais aussi l'approximation, pour moi en aucune manière cela peut devenir un chemin, une pratique quotidienne.
Mais par contre, assurément, cela peut devenir un chemin de travers qui égarera beaucoup de gens... :?
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 22 avr. 2014, 00:36

Denis a écrit :Mais il serait bien aussi de proposer une pratique qui serait tienne et témoigner d'autre chose que de boucles intellectuelles qui ne t'appartiennent pas et dont tu es totalement extérieur...
Je n'ai pas la prétention de m'approprier un texte surtout que le vécu est bien plus agréable que ces boucles intellectuelles...

Recevoir une vrai initiation ? Tu dis toi-même que c'est une chose devenue assez rare dans notre monde. Et lorsque Sami vient te dire que tout le monde n'a pas la chance de vivre les choses que tu vis, tu lui réponds:
Denis a écrit : Je crois qu'il faut aussi voir l'inverse, une pratique sans éclairage ne va pas loin non plus, je peux passer des heures à faire un OM sans le faire vibrer ou faire des postures à la mode Ashtanga ou Bikram et simplement jubiler de mon beau corps.
Je crois que rien ne mène en ligne droite à un état de Conscience, car si onconnaissait un chemin sur à 100% il n'existerait que lui...
Je dois dire que dans ma pratique, les textes jouent un rôle moteur, très puissant, il apportent l'invocation qui manque à beaucoup, ils apportent de nouvelles idées et cassent nos croyances...
Pour ma part, il faut pratiquer et étudier, les 2 sont inséparables et obligatoire...
http://www.pratique-du-yoga.com/forum/v ... f=3&t=2538

Je pense avoir été assez explicite sur la différence entre Bindu et lotus du coeur mais cela visiblement ne t'interresse pas...
Pourquoi avoir crée un forum sur l'échange spirituel alors ?
Je pense ne pas être le seul à penser que les textes ne sont pas là seulement pour apporter une puissante invocation, des idées et casser nos croyances. Non, je pense aussi que les textes nous apportent une connaissance et offrent un espace pour un échange (court :wink: mais possible) quant à leurs substantifique moëlle.
Sinon pourquoi les avoir écrits ? C'est logique ! :)

Pour le reste, je fais confiance à l'intelligence des lecteurs.
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Re: Kulayāga

Message par Denis » 22 avr. 2014, 09:25

Une belle pirouette...
La Kulayāga demande des initiations et si il est possible de parler de tantrisme sans avoir eu une initiation entrer dans des voies aussi précises demande vraiment des liens avec des maîtres, c'est un peu comme quelqu'un qui dirait faire partie du Bouddhisme Tibétain sans avoir rencontré des Tibétains...
Je pense avoir été assez explicite sur la différence entre Bindu et lotus du coeur mais cela visiblement ne t'interresse pas...
Comment écouter quelqu'un parler des techniques les plus secrètes des Tibétains tout en sachant qu'il n'a jamais rencontré un Tibétain de sa vie, comment lui apporter crédit, je ne sais pas ?
pense aussi que les textes nous apportent une connaissance et offrent un espace pour un échange
Oui, cela est très bien et c'est ce qu'il manque à tes interventions, des espaces, des idées personnelles, de la réflexion.
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 22 avr. 2014, 10:03

Comment écouter quelqu'un parler des techniques les plus secrètes des Tibétains tout en sachant qu'il n'a jamais rencontré un Tibétain de sa vie, comment lui apporter crédit, je ne sais pas ?
Oui...
Je l'ai parfois très mal vécu lorsque que MuadDib est intervenu à ce sujet. Je suis trop naïf pour ne pas croire que même le dernier des imbéciles à quelque chose à transmettre, c'est vrai.

Et c'est vrai que des sujets particulièrement sensible ramener à des histoires de fellations et sodomie de type Freudienne coupe toutes envie de poursuivre la discussion.
http://www.pratique-du-yoga.com/forum/v ... f=6&t=2444

Mais que faire ? Lorsque tout le monde semble d'accord pour virer le loustic du forum, au final personne n'assume son statut de modérateur. Sauf toi peut-être. Il supprime ses messages, il insulte tout le monde mais on le garde avec nous jusqu'au bout au fond du puits...Pourquoi ???

D'un autre côté j'ai vue des personnes aborder des "techniques secrètes" laissant place à une discussion constructive très vite s'aborder par d'autres qui s'estiment plus légitime en la matière. Suivez mon regard. :lol:
On aura tout vue alors pourquoi ne pas simplement discuter en laissant de coté l'idée même dont cela sera tristement récupéré.
Om
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Re: Kulayāga

Message par Denis » 22 avr. 2014, 10:28

Je te laisse croire et penser ce que tu veux, je te pose juste des questions pour lesquelles tu sembles ne pas avoir de réponse.

Où situes tu le bindu ?
Qu'a tu trouvé dedans ?
Pourquoi le cercle doré serait le bindu ?
Qu'elle est ta pratique pour accéder à ce bindu ?

Il y a une confusion que je ne comprends pas non plus dans ta phrase :
Je pense que Kinaram est tellement persuaduer que le nectar s'écoule du crâne qu'il a mal traduit une partie du texte. Pour moi il est clair que le cercle dorée n'a rien a voir avec le crâne. Le cercle dorée est le bindu, le point ultime, le réceptacle indifférencié d'où jaillit l'expèrience...Non ?
...
C'est tout de même interressant ce lotus que l'on retrouve occulté au coeur de toutes les révélations. Je crois qu'il y'a une différence entre le bindu et le centre de la poitrine qui est source de confusion. Et c'est bien normal que cela demeure un mystère pour ceux qui n'ont pas vécu l'expèrience, non ?
Kinaram parle du crâne, toi du bindu et nous voila maintenant dans la comparaison entre le bindu et le cœur dans la poitrine, pas tout compris :?
Alors si tu as vécu "l'expérience" tu dois pouvoir nous éclairer ?
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 22 avr. 2014, 11:15

Le bindu...

Je suis baptisé donc je vais m'approprié les paroles de Jésus. (humour)

Jésus a dit : Il est semblable à un grain de sénevé, la plus petite de toutes les semences. Mais lorsqu’il tombe sur une terre travaillée, il produit une grande branche et devient un abri pour les oiseaux du ciel. 

Dedans ont y trouve ce que l'on veut bien déposer. Semblable à une goutte d'eau qui contiendrait en latence une multitude de saveur dont la plus radieuse serait dorée comme une ambroisie. Une forme circulaire maintes et maintes représenté par Bouddhisme Tibétain que tout le monde a pu voir au moins une fois.

Pour la voie d'accès, tout ce que je sais c'est que beaucoup voudrait bien entrer par cette petit porte.

Concernant la confusion sur la traduction, en toute logique, si l'on suit mon idée, il aurait fallu traduire le titre du dernier verset par le lotus du cercle dorée.
Et là je dois dire que si quelqu'un à une explication...

Merci pour l'échange !
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Message par Denis » 22 avr. 2014, 11:20

Merci d'être un peu plus explicite, car ta réponse ne veut rien dire pour moi !
Jésus parle du Royaume des cieux dans la parabole que tu as cité et non du bindu... :?

Où situes tu le bindu ?

Qu'a tu trouvé dedans ?

Pourquoi le cercle doré serait le bindu ?

Qu'elle est ta pratique pour accéder à ce bindu ?
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Message par ava: » 22 avr. 2014, 11:46

mais il est où le bindu ? :(
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Message par hridaya » 22 avr. 2014, 11:53

cela depend de là ou tu regarde ?????? :rire: :jesors: :stupid:
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Message par lorkan739 » 22 avr. 2014, 12:16

Dans le Royaume des cieux ! :lol:
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Message par hridaya » 22 avr. 2014, 12:28

au fond du couloirs ?????
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Message par Denis » 22 avr. 2014, 15:42

Désolé je ne vois rien d'amusant dans ta réponse hridaya et cela permet une fois de plus à Lorkan de continuer à dire un peu n'importe quoi, pour autant Ava demande une réponse comme certainement beaucoup qui restent silencieux...
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Message par hridaya » 22 avr. 2014, 16:17

Désolé je ne vois rien d'amusant dans ta réponse hridaya et cela permet une fois de plus à Lorkan de continuer à dire un peu n'importe quoi, pour autant Ava demande une réponse comme certainement beaucoup qui restent silencieux...
Je suis d’ accord, c’est pas amusant, c’est Hyper Spirituel,…..

Mais je crois que quoi que l’on dise rien n’empêchera le grand n’ importe quoi, par contre si tu veux répondre Ava tu peux également lui répondre,
pour Lorkan bahhh…. j’ ai rien a lui dire ….. a part de pratiquer réellement et d’ arrêter de penser a la pratique…..
j’ai discuté avec un bouddhiste il y a pas longtemps par rapport a ce que l’on pouvait raconter …..
voilà sa réponse : "parler de la méditation ou de n’importe qu’elle technique approchant les états méditatifs est une injures au silence de la méditations et un non sens….."
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Message par Denis » 22 avr. 2014, 16:48

Tu es certain qu'il était Bouddhiste ?
Parce que justement c'est bien chez eux qu'on peut trouver des tonnes de bouquins sur la méditation écrits par les plus grands maîtres... :?

Bon en espérant que Lorkan viendra nous répondre :
Où situes tu le bindu ?

Qu'a tu trouvé dedans ?

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Re: Kulayāga

Message par ava: » 22 avr. 2014, 17:37

:stupid:
Oh ben je te remercie ! :p


Comme j’adore rire, j’ai ri ! :D
Mais comme je suis fondamentalement sérieuse, j’ai réfléchi sérieusement à ce qu’a dit Hridaya. :?
Et pour m’aider j’ai cherché des indices dans internet bien sûr…
Le Bindu est « un chakra situé au sommet et à l'arrière de la tête. » (Wikipedia)

Le Bindu est « une étape de la méditation (…). Le Bindu est près de la fin de l'aspect le plus subtil de l'esprit lui-même, après que l'on se déplace au-delà ou transcende l'esprit et de son contenu. Il est près de la fin des temps, l'espace, et le lien de causalité, et est la porte de l'Absolu. (…)
Le Bindu est le point de la méditation, la contemplation, la prière, et Mantra convergence, et fait partie de la mystique, ésotérique d'un grand nombre, sinon la plupart des religions et des traditions méditatives. L'expérience de Bindu est une réalité vécue en interne (…) (Ggle Traduction)
http://www.swamij.com/bindu.htm
Mais il est où le bindu ?
cela depend de là ou tu regarde ??????
Peut-être qu’il peut être n’importe où ?
Ou peut-être qu’il est dans le regard ? :shock:
Pour l’apercevoir peut-être qu’il faut regarder avec les yeux dans sa direction : « au sommet et à l’arrière de la tête » ? (Shambavi Mudra ?)
au fond du couloirs ?????
j’ai pensé que ça voualit dire « au fond du couloir de la méditation ».

A ton tour Lorkan ! :boxe:
Où situes tu le bindu ?

Qu'a tu trouvé dedans ?

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Message par hridaya » 22 avr. 2014, 18:12

tu sais très bien que (ferait tu l' âne pour avoir du son ?)c' est textes sont proposé au fur et a mesure de la progression de l' élève et que seul le maître est apte a évaluer cela, sauf le corpus de base, et encore.... puisque certains texte révèlent leurs signification profondes et révèlent leurs multiples sens....
le sens de l' interventions de ce bouddhiste était plutôt que tout ces textes accessible partout et par tous,génère le problème et qu' il apporte plus de confusion que de clarté , et que cela confirme bien là raison déjà a l' époque qui pourtant était plus favorable que c' est technique, savoir, sont secret.... pour celui qui n' est pas apte..., que cela ne pouvait correspondre qu' a des niveaux d' expérience .... ce qui n' est visiblement pas le cas.....
que dire de plus.....
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Re: Kulayāga

Message par Odile » 22 avr. 2014, 18:18

hridaya a écrit : j’ai discuté avec un bouddhiste il y a pas longtemps par rapport a ce que l’on pouvait raconter …..
voilà sa réponse : "parler de la méditation ou de n’importe qu’elle technique approchant les états méditatifs est une injures au silence de la méditations et un non sens….."
:D Il est évident que parler de techniques de méditations dans un déballage purement intellectuel sans en saisir le moindre sens, la compréhension et l'expérience profonde qu'elles peuvent apporter au pratiquant peut être une sorte "d'injure" (bien que je trouve ce terme un peu rude :? ), mais surtout parfaitement inutile...à part de gonfler l'ego et faire fantasmer...mais je rejoins Denis quand il dit que les plus grands maitres ont écrit des tonnes de techniques de méditations ! :D...de toute façon, quelque soit la branche bouddhiste que l'on choisit pour un enseignement et une initiation, l'intellect possède une très petite place...
Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité...
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Re: Kulayāga

Message par hridaya » 22 avr. 2014, 20:23

Odile a écrit :
hridaya a écrit : j’ai discuté avec un bouddhiste il y a pas longtemps par rapport a ce que l’on pouvait raconter …..
voilà sa réponse : "parler de la méditation ou de n’importe qu’elle technique approchant les états méditatifs est une injures au silence de la méditations et un non sens….."
:D Il est évident que parler de techniques de méditations dans un déballage purement intellectuel sans en saisir le moindre sens, la compréhension et l'expérience profonde qu'elles peuvent apporter au pratiquant peut être une sorte "d'injure" (bien que je trouve ce terme un peu rude :? ), mais surtout parfaitement inutile...à part de gonfler l'ego et faire fantasmer...mais je rejoins Denis quand il dit que les plus grands maitres ont écrit des tonnes de techniques de méditations ! :D...de toute façon, quelque soit la branche bouddhiste que l'on choisit pour un enseignement et une initiation, l'intellect possède une très petite place...
salut Odile content de te lire , ben en fait la conversations a durée une grande aprés midi ,entrecoupé de silence....... de beaucoup de silence , .........je peux pas restituer les choses comme ça...........pour ce qui nous intéresse, il insisté beau coups sur l' enseignement direct, de respecter les techniques,,également d' étudier les texte donné(et rien d' autres) et s'y l' envie se faisait sentir de se tourné vers le maître pour demander conseil ,et d'alimenté le lien maître/élève;....
de garder le secret sur tout.......plus une belle leçons sur le placement de l' esprit.......
bien sur que les grands maîtres on écrits des tonnes de textes et que derrière il y a des milliers de commentaire......
quand a la place de l'intellect ,qu'il ne possède q'une petite place je crois qu'on est tous d' accord c' est bien pour cela qu' a part faire le comique,( même si
hridaya a écrit :cela dépend de là ou tu regarde ?????? :rire: :jesors: :stupid:
hridaya a écrit :au fond du couloirs ?????
) me semble pas des réponses inappropriés, je vois pas ce que l' on peut faire de mieux.....en s' adressant au deux en même temps tout en sachant que c' est un cailloux qui va faire des ronds dans l'eau.......
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Re: Kulayāga

Message par ava: » 22 avr. 2014, 21:45

Hridaya a écrit :(…) c' est bien pour cela qu' a part faire le comique,( …) je vois pas ce que l' on peut faire de mieux.....en s' adressant au deux en même temps tout en sachant que c' est un cailloux qui va faire des ronds dans l'eau.......
Je trouve ça triste…
et pas très clair en termes de communication.
Personnellement je préfère qu’on m’explique carrément (et gentiment), que ce sont des notions secrètes et/ou inexplicables et que pour le moment je n’ai pas le niveau pour les comprendre.
Denis a écrit :Cela me rappelle Frère Antoine qui me dit que la seule chose qui est importante c'est la pédagogie...
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Message par MuadDib » 22 avr. 2014, 22:44

aa
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Message par hridaya » 23 avr. 2014, 08:50

mis dans cet ordre là, ils font des noeuds dans le cerveau" ?

_____________
____ Sainteté le 14° Dalai Lama a un point de vue un peu différent : les textes correspondant à des niveaux élevés de pratique ne sont pas tant des secrets qu'ils faut conserver jalousement des regards extérieurs (avec à l'esprit, il me semble, la possibilité implicite qu'ils disparaissent, que ce soit noyés dans la masse de la médiocrité spirituelle ou pour d'autres raisons), mais sont scellés par la nature même de ce dont ils parlent, qui est à peu près incompréhensible par le commun des mortels. D'où sa position d'écrire sur ceux-cis et d'encourager ceux qui le font.

Ou, plus simple : sur combien de textes peut t'on se dire "bon, les mots, je les comprends, mais, mis dans cet ordre là, ils font des nœuds dans le cerveau" ?
le problème si il sont incompréhensible comment peut-on savoir si on les comprend de travers ou pas ? lla guidance est fondamentale les réponse ne peuvent être donné que postérieurement a une pratique, dans le cadre d’ une pratique personelle, une expérience, la culture du secret n’est pas là pour garder jalousement des savoir mais justement pour se prémunir d’ égarement ou d’ assimilation purement intellectuelle.

quand au texte secret, si il sont secret par définitions on ne les connait pas , pour ce accessible il recèle de multiples sens qui ne se révéleront qu’ au fur et a mesure de la progression , plus le langage intentionnelle………bien sur que le dalai encourage a continuer la diffusion dans un but de préservations cependant dans le même temps il prescrit aussi le fait de se rapprocher d’ une sangha sans qui rien n’ est possible….

Relis la réponse de Denis : honnêtement tu comprend quoi là….

le risque là, c’ est de faire dire n’ importe quoi à ce passage( entre autre …) qui est d’ une précisions extraordinaire

Ainsi, pour toi, de quoi parle t il Abhinavagupta dans ces idées :
- quintessence du nectar
- délices du grand Banquet
- cercle doré intérieur

De quoi parle t il ici ?
Il y a un lotus,
Que ni la terre ni le ciel ne connaît ;
Pas de tiges, pas de racines, le lotus éclot déjà !
La cité ici n’était rien, maintenant, la Lumière ici est unique !
Ni au dessus ni en dessous est une fleur, dont personne n’a entendu parlé.

Et enfin Est-ce une réalité ?
Connais tu des yogi qui vivent des milliards d'années ?
Tu vivras sur terre,
Un million, des milliards d’années._________________

Ou, plus simple : sur combien de textes peut t'on se dire "bon, les mots, je les comprends, mais, mis dans cet ordre là, ils font des noeuds dans le cerveau" ?
peut étre tous ?
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Re: Kulayāga

Message par hridaya » 23 avr. 2014, 09:36

Je trouve ça triste…
et pas très clair en termes de communication.
Personnellement je préfère qu’on m’explique carrément (et gentiment), que ce sont des notions secrètes et/ou inexplicables et que pour le moment je n’ai pas le niveau pour les comprendre.
désolé Ava et toute mes excuses je voulais pas d’attristé ou te faire pensé que… mais quelquefois sur le forum il est difficile de dissocier, avant de te répondre il fallait clarifier par rapport au sujet dont parlé Lorkan qui est l’ultime bindu qui est « le sommet » ,mais c’ était tellement confus entre le cœur, le sahasara etc. il y avait un mélange de plein de notion différente, qui n’ avait aucun rapport les unes avec les autres…..milles excuses encore.... :wink: ont va y revenir sur ta questions……
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 23 avr. 2014, 11:05

Bonjour Ava ! :) 

Il y a un topic qui pourrait t'interresser si tu passes outre les bêtises j'y ai dites.  
Je me souvients que l'ouverture de ce sujet m'avait été inspiré par une parole de Ramana Ramana Maharshi expliquant qu'il n'avait plus aucun doute sur l'emplacement du coeur spirituel car il en avait eu la révélation. Si mes sources sont bonnes il disait le situer à droite du coeur...
http://www.pratique-du-yoga.com/forum/v ... php?t=1245
A ce sujet, je me souvients avoir énormément apprécié les réponses des uns et des autres. Notamment celle-ci :
Michel C a écrit :Il s’agit d’un lieu secret qui est caché dans le cœur et qui est nommé Hridaya Chakra ou Ananda Chakra. Tout au long de l’existence, autant que la mémoire peut aller puiser dans les expériences individuelles, l'intimité du coeur garde la même constance, celle du voyageur du temps, du spectateur de la vie.

De cette intelligence, le sage reconnaît quel est le maître. Le maître est celui qui conduit tous les devenirs en les rattachant à Lui. Au-delà de la forme prise par les conditionnements existe un devenir dans la roue de la fortune. Cette roue est mue par la divine énergie, et celui qui au cœur, en ressent entièrement le tournoiement, c’est Shiva !

C’est un lotus à huit pétales, de huit couleurs, au centre du lotus la divinité est l’esprit humain, ses énergies sont l’engagement et le retrait. L’esprit possède ainsi deux voies, il décide ou il hésite. Au milieu des pétales du Lotus tournés vers le haut se trouve une cassette en ciment très dur qui demeure ignorée. En elle est cachée la connaissance de l’Absolu. Là se trouve la divinité sans souillure et sans altération. Que le sage se repose au centre de ce lotus et il découvrira la compréhension et la véritable intelligence : il n'y a rien à faire qui ne soit déjà pleinement accompli et il n'y a rien à dire qui ne soit déjà parfaitement connu.
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Re: Kulayāga

Message par hridaya » 23 avr. 2014, 11:36

par rapport a ce que vient de te dire lorkan

tirée de la dyana bindu upanishad :

Dans la région du coeur, se trouve un lotus à huit pétales. En son centre, est le Jivatma
(1), qui a la forme de Jyotish (2), de taille atomique, doté d'un mouvement circulaire. En lui,
se trouve... tout ! Il sait tout. Il fait tout. Il accomplit toutes ces actions, attribuant tous leurs
effets à son pouvoir propre, et il pense, ce faisant : J'agis, je jouis, je suis heureux, je suis malheureux,
je suis aveugle, je suis boiteux, je suis sourd, je suis muet, je suis élancé, je suis
corpulent, etc. Lorsqu'il se pose sur le pétale de l'est, qui est de couleur blanche (sveta), l'es-
prit du jivatma incline alors vers le Dharma (3) accompli avec dévotion (bhakti). Lorsqu'il se
pose sur le pétale du sud-est, qui est couleur du sang (rakta), il incline alors vers la torpeur
et la paresse. Lorsqu'il se pose sur le pétale du sud, qui est de couleur noire (Krishna), il
incline alors vers la haine et la colère. Lorsqu'il se pose sur le pétale du sud-ouest, qui est de
couleur bleue (nila), alors il se gonfle de désir pour les actes négatifs et nuisibles. Lorsqu'il se
pose sur le pétale de l'ouest, qui est couleur du cristal, il incline alors vers la séduction et les
amusements. Lorsqu'il se pose sur le pétale du nord-ouest, qui est couleur du rubis, alors il
est agité du besoin de marcher, tout parcourir et de posséder Vairagya (4), le suprême
détachement. Lorsqu'il se pose sur le pétale du nord, qui est de couleur jaune (pita), il
incline alors vers le bonheur et l'affection. Lorsqu'il se pose sur le pétale du nord-est, qui est
couleur du lapis lazuli (vaidurya), il incline alors vers le goût de l'argent, la charité et la compassion.
Lorsqu'il se pose entre deux pétales, il incline alors vers l'irritation provenant des
déséquilibres et dysfonctionnements du souffle (Vayu), de la bile et du phlegme. Lorsqu'il se
pose au centre du lotus, alors il est toute-connaissance, il chante, il danse, il parle, en pleine
félicité.
Quand l'oeil est fatigué après une journée de travail, afin de le soulager, le jivatma crée
mentalement une ligne circulaire et plonge au centre du cercle. Ce premier cercle est de la
couleur de la fleur du Bandhuka (Bassia). Survient alors le sommeil, au coeur duquel se trouve
le rêve. Au sein du rêve, le jivatma expérimente des perceptions imaginaires, se remémore les
Védas, raisonne par inférence, spécule sur les possibles, entend des paroles sacrées, etc. De
toute cette activité idéelle, surgit une grande fatigue. Afin de la soulager, le jivatma crée
mentalement une seconde ligne circulaire et plonge au centre. Ce second cercle est de la
couleur de l'insecte Indragopa, rouge et blanc. Survient alors le sommeil sans rêves, durant
lequel sa conscience est uniquement reliée à Parameshvara, le Seigneur suprême (cf. shloka
64-66a). En cet état, il participe de la nature de la sagesse éternelle. Par la suite, le jivatma
participe de la nature du Seigneur suprême, Parameshvara. Ensuite, le jivatma crée mentalement
une troisième ligne circulaire et plonge au centre. Ce troisième cercle est de la couleur
du rubis (Padmaraga). Survient alors l'état de Turiya (5), en lequel il ne reste plus qu'une
connexion avec le Paramatman (6). Le jivatma participe de la nature de la sagesse éternelle.
Il lui faut encore atteindre graduellement à la quiétude de Buddhi, l'Intellect supérieur, par
le contrôle de soi. Plaçant son Manas (le mental, cf. shloka 25) en l'Atman, il ne doit plus penser
qu'à l'Âme universelle. Ayant procédé à l'union de prana et apana, l'inspir et l'expir, il se
concentre dès lors, avec pour unique but de ne voir dans l'univers entier que la seule présence
de l'Âme universelle, l'Atman. C'est alors que survient l'état de Turiyatita, encore audelà
du quatrième état. Tout semble félicité. Le jivatma se trouve au-delà des paires d'opposés,
tels plaisir et souffrance, etc. Là, en cette extase, il demeure tant que dure son corps
physique. Par la suite, [à la mort du corps], il se fond dans le Paramatman et parachève son
émancipation. Tel est l'unique moyen de connaître l'Atman.
Lorsque Vayu, le souffle, s'est frayé le passage vers le vestibule où se croisent les quatre sentiers,
puis se faufile dans le triangle stratégique et l'emplit à moitié, alors se produit la vision
directe d'Achyuta, l'Indestructible divinité (7).
1 Jiva : L’individualité vivante, l’âme individuelle, dans son état de non-réalisation de son identité
avec Brahman. Jivatma(n) : Le Soi éternel, l’Atman qui réside en un jiva, le Témoin de la buddhi.
2 Jyotish : lumière éblouissante, rayonnement divin; “la lumière dans la tête”, rayonnant du
sahasrara chakra; la lumière spirituelle.
3 Dharma : Dérivé de la racine « dhri » = porter, soutenir, maintenir, dharma signifie religion, loi,
mérite moral, rectitude, bonnes oeuvres, code de conduite; ce qui est conforme à l’ordre, à la loi,
au devoir, à la justice, dans leur plus haute acception. Cette notion, très large et complexe, est
fondamentale à la pensée hindoue.
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Re: Kulayāga

Message par ava: » 23 avr. 2014, 13:48

Merci Hridaya

Merci Lorkan

Merci MuadDib

:) :coeur:
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Re: Kulayāga

Message par Denis » 23 avr. 2014, 16:37

Ce centre je le perçois sous Anahata, il est en fait sur le plexus solaire et pour moi n'a rien à voir avec Bindu qui est au sommet du crâne.

Voici un texte que j'affectionne tout particulièrement :
DEUXIEME MUNDAKA

CHAPITRE 2

1.- Ceci qui est manifesté et qui est secret, Ceci qui se meut ici dans le cœur secret de notre être, est la puissante fondation en quoi est établi tout ce qui se meut et respire et voit. Tu sauras que Ceci est le Suprême et Adorable qui est le Est et le n’Est pas, au-delà de la connaissance, le plus haut pour ces créatures.

2.- Ce brillant, ce plus subtil que la subtilité, cette vastitude en quoi sont enchâssés tous les mondes et leurs peuples, c’est ceci qui est le Brahman immuable, et la vie est Cela, et la parole est cela, et le mental est uniquement Cela, et ceci est cette Vérité et Immortalité. O aimable fils, sache qu’Il est cela en quoi tu dois pénétrer.

3.- Prend l’arc de l’Upanishad, cette arme puissante, disposes-y une flèche aiguisée par l’adoration, bande l’arc avec un mental plongé dans le sentiment de l’unité et pénètre en l’Eternel comme tu tirerais en une cible.

4.- OM est l’arc et l’âme est la flèche et l’Eternel est la cible. Perce en Lui d’une visée bien assurée, et perds-toi en Lui comme une flèche est perdue en ce qu’elle frappe.

5.- Celui en qui le mental est fixé avec tous les courants vitaux et en qui sont tissés le ciel et la terre et le monde intermédiaire, sache qu’Il est l’unique Moi de tous; renonce à tout autre credo; car ceci est le pont qui te conduit à l’immortalité.

6.- Là où les nerfs se rejoignent comme les rayons au moyeu de la roue du char, là Dieu habite en nous et naît sous beaucoup de déguisements. Médite sur le Moi comme OM et laisse-le te porter en toute sécurité sur l’autre bord, au-delà des ténèbres.

7.- L’Omniscient qui comprend tout, de qui sont toute cette puissance et cette majesté qui sont sur la terre, est ce Moi en les êtres qui trônent en son ciel éthéré dans la cité de l’Esprit.

8.- Quand un homme a vu Cela qui est à la fois l’être supérieur et cet être inférieur, alors le noeud des fibres du coeur est déchiré, alors tous ses doutes sont dispersés et ses oeuvres l’abandonnent et périssent.

9.- L’Eternel est caché dans un glorieux fourreau d’or, l’Esprit indivisible et immaculé, et il est un éclat et la lumière de toutes les lumières et l’Un que connaissent ceux qui connaissent le Moi.

10.- La le soleil n’éclaire pas et la lune est sans splendeur et les étoiles sont aveugles; là ces éclairs ne flamboient pas, ni aucun feu terrestre. Car tout ce qui brille n’est que l’ombre de sa brillance et c’est par sa lueur que tout ceci luit.

11.- Tout est ce Brahman éternel et immortel. L’Eternel est devant nous et l’Eternel est derrière nous et au sud et au nord de nous et au-dessus et au-dessous et partout étendu. Tout ce splendide univers n’est rien que l’Eternel.
Pour ma part la porte du Brahman n'est pas le cœur... :wink:
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Message par hridaya » 23 avr. 2014, 19:03

pour moi non plus,
mais sur le texte de la dyana bindu upanishad, il focalise sur le passage particulier du cœur ou en s' immergeant en sont centre au niveau du bindu certaine tradition y voit un passage spécifique, comme un raccourci ,c' est le passage des mystiques, un espace trés particuliers qu' y contourne le problème du retour séquence par séquence emprunté traditionnellement,là par ce passage c' est une plongé au cœur de l’être d' une manière plus direct il y a replli de la structure energetique vers le centre et du centre.... en faisant fi de la construction personnelle, il faut avoir les qualités personnelles au départ.... avoir cette capacité a la nudité intérieur et retrouvé l' enfant que nous avons était et que nous sommes potentiellement, un enseignement adéquate.....mais pas de méprise les portes sont différentes mais elle mène au même endroit....
ni en haut ni en bas......ni a gauche ni à droite..... on là dans une autre dimensions ou les espaces n'ont pas les méme régles....si tu rentre par là, tu te retrouve en haut ( de ton point de vue a toi Denis.... :wink: .......

(ce que tu cite c' est quoi: la mundaka upanishad ?)
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Message par Denis » 23 avr. 2014, 22:05

(ce que tu cite c' est quoi: la mundaka upanishad ?)
Oui, traduction de Varenne.
il focalise sur le passage particulier du cœur ou en s' immergeant en sont centre au niveau du bindu
Voila ce que j'attendais...
J'aurai bien aimé que Lorkan ne se défile pas une fois de plus... :(
Tu situes alors le bindu dans le cœur ?
Amusant ce mot bindu, qui signifie goute en sanskrit me semble à plein d'endroit dans le corps...
On trouve le bindu, point rouge posé entre les sourcils, il est aussi relié au sahasrara chakra, mais on le trouve aussi au sommet de la tête là où il y a la naissance des cheveux...
Celui qui me passionne est celui tout en haut, qui permet de voir le ciel éthéré dans la cité de l’Esprit... :wink:
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Message par ava: » 24 avr. 2014, 00:01

Merci Denis pour ce beau texte :)

(je vais le relire encore tranquillement et peut-être, demain, une petite question...)
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Message par hridaya » 24 avr. 2014, 11:20

Tu situes alors le bindu dans le cœur ?
Amusant ce mot bindu, qui signifie goute en sanskrit me semble à plein d'endroit dans le corps...
On trouve le bindu, point rouge posé entre les sourcils, il est aussi relié au sahasrara chakra, mais on le trouve aussi au sommet de la tête là où il y a la naissance des cheveux...
Celui qui me passionne est celui tout en haut, qui permet de voir le ciel éthéré dans la cité de l’Esprit...
Oui et non…..
des bindu il y en a plusieurs, le premiers en haut celui lié a la descente initial ,la goutte, » la fameuse et célèbre », ensuite il y a le bindu du centre ajna « en sont centre » ,il y a les centres énergétiques qui en leurs centre possède chacun un bindu ces bindu contiennent les spécificité des centres c’ est dans ces bindu que l’on peut résorber les qualité inhérentes des centres ce qui donne les Siddhi , ( enfin c’ est une manière de faire…. il y a d’ autre options…) on peut également enclencher la Kundalini a partir de chaque bindu ce qui donne encore autre chose.. ; tout dépendra de l’individu, de son parcours de ses options personnelle, des connaissance qu’il aura , de sa dextérité …. De ses objectifs et d’autre chose qu’il ne peut pas maitriser …..
en restant sur les cinq centres relié au cinq états de la matière plus ajna, trois ont des spécificité ce sont les trois granthi qui sont des passages particuliers et possède des qualité spécifiques et sont des passages….
pour ajna au niveau de son bindu , il y a des « points de sortie différent »de multiple options sont possible il y a des passage différent au niveau de la structure énergétique, plus simplement tu va pas directement vers le sahashara mais il y a un nadis( au moins…, plus d’ autre options …qui forme comme un demi cercle vers le haut….
voilou voila …. Alors tu comprendras que la question de base si je situe le bindu dans le cœur…….
je dirai plutôt qu’on est un gros Bindu, issue d’ un Bindu, qui contient des bindu….et tout cela issue du Bindu de la première manifestations …………
bon bref ( ça c’ est pour Lorkan…)tu comprendra bien que parlé de çà sans rien savoir et expérimenté c’ est pas sérieux et que le sujet et suffisamment complexe comme ça et que l’ on ne peut se permettre de la peu prés voir du n’ importe quoi…. mais je t’ aime quand même.... :wink: :coeur:
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Message par MuadDib » 24 avr. 2014, 14:20

aa
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Message par hridaya » 24 avr. 2014, 14:54

Ce qui me fait penser (aidé d'un post relativement récent sur la biochimie & kundalini) que les Siddhis sont fortement découragés parce qu'ils entraînent un affaiblissement de ces centres. ..
ca dépend du point de vu ( celle là je crois qu’ on va souvent l’ utilisé ……………) le développement des siddhi réorganise l’ énergie et développe tout les potentielle vers et pour la /vie : ( après la résorption dans le bindu tu atteint un point critique qui ne laisse qu’une solution a celle-ci : c’ est sont expansion)
donc de ce point de vue là pas d’affaiblissement mais une orientations, un écoulement vers la matière donc siddhi et compagnie.
le point de vue de ceux que tu cite et le point de vue des kundaliniens pour sa monté ou là une étape de plus est franchi ou plus exactement le travail n’est pas le même, là on parle de percée, effectivement l’énergie est thésaurisé et n’est pas réinjecté dans la vie, elle s’ accumule pour percé le centre énergétique, on passe de l’ autre coté et l’ énergie , là se réinjecte dan la sushumna


Ou bien un gros bindu potentiel, qui ne sera actualisé qu'une fois qu'on a rassemblé toutes les composantes de sa personnalité/corps énergétique/... dans un tout unifié, un peu à la manière des doctrines Shivaïtes, une fois débarassé de ses malas/contractions/granthis ?
oui globalement c' est ça
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Message par lorkan739 » 25 avr. 2014, 09:11

Odile a écrit :Il est évident que parler de techniques de méditations dans un déballage purement intellectuel sans en saisir le moindre sens, la compréhension et l'expérience profonde qu'elles peuvent apporter au pratiquant peut être une sorte "d'injure" (bien que je trouve ce terme un peu rude   ), mais surtout parfaitement inutile...à part de gonfler l'ego et faire fantasmer...mais je rejoins Denis quand il dit que les plus grands maitres ont écrit des tonnes de techniques de méditations ! ...de toute façon, quelque soit la branche bouddhiste que l'on choisit pour un enseignement et une initiation, l'intellect possède une très place...
Bonjour Odile,

Cela me rappele une histoire que j'ai relevé dans une Upanishad.
Un jeune garçon fait son apparition parmis les Dieux en les mettant au défi de bouger un brin d'herbe. Tu connais la suite...

Tu comprends bien, Odile, que vouloir me faire dire : 
Où situes tu le bindu ?

Qu'a tu trouvé dedans ?

Pourquoi le cercle doré serait le bindu ?

Qu'elle est ta pratique pour accéder à ce bindu ?

C'est soit vouloir me faire passer pour un imbécile (alors que pour ça je suis le meilleur) soit...

Peut-être qu'effectivement mieux vaut ne rien dire en offrant la satisfaction au bonhomme d'avoir fait une belle prouesse intellectuelle...Ou pas ?

Je ne sais pas !
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Message par hridaya » 25 avr. 2014, 11:33

5.- Celui en qui le mental est fixé avec tous les courants vitaux et en qui sont tissés le ciel et la terre et le monde intermédiaire, sache qu’Il est l’unique Moi de tous; renonce à tout autre credo; car ceci est le pont qui te conduit à l’immortalité.

6.- Là où les nerfs se rejoignent comme les rayons au moyeu de la roue du char, là Dieu habite en nous et naît sous beaucoup de déguisements. Médite sur le Moi comme OM et laisse-le te porter en toute sécurité sur l’autre bord, au-delà des ténèbres.
7.- L’Omniscient qui comprend tout, de qui sont toute cette puissance et cette majesté qui sont sur la terre, est ce Moi en les êtres qui trônent en son ciel éthéré dans la cité de l’Esprit.
8.- Quand un homme a vu Cela qui est à la fois l’être supérieur et cet être inférieur, alors le noeud des fibres du coeur est déchiré, alors tous ses doutes sont dispersés et ses oeuvres l’abandonnent et périssent.

9.- L’Eternel est caché dans un glorieux fourreau d’or, l’Esprit indivisible et immaculé, et il est un éclat et la lumière de toutes les lumières et l’Un que connaissent ceux qui connaissent le Moi.

10.- La le soleil n’éclaire pas et la lune est sans splendeur et les étoiles sont aveugles; là ces éclairs ne flamboient pas, ni aucun feu terrestre. Car tout ce qui brille n’est que l’ombre de sa brillance et c’est par sa lueur que tout ceci luit.

11.- Tout est ce Brahman éternel et immortel. L’Eternel est devant nous et l’Eternel est derrière nous et au sud et au nord de nous et au-dessus et au-dessous et partout étendu. Tout ce splendide univers n’est rien que l’Eternel.

il est magnifique ce passage, merci denis :coeur:
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Message par ava: » 25 avr. 2014, 21:46

à Lorkan
Je ne crois pas que Denis veuille te faire passer pour un imbécile.
Et je ne crois pas du tout que tu sois un imbécile.
En tous les cas, c’est toi qui a initié cette intéressante discussion sur les bindu ! :wink:
Upanishad :
Un jeune garçon fait son apparition parmis les Dieux en les mettant au défi de bouger un brin d'herbe.
Je ne connais pas la suite de l'histoire... c'est dans quelle Upanishad ?
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Message par lorkan739 » 11 mai 2014, 01:54

Desolé Ava je ne sais plus...

Ma pratique est la suivante. Elle consiste a faire du Bindu, de la goutte, un océan...
Comme si que je lui offrait mon énergie vital. Partout où elle circule, a son contact, mon corps nourrit le flot.

Dans un second temps, je médite en me posant sur la raie de la chevelure. Pas plus haut. Je m'incline. La goutte devient un point. Un vortex laissant entrer ce qui doit l'être pour la suite de la pratique...
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Message par Denis » 11 mai 2014, 09:39

Pastis ou Vodka, la goutte... :lol:
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Message par lorkan739 » 13 mai 2014, 15:11

Ni l'un ni l'autre...
Le Seigneur suprême, qui est Son propre support d'existence, a condamné les organes des sens à se tourner vers le monde extérieur. Aussi l'humain perçoit-il uniquement les objets qui lui sont extérieurs, mais non son Soi intérieur (qui lui reste invisible, imperceptible, voire insoupçonné - NdT). Seul le sage, dont le regard s'est détourné du monde extérieur, et qui est en quête d'immortalité, contemple le Soi intérieur.

2-I-2. Les ignorants poursuivent les plaisirs éparpillés dans le monde extérieur; ils tombent dans les mailles de la mort qui tend ses filets grand ouverts. Mais les sages, ayant un avant-goût de l'inébranlable constance de l'Immortalité, ne peuvent plus convoiter ici-bas quoi que ce soit d'inconstant.

2-I-3. En vérité, c'est par l'Atman que nous connaissons les formes, les saveurs, les odeurs, les contacts, les plaisirs sexuels. Reste-t-il, ici-bas, quelque chose qui soit inconnaissable pour le Soi ? C'est en vérité Cela (Tat) (1), que tu cherches.

C'est par l'Atman que nous percevons tous les objets, que ce soit dans le sommeil ou dans l'état de veille. Ayant réalisé l'Atman, vaste et tout-pénétrant, l'âme paisible du sage ne connaît plus le chagrin.

2-I-5. Quiconque connaît intimement le Soi, qui Se nourrit du miel (de la Félicité - NdT), qui est le support des souffles vitaux (pranas) et le Seigneur du passé et du futur, ne cherchera désormais aucune autre protection. C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.

2-I-6. Il connaît en vérité Brahman celui qui connaît le Premier-né, enfanté par l'ascèse (Tapas) avant même les eaux du cosmos, et résidant, en compagnie des éléments, dans la grotte du cœur (cf. 1-II-20). C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.

2-I-7. Il connaît en vérité Brahman celui qui connaît Aditi (1), l'âme de toutes les divinités, qui naquit sous la forme du souffle vital (prana), qui fut manifesté en même temps que les éléments, et qui, pénétrant dans la grotte du cœur, y trône assis. C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.
1 Aditi : « l'Étendue primordiale », l'espace infini et sans rivage sous lequel apparaît la Déesse- Mère, en tant que Shakti de Brahma, douée d'une énergie prodigieuse. Elle est la Mère des Dieux (Deva Matri), mais aussi de la Terre, et des planètes du cosmos. Elle fut extrêmement prolifique, les plus célèbres de ses fils étant le Soleil et les Adityas. « Aditi est le ciel, Aditi est la sphère de l'espace, Aditi est la mère, le père, le fils. Aditi est tous les dieux, les cinq sortes d'hommes, tout ce qui est né et naîtra... », dit le Rig Véda, I-89-10.

2-I-8. Agni, le Feu sacrificiel, est logé dans les deux aranis (1), bien en sûreté, tout comme le fœtus que porte avec précaution la future mère dans sa matrice; un culte quotidien lui est rendu par les hommes qui sont éveillés et par ceux qui offrent les oblations dans les sacrifices. C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.
1 Aranis : « Matrices » du feu sacrificiel: les morceaux de bois dont le frottement fait jaillir l'étincelle.

2-I-9. De Cela, le Soleil se lève; en Cela, il se couche; en Cela, toutes les divinités sont contenues, en Cela nul ne peut pénétrer à sa guise. C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.

2-I-10. Ce qu'on trouve ici-bas, on le trouve au-delà; ce qu'on trouve au-delà, se trouve déjà ici-bas. Pour quiconque voit l'ici-bas comme fondamentalement différent de l'au-delà, vivre n'est que le passage d'une mort à la prochaine mort.

2-I-11. Seul la conscience peut atteindre à Cela; il n'y a ici aucune différence quelle qu'elle soit. Quiconque voit ici une différence, passe d'une mort à une mort.

2-I-12. Le Purusha (cf.1-III-11), de la taille d'un pouce, réside à l'intérieur du corps. Le réalisant comme Seigneur du passé et du futur, on ne cherche plus dès lors à se protéger. C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.

2-I-13. Le Purusha, haut d'un pouce, est semblable à une flamme sans fumée, et Il est le Seigneur du passé et du futur. Tel qu'Il existe en cet instant, tel Il existera demain. C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.

2-I-14. La pluie qui tombe sur un pic montagneux, ruisselle le long des rochers dans toutes les directions; de même, celui qui voit les attributs comme différents (et donc séparés) de Brahman, se met en fait à courir après eux dans toutes les directions.

2-I-15. L'eau pure qui coule dans l'eau pure, se fond en elle et en devient indiscernable; ainsi le Soi du sage qui sait se fond, ô Gautama (1), dans le Soi suprême.


~ Katha Upanishad ~
Pour la suite, ce n'est pas nous qui décidons. :wink:
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Message par Denis » 13 mai 2014, 21:28

Pfff, t'as rien d'autre de plus indigeste, sérieux que peut on sincèrement comprendre d'un tel texte qui a 40 plans de compréhension...

Allez prenons quelques bribes :
2-I-5. Quiconque connaît intimement le Soi, qui Se nourrit du miel (de la Félicité - NdT), qui est le support des souffles vitaux (pranas) et le Seigneur du passé et du futur, ne cherchera désormais aucune autre protection. C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.
N'ayant pas la complaisance et l'envie de dire que je connais le Soi, je me demande bien de quoi il parle en disant "Se nourrit du miel".
Mais l'à aussi c'est quoi : "Le support des souffles vitaux" ?
2-I-6. Il connaît en vérité Brahman celui qui connaît le Premier-né, enfanté par l'ascèse (Tapas) avant même les eaux du cosmos, et résidant, en compagnie des éléments, dans la grotte du cœur (cf. 1-II-20). C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.
Oui, oui, tout va bien mais rien compris... :?

Quand aux deux dernières strophes, ben chapeau si tu en tires quelque chose.... :schock:
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 13 mai 2014, 22:27

C'est facile le support des souffle vitaux c'est :

5.- Celui en qui le mental est fixé avec tous les courants vitaux et en qui sont tissés le ciel et la terre et le monde intermédiaire, sache qu’Il est l’unique Moi de tous;

T'es trop fort !
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Message par Denis » 14 mai 2014, 00:05

Huum, si tu ne comprends pas que tout cela est ésotérique c'est que tu restes en surface...
Un Adhara veut dire "Support", mais le "support des souffles vitaux" ben je ne sais pas ce qu'il est...
Mais même si quelqu'un me disait, "mais oui c'est le gluon droit sous l'ortifade gauche" je dirais que je ne l'ai jamais rencontré dans mon expérience...
Alors quand dans une recette de grand mère tu ne sais pas ce que veut dire les trois quart des éléments à mettre dans la soupe, le plus sage est de chercher une autre recette au risque d'aboutir à n'importe quoi au final et dans le cas de la quête spirituelle soit accepter un dogme soit se berner d'illusions...
A toi de choisir...
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Message par Odile » 14 mai 2014, 07:20

Denis a écrit :Oui, oui, tout va bien mais rien compris... :?

Quand aux deux dernières strophes, ben chapeau si tu en tires quelque chose.... :schock:
Pour moi aussi... :lol:
Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité...
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Message par hridaya » 14 mai 2014, 09:22

Citer:
2-I-5. Quiconque connaît intimement le Soi, qui Se nourrit du miel (de la Félicité - NdT), qui est le support des souffles vitaux (pranas) et le Seigneur du passé et du futur, ne cherchera désormais aucune autre protection. C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.

N'ayant pas la complaisance et l'envie de dire que je connais le Soi, je me demande bien de quoi il parle en disant "Se nourrit du miel".
Mais l'à aussi c'est quoi : "Le support des souffles vitaux" ?'ayant pas la complaisance et l'envie de dire que je connais le Soi, je me demande bien de quoi il parle en disant "Se nourrit du miel".
Mais l'à aussi c'est quoi : "Le support des souffles vitaux" ?
petite explications de texte pour ceux qui on envie d’entendre :

le miel de la félicité est le son qui surgit d’ anahata, qui peut faire surgir un autre miel(pas envie de développer plus) le support des souffle vitaux est le bindu du cœur qui est centre du linga du coeur, le lieu du résidence du noyau dur de l’ individu : le jiva ,il est le seigneurs du passé et et du futur car a cette endroit, les vahana font circuler les énergies ,relier au cinq sens en correspondance avec les instruments de perceptions nous reliant au monde et alimentant notre rapport au monde, celui qui reste en son centre (le bindu)annule toute forme de mouvement et réintègre le jiva originelle sans conditionnement
Citer:
2-I-6. Il connaît en vérité Brahman celui qui connaît le Premier-né, enfanté par l'ascèse (Tapas) avant même les eaux du cosmos, et résidant, en compagnie des éléments, dans la grotte du cœur (cf. 1-II-20). C'est en vérité Cela (Tat) que tu cherches.
« le premier né enfanté par l’ascèse » est le jiva non conditionné, autour duquel vont se cristalliser les expérience individuelle, « avant même les eaux du cosmos » et une référence au centre svathistana entre autre( je pourrai développer mais pas envie ) « résidant en compagnie des éléments se réfère au fait que a l’ intérieur du centre du cœur fusionne l’ ensemble des cinq sens.

cela sera probablement mon derniers message avant longtemps ….bonne route a toi Denis et bonne étude du samkhya,il n’ y a rien par rapport a toi on reste en contact, salut Amandine même chose pour toi……

Lorkan sans rancune aucune, je pense juste que l’on peut se tromper avec sincérité pour le reste c’est toi qui voit….

pour les dernière strophes je te laisse toute latitude pour nous expliquer ta compréhension profonde des textes…
:rire:
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Message par amandine » 14 mai 2014, 09:34

Salut Hridaya alors .a bientôt . :)
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Message par Denis » 14 mai 2014, 10:19

J'espère que tu parts pas trop loin hridaya, a plus !
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Message par lorkan739 » 14 mai 2014, 22:06

Hridraya a écrit :Lorkan sans rancune aucune, je pense juste que l’on peut se tromper avec sincérité pour le reste c’est toi qui voit….

pour les dernière strophes je te laisse toute latitude pour nous expliquer ta compréhension profonde des textes…
Cette eau qui coule du ciel lors de l'ouverture du "sas".......Contient en latence une force insoupsonnable. Je ne fait que répéter :

2-III-4. S'il peut réaliser Brahman ici-bas, avant que ne se déchirent de part en part les enveloppes de ses corps, un tel homme atteint à la Libération; sinon, il lui faudra de nouveau s'incarner dans un des mondes créés.

Si je devais donner un conseil a quelqu'un qui souhaiterais être en mesure d'intégrer la chose je lui dirais de prendre préalablement le temps de se couvrir de prana...
De faire de son prana un manteau douillet, une seconde peau qu'il viendrait nourrir en faisant sa propre cuisine.

Afin que l'eau pure qui coule dans l'eau en deviennent indiscernable. Pour ensuite être en mesure avec une Pensée pure comme l'OM de se laissé porter en toute sécurité sur l’autre bord, au-delà des ténèbres...


Enfin je dis ça moi, mais j'ai rien atteint du tout ! :D
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Message par Denis » 14 mai 2014, 22:19

De retour ? :D
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Message par lorkan739 » 14 mai 2014, 22:21

VI ! :D
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Re: Kulayāga

Message par Denis » 14 mai 2014, 22:23

J'en suis heureux !! :D
Si je devais donner un conseil a quelqu'un qui souhaiterais être en mesure d'intégrer la chose je lui dirais de prendre préalablement le temps de se couvrir de prana...
De faire de son prana un manteau douillet, une seconde peau qu'il viendrait nourrir en faisant sa propre cuisine.
C'est quoi pour toi, "se couvrir de prana" ?
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Message par lorkan739 » 15 mai 2014, 10:19

Tamas, l'inertie la patiente, l'eau... finalement l'eau est d'une immense inertie, plus que la terre. Une immense force finalement immobile et changeante, mais toujours inerte. L'eau dort, elle couve, elle cache, elle prépare, elle lave et purifie et elle fait naître.

Être en mesure après une effervescence de mettre ses énergies au repos.
L'effervescence entraine vers une nature sattvique et aurait plutôt tendance a nous emmener vers des hauteurs qui nous font perdre notre ancrage...
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Message par Denis » 15 mai 2014, 11:04

Ok !
Cela est ce qui est dit dans le Yoga depuis bien longtemps...
Mais je reviens à ce que tu dis :
C'est quoi pour toi, "se couvrir de prana" ?
En gros c'est quoi pour toi le prana, concrètement !
Et comment fais tu pour te "couvrir" de prana ?
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Message par lorkan739 » 15 mai 2014, 13:44

Du miel. 
Les abeilles butineuses sont chargées de l'approvisionnement de la ruche. Une fois posée sur une plante à fleurs, l'abeille en écarte les pétales, plonge sa tête à l'intérieur, allonge sa langue et aspire le nectar qu'elle stocke provisoirement dans son jabot. Du fait de leur anatomie et en particulier de la longueur de leur langue, les abeilles ne peuvent récolter le nectar que sur certaines fleurs, qui sont dites alors mellifères.

Les abeilles peuvent aussi récolter du miellat, excrétion produite par des insectes suceurs comme le puceron, la cochenille ou le metcalfa à partir de la sève des arbres. Il sera utilisé de la même façon que le nectar de fleur (c'est ce produit de base qui est notamment utilisé pour élaborer le miel de sapin).

L’élaboration du miel commence dans le jabot de l’ouvrière, pendant son vol de retour vers la ruche. L’invertase, une enzyme de la famille des diastases, est ajoutée, dans le jabot, au nectar. Il se produit alors une réaction chimique, l’hydrolyse du saccharose qui donne du glucose et du fructose.

Arrivée dans la ruche, l’abeille butineuse régurgite le nectar à une receveuse (trophallaxie), qui, à son tour, régurgitera et ré-ingurgitera ce nectar riche en eau, en le mêlant à de la salive et à des sucs digestifs, ayant pour effet de compléter le processus de digestion des sucres. Une fois stocké dans les alvéoles, le miel est déshydraté par une ventilation longue et énergique de la part précisément des ouvrières ventileuses. Parvenu à maturité, le miel a une durée de conservation extrêmement longue
Telle une araignée contrôlant la reine des abeilles. L'araignée, au moyen d'un unique fil, déploie et retire sa toile, ainsi le prana se retire, entrainant avec lui sa création dans le lotus du coeur...
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Message par Denis » 15 mai 2014, 15:08

Pourquoi le prana se retirerait dans le cœur ?
Prana est un souffle vital, s'il disparait le corps meurt ?
Peux tu expliquer ?
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Message par lorkan739 » 15 mai 2014, 18:08

Pourtant sa présence n'empêche pas la décrépitude du corps.
Tout en sachant que cela existe aussi sous une forme universelle.
Nous voilà condamné a revivre encore et toujours les mêmes expèriences qui nous enchainent au corps. La résorption dans le coeur aurait pour effet de purifier ce souffle vital nous permettant ainsi de nous libérer de nos entraves. Autrement cela ne reste qu'une sangsue.
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Message par Denis » 15 mai 2014, 18:39

:?
C'est le autrement qui me gène... Hahahaha !!!
Heu tu peux essayer d'expliquer la chose :schock: :)
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Message par lorkan739 » 15 mai 2014, 18:56

Je l'ai ajouté aprés et j'étais revenu l'effacé.
C'est a dire que la sansgue possède aussi ses qualités.
On ressent son effet lorsque par exemple entre veille et sommeil l'énergie se déplace d'un point à un autre jusqu'au cerveau pour nourrir doucement. Cela montre bien que quoi que l'on fasse le prana est toujours là, prêt à oeuvrer.
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Re: Kulayāga

Message par Regard » 19 mai 2014, 22:31

Bon j’emmène mon grain de sel dans ce que je viens de lire ici sur le tantrisme.
Je n’ai pas tout lu (je ne suis pas un grand lecteur).
Mais voilà, déjà pour moi il n’y a pas de dualité entre la non dualité et la dualité. En ce sens faire l’amour physique peut-être non duel.
Bon je vais parler de mon expérience encore…
L’énergie kundalini que j’ai vécu (et sent encore) est différente de l’énergie que j’ai analysé comme étant le Qi et l’énergie sexuelle en est encore une autre. En tout cas je les ressens différemment.
Quand je fais l’amour aujourd’hui. Je suis dans une attention et un amour total pour ma compagne. Et l’énergie a ma grande surprise (au départ) monte le long de ma colonne et procure une félicité… les mots me manquent. Ma partenaire (et celle que j’ai eu avant) me disent (sans que je leur en parlent) qu’elles sentent que l’énergie n’est pas concentré dans le sexe mais plus haut, partout, ou dans le cœur. Et que c’est quelque chose de nouveau pour elles, et qu’elle me sente vraiment en union avec elles. C’est leurs ressentie. Ensuite je me trouve bête (après un bon moment) et souhaite prouver que je prends mon pied en éjaculant, ce qui me demande une sacrée concentration. Ainsi je rassure ma compagne (pour l’instant).
Je n’ai aucune envie d’accumuler cette énergie uniquement pour moi dans un but qui ne m’intéresse pas. Seule cette fusion d’amour m’intéresse.
Nous sommes éternels à mon sens, et maintenir ce corps plus longtemps qu’il ne doit me semble peu éclairé. De même vouloir monter l’énergie plus haut que le cœur (pourtant elle le fait toute seule)… alors que c’est dieu qui descend vers lui… Disons que c’est (vouloir) qui m’intrigue.
Mais je me trompe peut être..
Sois le changement que tu veux voir dans le monde. Gandhi
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 20 mai 2014, 10:57

Regard a écrit :Bon j’emmène mon grain de sel dans ce que je viens de lire ici sur le tantrisme.
Je n’ai pas tout lu (je ne suis pas un grand lecteur). 
Un message d'une intervenante du forum :

Sans entrer dans le tantrisme culturel et historique, il me semble qu'on ne peut couper un être humain en morceaux. Dans une voie de "l'énergie", tout ce qui le constitue, dont son impulsion sexuelle, son désir, est récupéré verticalement pour être utilisé à des fins de transformation et d'illumination. Tout comme sa capacité d'aimer, son "coeur" émotionnel...

Il y a une "ascension" de l'énergie sexuelle et de conception - des énergies très puissantes - comme de toutes celles du corps, de l'âme et de l'esprit (pour reprendre les termes de la "trinité" chrétienne  ). 

Ce n'est pas anodin, car cela crée une teinte, une érotisation de l'énergie qui est d'ailleurs perçue comme magnétisme sexuel par le monde environnant, alors que celui qui émet de telles vibrations a souvent atteint un état de pureté intérieure, une dissolution de son centre sexuel, qui feront qu'il n'abordera plus jamais la sexualité de la même façon. C'est la même chose avec les énergies du coeur, qui teintent cette même émanation et sont perçues comme des vibrations d'amour, alors qu'il y a aussi eu transformation de l'affectivité...

Mais, évidemment, il est difficile de généraliser :)  Et tout cela n'empêche ni la sexualité, ni l'amour dans leurs essences. :coeur: 

Par ailleurs, cotoyer des personnes à fortes énergies spirituelles est bouleversant, à tous niveaux. La "main gauche" semble avoir utilisé à travers les polarités cet élan suscités par une telle proximité. Le bouquin de Bhattacharya m'a semblé assez fantaisiste, mais avec tout de même quelques éclairages. A le lire, on capte que la principale pratique de tantrisme de la main gauche consisterait à s'asseoir en "asana" les uns sur les autres pour profiter de cet apport en énergie.

Il est possible que lorsque tout est consumé, plus rien n'est contenu ni suscité dans et par l'émanation... :wink: 
Regard a écrit :Et que c’est quelque chose de nouveau pour elles, et qu’elle me sente vraiment en union avec elles. C’est leurs ressentie. Ensuite je me trouve bête (après un bon moment) et souhaite prouver que je prends mon pied en éjaculant, ce qui me demande une sacrée concentration. Ainsi je rassure ma compagne (pour l’instant). 
Je n’ai aucune envie d’accumuler cette énergie uniquement pour moi dans un but qui ne m’intéresse pas. Seule cette fusion d’amour m’intéresse.
Je n'arrive pas à imaginer(...) ce que cela peut avoir de dérangeant pour une femme, mais je veux bien le croire... Si seule cette fusion d'amour t'intéresse...
Peut-être qu'en accumulant cette énergie tu parviendrais, à long terme, a fusionner "encore mieux" vers elle ?
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Re: Kulayāga

Message par Denis » 20 mai 2014, 11:07

comme de toutes celles du corps, de l'âme et de l'esprit (pour reprendre les termes de la "trinité" chrétienne ).
:schock:
Voila que la trinité serait cela ???
Je ne le pense pas un instant...
Après ce qui est amusant c'est comment en quelques mots 'elle' en arrive à ne parler que de sexe et surtout de sexe...
C'est très pauvre pour moi... :?
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 20 mai 2014, 12:05

Par rapport à ce qui a été dit...

Une confusion est donc possible ? :wink:

Non ? :D
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Re: Kulayāga

Message par lorkan739 » 17 juin 2014, 21:22

Pour moi, tout ce qu'elle dit est révélateur d'un Yoga on ne peut plus puissant.

Je lui dédie ce texte...
188) Je vais maintenant parler du mantra qui est le moyen le plus puissant pour obtenir un bonheur sans ombre dans ce monde et dans l'autre.

189) Avec la connaissance du meilleur des mantra on obtient le succès dans le Yoga. Ce succès, renforcé par la pratique du Yoga, confère toutes sortes de joies et de pouvoirs au pratiquant qui est très habile.

190) Le mûlâdhâra est un lotus à quatre pétales. En  son centre se trouve le bîja de la parole, brillant comme la lumière.

191) Dans le coeur se trouve le bîja de l'amour, semblable à la fleur de bandhûka. Dans âjnâcakra se trouve le bîja du pouvoir qui brille comme un million de lunes. Ces trois bîja qui donnent jouissance et libération doivent être tenus secrets. Si le yogi récite ces trois mantra, il obtiendra tous les succès.

192) Après qu'il les ait appris directement de son Maître, le yogi doit les réciter ni trop lentement ni trop vite, en connaissant les liaisons entre chaque et avec le mental vide de doutes.

193) Occupé et absorbé uniquement dans cela, le sage, en respectant ce qui est dit dans les textes, fait  cent mille offrandes à la déesse à l'aide du feu et récite trois cent mille fois le mantra.

194) A la fin de cette récitation, le sage fait l'offrande avec le sucre, le lait, le beurre fondu et les fleurs de laurier mis sur un plateau ayant la forme d'un Yoni.

195) Le rite célébré, la déesse Tripurabhairavî, déjà satisfaite par la pratique précédente devient alors auspicieuse et exhausse les désirs.

196) Celui qui a contenté son Maître en obéissant à ses consignes, quand il a obtenu le mantra suprême, grâce à cela même celui qui habituellement n'a pas de chance arrive à réussir.

197) Par le simple fait de le voir, sans gêne et sans peur, les femmes seront bouleversées et tomberont amoureuses aux  pieds du pratiquant qui a récité le nombre de fois voulu ce mantra et qui a dominé ses sens.

198) S'il récite deux fois  le nombre voulu ce mantra, ceux qui habitent les régions voisines viendront vers lui comme s'ils allaient vers un tîrtha. Ils se libéreront des liens familiaux, lui donneront tout ce qu'ils ont et se mettront sous sa protection.

199) S'il répète ce mantra trois fois le nombre voulu, les divinités protectrices de la terre et même la terre entière tombera sous son charme, il n'y là-dessus aucun doute.

200) S'il répète ce mantra six fois le nombre voulu, il deviendra comme un roi entouré de serviteurs et sera dépositaires de tous les pouvoirs. 

201) S'il répète ce mantra douze fois le nombre voulu, les maîtres des yaksha, des raksas et des uraga tomberont en son pouvoir et tous se mettront à ses ordres.

202) S'il répète ce mantra quinze fois le nombre voulu, le sages, les vidyâdhara, les gandharva, les apsaras, et les plus belles femmes, tous seront subjugué par la puissance du sage et habile pratiquant. Il obtiendra sans aucun doute d'une façon spontanée le pouvoir de tout sentir et de tout connaître.

203) S'il répète ce mantra  dix huit fois le nombre voulu, le pratiquant se met à léviter. Il obtient un corps divin et peut se promener dans le monde selon son bon plaisir et il est capable de pénétrer les interstices de chaque particules de la matière.

204) S'il répète ce mantra  vingt huit fois le nombre voulu, le pratiquant devenu très sage sera la Maître des vidyâdhara et il deviendra aussi beau que l'amour. S'il répète ce mantra  trente  fois le nombre voulu, il deviendra l'égal de Brahmâ et de Vishnu. S'il répète ce mantra  soixante fois le nombre voulu, il devient Rudra. S'il répète ce mantra  quatre vingt fois le nombre voulu, il devient immortel. S'il répète ce mantra cent fois le nombre voulu, ce superbe yogi s'absorbera dans le suprême Brahman. Un tel pratiquant est difficile à rencontrer dans les trois mondes.

205) Ô Tripurâ, Le sage obtient sans nul doute tout ce qu'il désire c'est-à-dire Shiva Tripurâ, cause initiale et absolue, exempt de modification, qui est de la même nature que le mantra Tad, qui n'est que sérénité, illimité, qui est sans douleur.

206) La Science de Shiva est la plus grande Science, elle est toujours cachée avec attention, ô Maheshvarî! Tous les sages doivent garder secrète cette Science que je viens de révéler.

207) Un yogi qui désire le succès doit impérativement tenir dans le plus profond secret la Science du Hatha-Yoga, parce qu'il est puissant s'il est caché, mais inefficace s'il est révélé.

208) Le sage qui lira sans interruption ce texte du début à la fin obtiendra progressivement et sans aucun doute le succès dans le Yoga. Le sage qui le vénérera obtiendra la béatitude.

209) Il faut faire étudier ce texte à tous les sages qui désirent cette béatitude. Le succès appartient à celui qui s'investit dans la pratique, car comment obtenir quoique ce soit si l'on ne fait rien?

210) Voilà pourquoi le yogi qui veut être efficace doit pratiquer le Yoga selon ce qui vient d'être exposé. Celui qui peut se contenter de ce qui lui arrive naturellement, qui a maîtrisé ses passions, même s'il est chef de famille, il pourra être complètement libre grâce à la pratique du Yoga.

211) Les chefs de famille peuvent obtenir le succès s'ils récitent le mantra et  s'ils vivent selon les règles du Yoga. Pour un tel but, le chef de famille doit se consacrer vigoureusement aux pratiques du Yoga.

212) Le chef de famille peut atteindre la félicité s'il s'imprègne de ma philosophie, s'il sait prendre du recul en toutes circonstances, s'il sait pratiquer en secret le Yoga et voir les signes qui indiquent le succès, même s'il continue à vivre chez avec sa femme et ses enfants.
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Re: Kulayāga

Message par Narasimha » 18 juin 2014, 11:08

AIM KLIM SAUH.
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