Le regret de ne pas avoir pratiqué à temps

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Denis
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Le regret de ne pas avoir pratiqué à temps

Messagepar Denis » 13 Juil 2016, 23:15

LE XIIIème DALAÏ-LAMA a écrit :Le regret de ne pas avoir pratiqué à temps
SHINRAN TANNISHÔ·MERCREDI 13 JUILLET 2016
La plupart d’entre nous laissons passer la vie sans porter d’intérêt aux exercices spirituels, sources de bénéfices éternels… Les matins, les après-midi et les soirées s’écoulent ainsi, et bientôt, il n’en reste plus.
La réalité n’est pourtant pas aussi simple. Quelque chose demeure : quand l’esprit n’est pas entraîné par la pratique spirituelle, il accumule rapidement des habitudes néfastes qui, à leur tour, influencent négativement le corps et la parole. Parfois, toute une journée est occupée à se diriger vers l’obscurité. Puis, les jours deviennent des mois, les mois des années ; la vie entière gaspillée, les pensées vraies deviennent aussi rares que les étoiles à midi. Un jour, le visage de la mort se présente à nous. Les éléments du corps se relâchent, nos membres perdent leur capacité d’agir. Notre bouche s’assèche et une effroyable soif nous saisit. Nous voulons parler, sans y parvenir. La vanité de toute notre vie nous submerge : nous regrettons nos erreurs. Nous nous agrippons à notre appréhension et, cherchant une aide, nous faisons appel aux refuges de l’esprit…
Pourtant, nous avons tenu entre nos mains l’occasion d’obtenir des bénéfices dans cette vie et pour la suivante ; mais nous l’avons écartée sans égard… Maintenant, il est trop tard pour modifier quoi que ce soit. Notre vie, emplie de sommes négatives, et les objets du refuge ne peuvent plus guère nous sauver du labyrinthe karmique que nous avons tissé nous-mêmes…
Thubten Gyatso (XIIIème Dalaï-Lama), in Gilles Van Grasdorff, Le Dalaï-Lama, éd. Archipel, coll. Archipoche, 2012, pp.47-48
Dieu nous donne ce dont il veut qu'on se serve, pour aller vers lui.
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Skippie
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Re: Le regret de ne pas avoir pratiqué à temps

Messagepar Skippie » 14 Juil 2016, 21:46

Tellement vrai... merci de publier ici ce texte important pour nous rappeler à l'ordre, si j'ose m'exprimer ainsi.

En ce qui me concerne, je dois souvent lutter pour me mettre à ma sadhana, faisant toujours passer d'autres activités en priorité (rangement, vaisselle, lessive, jouer avec les enfants, jardiner,...); le pire c'est qu'une fois que j'ai commencé, que ce soit la puja, du pranayama, des asanas ou de l'étude, je n'ai pas envie de m'arrêter, mais quelle lutte pour m'y mettre des fois.

Alors que j'ai des pensées similaires au texte ci-dessus, me disant que j'ai certes encore bien des vies devant moi mais que celle-ci est limitée et que j'ai intérêt à me bouger les fesses...
Aum Namah Shivaya
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Olivier
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Re: Le regret de ne pas avoir pratiqué à temps

Messagepar Olivier » 15 Juil 2016, 14:46

Merci pour ce rappel Denis.
Ces regrets je les ai constamment, et pourtant, comme Skippie, je dois sérieusement me botter le c.. pour remettre mon ouvrage sur le métier chaque jour que dieu fait. On est quand même drôlement fait :D
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lorkan739
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Re: Le regret de ne pas avoir pratiqué à temps

Messagepar lorkan739 » 17 Juil 2016, 19:48

Don Juan : La Force du Silence de Castaneda a écrit :« Il m'affirma que durant nos vies actives, nous n'avons jamais l'occasion de dépasser le niveau de la simple préoccupation, parce que depuis des temps immémoriaux les affaires quotidiennes nous ont assoupis comme des berceuses. C'est seulement quand nos vies sont presque à leur terme que notre préoccupation héréditaire à propos du destin commence à prendre une tournure différente. Elle commence à nous faire traverser le brouillard des affaires quotidiennes. Malheureusement, cet éveil est toujours étroitement accompagné par la perte d'énergie due à l'âge, au moment où nous n'avons plus de force pour transformer notre préoccupation en une découverte pragmatique et positive. Alors tout ce qui reste est une angoisse amorphe, glaciale, un désir de quelque chose d'indescriptible, et une simple colère de ne l'avoir obtenu »



Don Juan : l'herbe du diable ou la petite fumée a écrit :C'est ainsi que le deuxième ennemi aura été surmonté, et que l'on parviendra à l'endroit où plus rien de mal ne peut arriver. Il ne s'agira plus d'une erreur, ni d'un simple point devant les yeux. Ce sera la vrai puissance. L'homme saura alors que la puissance qu'il poursuit depuis longtemps lui appartient enfin. Il en fera ce qu'il voudra. Il a son allié à ses ordres. Ses désirs font loi. Il voit tout ce qui l'entoure. C'est ici qu'il rencontre son troisième ennemi. Le pouvoir.

Il lui faut le défier délibérément. Il lui doit comprendre que cette puissance qu'il lui a semblé conquérir ne sera en fait jamais à lui. Il doit se maitriser à chaque instant, manier avec précaution et fidélité tout ce qu'il a appris. S'il voit que la clarté et la puissance, sans la raison, sont encore pire que l'erreur, alors il atteindra le point où tout est sous son contrôle. Il saura où et comment exercer ce pouvoir, et c'est alors qu'il aura vaincu son troisième ennemi.

"L'homme sera alors au terme de ce voyage à travers le savoir, quand presque sans prévenir surgira le dernier de ces ennemis, la vieillesse. C'est le plus cruel de tous, le seul, qu'il ne pourra pas vaincre complètement, mais seulement tenir en respect"

"On n'éprouve plus alors de peur, la clarté d'esprit ne provoque plus d'impatience - la puissance est maîtrisé, mais on est pris aussi du désir opiniâtre de se reposer. Si l'on s'y abandonne totalement, si l'on se couche et qu'on oublie, la fatigue venant comme un apaisement, la dernière bataille sera perdu, son ennemi l'abattra comme une créature âgée et sans défense. Son désir de retraite obscurcira clarté, puissance et savoir.

"Si l'homme cependant surmonte sa fatigue et accomplit son destin, on pourra vraiment l'appeler homme de savoir, même s'il n'a pu qu'un bref moment repousser son dernier ennemi invincible. Ce moment de clarté, de puissance et de savoir aura suffit."
Om

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